Maternelle 4 ans: la CAQ annonce 250 nouvelles classes

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La CAQ pourra-t-elle faire mentir ses contradicteurs ?

Loin de reculer sur le déploiement universel de la maternelle à 4 ans, le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge a annoncé dimanche que dès l'an prochain, 250 nouvelles classes pour les enfants de 4 ans seront créées.


Un front commun formé d'organisations représentant des services de garde éducatifs et des intervenantes en petite enfance exhortent le gouvernement... »



Quelques heures après que des groupes représentant des services de garde eurent martelé leur opposition au projet du gouvernement Legault, le ministre Roberge a révélé que dès la prochaine rentrée scolaire, il y aura un total de 644 classes de maternelle pour enfants de 4 ans.


Il s'agit selon lui d'un « plan ordonné, qui tient compte des ressources actuelles du réseau scolaire », étant donné qu'il a été élaboré avec les commissions scolaires.


« Les commissions scolaires nous ont indiqué combien de classes elles souhaitaient ajouter de prématernelles 4 ans en tenant compte de la disponibilité des classes, mais aussi des enseignants et des professionnels pour donner un service de grande qualité », a-t-il expliqué en entrevue.


 


Il y aura donc des classes disponibles pour accueillir les nouveaux élèves, a assuré le ministre.


« Il y en a des classes, qui sont libres. Bien sûr, c'est plus rare dans certaines régions, il y en a plus dans d'autres régions », a-t-il reconnu.


Ces nouvelles classes seront disponibles dans toutes les régions du Québec. À Montréal, par exemple, on comptera 36 nouvelles classes, pour un total de 125 dans la métropole.


Les enseignants de ces classes seront aussi appuyés par une éducatrice ou une technicienne en éducation spécialisée, qui sera présente la moitié du temps.


« Ça nous donne un ratio d'un adulte pour 10, ce qui est un ratio exceptionnel. J'ajoute à ça des professionnels - orthopédagogues, orthophonistes, psychoéducateurs - qui vont venir épauler les enfants, les enseignants et les éducateurs », a affirmé M. Roberge.


L'année prochaine, pour l'admissibilité aux classes, le ministère tiendra compte de l'indice de défavorisation, a-t-il ajouté.


Des critiques au projet


En matinée, des représentants des services de garde éducatifs et des intervenantes en petite enfance ont exhorté le gouvernement à reculer sur son engagement. Selon eux, les services de garde éducatifs offrent déjà tout ce qu'il faut aux enfants de 4 ans, notamment en matière de dépistage des troubles d'apprentissage.


M. Roberge juge cependant qu'il est « erroné » d'opposer les deux réseaux.


« On déploie deux réseaux à la fois : les CPE - les places qui sont là vont rester et on va en ajouter - et on va ajouter des places en maternelle 4 ans », a-t-il expliqué.


Le gouvernement Legault ne souhaite pas dévaloriser le réseau de services de garde éducatifs, assure le ministre Roberge.


« Ce qu'on souhaite, c'est offrir le choix aux parents. Les parents n'ont pas le choix en ce moment, a-t-il plaidé. Nous, on ajoute à l'offre de services publics. »


Le ministre Roberge estime que le statu quo ne fait qu'aggraver la situation des jeunes en difficulté.


« Un enfant sur quatre, en fait 27 % des enfants arrivent à la maternelle 5 ans en étant vulnérables dans un domaine de développement - 27 % arrivent donc mal préparés à maternelle, et c'est un chiffre qui augmente », a-t-il soutenu.