Garder le pied sur le frein
14 octobre 2013
Le pied sur le frein, alors que la politique est une dynamique.
Comprendre la game :
Ce que M Curzi (et tant d'autres) n'a pas compris c'est que la Charte des valeurs est un des rares atouts que le gouvernement détient pour obtenir une majorité. M Curzi suggère à Mme Marois de discarter cet atout en réduisant la portée de la Charte pour la rendre acceptable au PLQ et QS, et la voté avant une élection. Or cette majorité que cherche à obtenir Mme Marois est critique pour rétablir l'intégrité de nos institutions et le déploiement d'un ensemble de politiques visant le redressement national.
La Charte des valeurs est une des rares propositions politiques sur laquelle le gouvernement reçoit un appui majoritaire. Ce qui permet d'entrevoir un rapport de force favorable dans le conflit de légitimité (qui viendra : charte contre charte), avec le fédéral. Une contribution pour nourrir une dynamique politique de rupture : ce qu'est la stratégie de base de la gouvernance souverainiste. Et le seul chemin qui mène à la souveraineté. Sauf pour les Idéalistes du Grand soir qui postulent que le Canada est un pays démocratique, alors même qu'il se refuse à reconnaitre d'avance le résultat du vote démocratique menant à la victoire du OUI.
M. Curzi a démissionné sur le projet d'amphithéâtre pour ramener les Nordiques à Québec. Il n'a pas compris comment était important pour la cause d'amener Pierre Karl Péladeau à se rapprocher de notre camp ; il ne comprends toujours pas dans quelle game on joue. La preuve étant qu'il œuvre au NMQ pour établir un pacte entre les partis souverainistes, alors même que Québec Solidaire n'en a jamais voulu (Vigile : L'enfumage de Québec Solidaire) . Et qu'en donnant ainsi une crédibilité souverainiste à ce parti qui est en fait une fraude politique et un allié objectif des libéraux, il désert les intérêts supérieurs du Québec.
JCPomerleau
