Cloutier veut s’attaquer au lieutenant-gouverneur

Le représentant de la reine devrait se contenter de l’aide financière du fédéral

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Au pain sec et à l'eau !





L’aspirant chef péquiste Alexandre Cloutier promet de couper les vivres au lieutenant-gouverneur s’il devient premier ministre.


Chaque année, le gouvernement du Québec allonge 750 000 $ pour le fonctionnement du bureau du représentant de la reine dans la Belle Province. Le fédéral débourse pour sa part 150 000 $ par an, en plus de lui verser un salaire de 140 000 $.


Sous un gouvernement Cloutier, le lieutenant-gouverneur devrait se contenter de l’argent du Canada. Québec ne verserait plus un sou à cette fonction «archaïque, dépassée, qui ne sert absolument à rien», affirme le prétendant au trône péquiste.


«S’ils en veulent, à Ottawa, ils s’organiseront pour le financer», insiste-t-il. Une fois indépendant, le Québec pourra abolir définitivement cet héritage de la monarchie, promet-il.


Conseil jeunesse


Le candidat à la succession de Pierre Karl Péladeau veut utiliser cet argent pour créer un Conseil permanent pour la jeunesse. Composée de 25 jeunes de 15 à 30 ans, cette instance aurait pour fonction de conseiller le premier ministre sur les enjeux touchant la jeunesse.


«Je donnerais aussi la responsabilité à ce groupe de jeunes là de former et de préparer la relève pour leur donner le goût de participer à des postes électifs et des conseils d’administration», plaide-t-il en entrevue avec notre Bureau parlementaire.


Projets de loi de l’opposition


Alexandre Cloutier propose également qu’une série de changements soient apportés au fonctionnement de l’Assemblée nationale pour revaloriser le rôle de député.


À l’heure actuelle, les projets de loi déposés par l’opposition n’ont pratiquement aucune chance d’être adoptés en raison de la mainmise du gouvernement.


Le député de Lac-Saint-Jean veut s’inspirer de ce qui se fait à Ottawa, où un tirage au sort organisé par la Chambre des communes permet que des textes législatifs des partis adverses soient étudiés par les élus.


Vote libre


M. Cloutier revient également avec ses suggestions de créer un poste de directeur parlementaire du budget, de réformer le mode de scrutin et de permettre le droit à la dissidence et le vote libre pour les députés.


Le vote libre n’est-il pas déjà permis au Parti québécois? «Si on fait le tour des députés, ils vont probablement dire que c’est déjà le cas, mais il y a une différence entre l’inscrire formellement et une pratique informelle», rétorque-t-il.




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