Trump a raison

9d687e4130ec8f22a8de7b4905dfd2aa

«Guerre à l’islam radical, aux islamistes et à leurs idiots utiles !»





J’ai un lien familial avec Manchester, et la nouvelle de l’attentat après le spectacle de la chanteuse Ariana Grande m’a coupé le souffle. Les expressions du défoulement, des mots comme «dégueulasse», «insensé», «écœurants», «salauds», etc. sortaient de ma bouche pour aller s’évanouir au plafond comme des bulles de savon, sans m’apporter le moindre soulagement.


Donald Trump a trouvé les bons mots: les responsables de l’attentat de Manchester sont des evil losers, des ratés malveillants, en bon français.


Momifiés par la rectitude politique, par le discours culpabilisant de l’ennemi, nous répétons les mêmes âneries depuis le 11 septembre 2001, date à laquelle nous aurions dû comprendre que l’islam radical nous avait déclaré la guerre. «C’est un choc», «je suis horrifié, «ce sont des lâches», «une attaque barbare», «il faut continuer de vivre normalement». Même Angela Merkel y est allée du bon vieux classique: «c’est une attaque incompréhensible».


Oh que non!


Lorsqu’on accepte la logique de la guerre, rien n’est incompréhensible, tout est possible, prévisible. Mais voilà, nous faisons comme si la vie continuait normalement. Sans doute la bonne attitude à adopter au lendemain d’une attaque terroriste isolée mais, quand elles durent depuis des décennies, s’en tenir à business as usual commence à ressembler à un mauvais gag.


Le seul business as usual qui vaille, c’est celui de la guerre à l’islam radical, aux islamistes et à leurs idiots utiles qui répètent toujours la même rengaine: «attention aux amalgames», «c’est l’islamophobie qui crée le terrorisme», «ce ne sont pas des musulmans», «c’est la faute à Bush, Blair, Trump, etc., jusqu’à Richard Cœur de Lion».


Au lieu de se torturer pour trouver des explications à l’inexplicable, pour excuser l’inexcusable, seuls accepter la réalité de la guerre et trouver des moyens à prendre pour la gagner sortiront l’Occident de l’impasse.


Faire le mort, comme nous le faisons depuis 2001, n’a donné rien d’autre qu’encore plus de morts.


J’en ai ma claque.




Laissez un commentaire



Aucun commentaire trouvé