Qui se définit par autre chose que Québécois mérite-t-il de l'être?

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Tribune libre


Posons-nous une question révélatrice: qui se définit par autre chose que Québécois mérite-t-il de l'être?
À une époque où la décanadianisation du Québec s'accélère, il est opportun de s'interroger sur ceux qui retardent ce processus identitaire collectif positif et bienvenu.
- Si un Québécois de souche fédéraliste répond: "je me considère d'abord et avant tout canadien", avons-nous affaire à un Québécois complexé devant le conquérant et maître, à un assimilé à la mentalité de colonisé soumis, à un dépendant anxieux à la capacité d'autonomie déficiente, à une victime consentante du syndrome de Stockholm, à tout cela réuni?
- Si un anglophone répond: "je me considère d'abord et avant tout canadien-anglais", que fait-il alors encore ici, pourquoi n'est-il pas avec les siens dans le ROC? Par ici, on bâtit le Québec, pas le Canada.
- Si un allophone répond (en anglais probablement): "je me considère d'abord et avant tout chinois (ou italien, marocain, russe, haïtien, grec, rwandais, mexicain)". S'il prend pour une équipe étrangère de soccer alors que nous avons l'Impact pour se rallier autour, faut-il s'interroger sur la volonté réelle d'intégration?
- Si quelqu'un répond: "je me considère d'abord et avant tout musulman (ou juif, ou sikh)", il y a problème d'interférence religieuse, une erreur conflictuelle de préséance.
Quelqu'un qui vit au Québec et qui ne se considère pas comme Québécois d'abord devrait se questionner sur un manque d'identification aussi révélateur que décevant. C'est refuser de faire partie de la majorité qui donne son nom au territoire, c'est un rejet impliqué de la population fondatrice de souche.
Un tel individu contribuera-t-il jamais au renforcement de l'identité québécoise historique, à la préservation et à la diffusion de notre culture, à la consolidation de la nation face aux autres qui cherchent à l'ébranler?
Ou sera-t-il plutôt un facteur d'érosion, de fractionnement social, d'effacement, d'arrachement des racines québécoises qui sous-tendent la nation, ces racines profondes qui relient chacun d'entre nous comme un immense réseau électrique, comme les neurones multiples du cerveau collectif?
Ce questionnement des plus pertinent nous fait comprendre l'importance capitale de comment chacun se définit, car cela détermine ultimement dans quel camp cela nous fera basculer.
Est-ce le camp qui fera avancer la nation, rayonner son identité collective unifiée, ou celui qui tentera de l'amoindrir, de la dissoudre, de la remplacer, peu importe que ce soit activement ou passivement, le résultat étant le même?
Dans un autre ordre d'idée, il demeure un fait réjouissant: sondage après sondage, il est rassurant de constater que la grande majorité des Québécois de souche se considèrent désormais comme Québécois d'abord et avant tout, bien que cela ait pris quelques décennies d'affirmation nationale pour arriver à un tel résultat positif.
C'est en Nous qu'ils puisent leur sentiment d'appartenance. Et quoi de plus naturel? C'est la base de toute définition nationale digne de ce nom.
Nous démontrons ainsi notre fierté d'être d'ici et de nulle part ailleurs, nous exprimons la satisfaction de notre singularité distinctive, nous affirmons le désir naturel et légitime de continuer à s'épanouir et prospérer en tant que nous-mêmes, enfants de la nation.
Terminons par une analogie informatique: chaque Québécois est un pixel irremplaçable formant une photo de 8 mégabits (8 millions de pixels, la population du Québec) qui une fois bien agencés révèle un portrait collectif tout à notre ressemblance.
Qui se définit par autre chose que Québécois mérite-t-il de l'être?

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Réjean Labrie427 articles

  • 624 084

Réjean Labrie, né en 1954, est originaire de Québec. Il a fait carrière dans la fonction publique à l’aide sociale. Il est fier d’être un enraciné de la 10è génération.Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise.La photo illustre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.




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1 commentaire

  • Archives de Vigile Répondre

    19 septembre 2017

    Biologie
    Le polymorphisme est la propriété qu'ont les individus d'une espèce de se présenter sous plusieurs formes différentes.
    Informatique
    polymorphisme, concept de programmation orientée objet.
    En informatique et en théorie des types, le polymorphisme, du grec ancien polús (plusieurs) et morphê (forme), est le concept consistant à fournir une interface unique à des entités pouvant avoir différents types. Par exemple, des opérations telles que la multiplication peuvent ainsi être étendues des scalaires aux vecteurs ou aux matrices, l'addition, des scalaires aux fonctions ou aux chaînes de caractères, etc. Il existe plusieurs sortes de polymorphismes fondamentalement différents :
    ...
    https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Polymorphisme
    Appliquée aux individus, ils deviennent des caméléons insaisissables au niveau de l'identité. Ils peuvent être pratiques en servant de ponts pour les différents groupes dont ils partagent les identités. Diplomatie, traduction et truchement, ainsi que l 'espionnage. Mais la difficulté de cerner l'appartenance est problématique au niveau de la sécurité, car ils peuvent servir différents maîtres.
    En clair, le polymorphe peut offrir différentes interfaces selon le contexte. L'individu caméléon peut offrir différents visages. Ce qui nous mène au complot des reptiliens ou à la Taqiyya de l'islam, ou encore à la dissimulation des Asāsīyūn (secte des assassins).
    Mais là, je m'égare.