CONFLITS D’INTÉRÊTS

PKP ridiculise les allégations

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Il y a de quoi !

Le député de Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, a tourné en ridicule les allégations de conflits d’intérêts faites par ses adversaires politiques. Il soutient avoir défendu l’« intérêt général » dans toutes ses interventions à l’Assemblée nationale — y compris lorsqu’il a appelé le gouvernement libéral à rehausser les crédits d’impôt pour la production cinématographique ou télévisuelle ou encore à assurer le maintien de Vision Globale au Québec — ce qui le met à l’abri de toute accusation de conflits d’intérêts.

« Quand vous agissez dans l’intérêt général, il n’y en a pas de conflit d’intérêts », a affirmé le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie lors d’un impromptu de presse mardi après-midi.

L’actionnaire de contrôle de Québecor ne regrette « pas du tout » d’être monté au créneau afin d’inciter le ministre Jean-Denis Girard à surseoir à sa décision de réduire le crédit d’impôt offert aux acteurs de l’industrie cinématographique et télévisuelle, et ce, même si Québecor bénéficie indirectement de cet incitatif fiscal. « Je fais mon travail de porte-parole [en] économie. […] Je n’ai aucun bénéfice personnel », a-t-il insisté.

PKP s’est contenté de rappeler la « position historique » du PQ, a soutenu la leader parlementaire de l’opposition officielle, Agnès Maltais. « Ça ne va pas, non ! » s’est-elle exclamée, courroucée de voir la nouvelle controverse éclaboussant l’élu de Saint-Jérôme faire ombrage aux faux pas éthiques des libéraux dans les médias. « Je n’en viens pas ! »

Le candidat pressenti à la chefferie du Parti québécois promet de revenir à la charge si nécessaire. « [Si on se fie à la CAQ et au PLQ] je ne pourrais pas parler [par exemple] d’éducation parce qu’on va m’accuser d’avoir des enfants. Je vais toujours être en conflit d’intérêts », a-t-il lancé.

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, a appelé PKP à la raison. « Il ne faut pas exagérer », a-t-il affirmé, soulignant la présence de « beaucoup de dossiers qui ne touchent pas l’entreprise Québecor » en matière d’économie. M. Legault s’est dit étonné de voir le chef intérimaire du PQ, Stéphane Bédard, ou les prétendants à la succession de Pauline Marois rester les bras croisés face à l’« incompréhension » du code d’éthique et de déontologie affichée par l’élu de Saint-Jérôme. « [C’est la] loi du silence au PQ. […] On n’a pas le droit de critiquer Monsieur Péladeau », a-t-il suggéré.

Obsédés et obnubilés

La CAQ et le PLQ sont « obsédés » par M. Péladeau, tandis que les médias sont « obnubilés » par ses faits et gestes, a rétorqué le chef de l’opposition officielle, Stéphane Bédard. Au PQ, « il n’y a personne qui prend l’éthique à la légère », et ce, contrairement au PLQ où les séjours au pouvoir ont été marqués par des « post-its » et des « cochonneries », a-t-il soutenu.

PKP fait les frais d’un traitement médiatique injuste, a déploré le député de Bertrand, Claude Cousineau. « Ça va trop loin cette affaire-là », a-t-il dit à la presse.

« Ça va prendre combien d’erreurs pour que l’on constate qu’il y a un problème [du côté du PQ] ? » a quant à lui affirmé le leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier.


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