Lettre ouverte aux souverainistes

Qu'il s'agisse du Bloc québécois ou du Parti québécois, il faut parler du pays et de ce que l'on veut qu'il devienne

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PQ - état des lieux et refondation

Après le congrès du Parti québécois de novembre dernier, après des affrontements sérieux avec nos partenaires sociaux et après la démission du chef du Bloc québécois, on doit bien reconnaître qu'une atmosphère de crise commence à se dégager. Il faut chercher à la dissiper.
Depuis dix jours, j'analyse la situation. Pendant un temps, j'ai pensé que de simples querelles de stratégie dominaient le paysage. Je n'en suis plus aussi sûr. En tout cas, de sérieuses divergences d'accent sont apparues. C'est ce qui m'a fait envisager de revenir. J'en suis arrivé à la conclusion suivante: après avoir été pendant près de 30 ans dans le feu de l'action, je pense pouvoir être plus utile en prenant un peu de recul, un peu de perspective.
Cela ne veut pas dire que ce qui se passe au Québec me laisse indifférent. Nous sommes arrivés trop près du but pour nous laisser distraire de l'objectif. Nous savons maintenant qu'il est «atteignable».
Trop de souverainistes sont aujourd'hui désorientés, trop de militants se sentent floués pour que je ne me sente pas la responsabilité d'intervenir dans le débat pour essayer de clarifier les choses.
Revenons aux éléments essentiels. Nous tous, souverainistes, pensons qu'il est temps que les Québécois soient responsables d'eux-mêmes. Le petit groupe de francophones d'Amérique que nous formons a une vitalité culturelle étonnante, veut vivre ensemble, en Amérique et dans le monde, veut s'occuper de ses affaires et veut avoir avec le reste du monde des liens et des rapports que la vie moderne impose parfois, et facilite souvent.
Se sentir québécois, cela vient petit à petit. J'ai moi-même été fédéraliste jusqu'à la fin de la trentaine. J'ai changé d'option quand je me suis rendu compte que dressés l'un contre l'autre, le Québec et le Canada se neutralisent, n'arrivent plus à bouger, s'enfoncent dans des conflits souvent dérisoires. Je n'en veux pas à ceux qui ont décidé d'être canadiens. Moi j'ai choisi, comme bien d'autres, d'être québécois.
Et il y en a de plus en plus, des Québécois. En fait chez les francophones, ceux qui se disent québécois plutôt que canadiens sont nettement majoritaires. Chez les anglophones, on se dit canadien.
Qu'est-ce qu'un pays souverain? C'est un pays dont les représentants du peuple votent tous les impôts, adoptent toutes les lois et approuvent tous les traités. Le fait que des structures supranationales existent ne changerait rien au fond, nous le savons très bien, même si on fait parfois mine autour de nous de l'ignorer. L'essentiel c'est que la loi qui accorderait un pouvoir supranational, ou des ressources financières ou fiscales, ait été votée par des représentants du peuple québécois, et non pas par d'autres en leur nom.
Séparatisme, indépendance, souveraineté, tout cela est pareil. Le mot «séparatisme» fait péjoratif, «indépendance» est le mot le plus couramment utilisé dans le monde; mais au Québec, depuis presque 30 ans, c'est le mot «souveraineté» qui est utilisé.
Que fait-on avec la souveraineté une fois qu'on l'a acquise? Il y a là un moment privilégié, rare, où, enfin en pleine possession de ses moyens, une société doit décider de ce qu'elle veut devenir. Encore faut-il qu'elle s'y soit préparée.
Il y a des économies budgétaires que l'on ne pourra réaliser que si nous sommes un pays souverain. Et il a des politiques économiques et sociales que l'on ne pourra appliquer que si nous sommes un pays souverain. Il y a des réformes fiscales qui resteront impossibles tant que nous ne serons pas indépendants. Il y a des lois qui sont de véritables leviers économiques sur lesquels nous ne pouvons agir. Les communications, par exemple.
La souveraineté nous est nécessaire. Sans elle, une partie de nous-mêmes nous échappe. Nous ne pouvons pas indéfiniment vivre dans un climat d'affrontement, de coups fourrés, de manoeuvres destinées à neutraliser l'adversaire. Et ce qui vaut pour le Québec vaut tout aussi bien pour le Canada. Quand on ne peut plus se sentir, aussi bien divorcer d'un commun accord.
La souveraineté du Québec d'ailleurs présente un grand avantage pour le Canada; il va pouvoir enfin s'occuper de ses affaires sans être constamment distrait par des débats de plus en plus juridiquement bizarres qui ne règlent jamais rien. Au terme de siècles de discussions, on n'a jamais pu savoir quel était le sexe des anges.
La souveraineté ne réglera pas tout mais elle nous fera atteindre à la normalité des choses. Nous avons besoin d'être responsables de nous-mêmes. Et il n'y a d'ailleurs rien de raciste ou de xénophobe à s'exprimer ainsi: est Québécois qui veut l'être. C'est tout!
Face au cheminement que je viens de retracer et que les souverainistes connaissent tellement bien, il y a de quoi être étonné, désorienté, par des changements de stratégie qui se manifestent un peu partout dans la mouvance souverainiste.
C'est une curieuse idée que celle qui commence à circuler à Québec, qu'il faut ramener le déficit budgétaire à zéro, que les circonstances seraient ainsi créées pour la reprise de l'emploi et qu'alors on ira en référendum.
Bien sûr il faut réduire le déficit actuel, il est bien trop haut. Mais de là à s'imaginer que dans l'horizon de temps dont nous parlons, l'effet sur l'emploi va être positif... C'est le contraire qui est vrai.
Et pourquoi veut-on à Québec prendre toute la responsabilité du déficit? Une bonne partie est due au pelletage de factures du gouvernement fédéral vers les provinces en général, et vers le Québec en particulier.
On n'en parle presque plus; au contraire, tout se passe comme si on cherchait à faire la paix avec Ottawa, pour qu'il modère son pelletage de factures et donne ainsi au gouvernement du Québec une chance d'éliminer son déficit.
Evidemment le Bloc québécois se trouve déséquilibré. Il est allé à Ottawa pour défendre les intérêts du Québec, pour résister aux assauts fédéraux et pour manifester la force et la vitalité du mouvement souverainiste.
Il m'a fallu plusieurs jours pour comprendre pourquoi tellement de gens au Bloc, ou parmi ceux qui veulent y aller, sont à ce point obnubilés par le partenariat comme base d'action politique du Bloc québécois. Comme si c'était une façon de sortir du cul de sac. On veut «vendre» le partenariat au Canada anglais!
Il y a maldonne! Ici, à nouveau, il faut prendre un peu de recul pour comprendre ce qui se passe. Et faire appel à des leçons qu'on a tirées péniblement du référendum de 1980.
Etant donné qu'un bon nombre de souverainistes d'aujourd'hui sont trop jeunes pour avoir connu ces histoires (tant mieux pour eux, d'ailleurs), il faut être plus précis.
Le Parti québécois est sorti en 1968 du Mouvement souveraineté-association créé par René Lévesque. Le concept même de «souveraineté» et «d'association» était basé sur une intuition géniale de René Lévesque: les droits de douane entre les pays étaient si élevés à cette époque que si le Canada avait décidé d'appliquer au Québec le tarif qu'il imposait aux pays étrangers, le Québec se serait trouvé économiquement coincé entre deux murailles tarifaires, l'américaine et la canadienne. Il fallait donc maintenir la libre circulation des biens et des services avec le Canada et attendre que le tarif américain baisse.
Le concept «d'association» s'est étoffé, s'étendant jusqu'à une monnaie commune et à des organismes de gestion communs. Quelle qu'en soit l'étendue, en tout cas, l'association, dans le contexte de l'époque, on ne pouvait s'en passer. On a si bien vendu l'idée d'association, on a tellement persuadé les Québécois qu'elle était nécessaire, qu'il n'a fallu pendant la campagne référendaire de 1980 que quelques déclarations de politiciens anglophones pour que la défense de la souveraineté s'effondre. La question référendaire avait pourtant seulement trait à un «mandat de négocier». La réponse vint tout de suite. C'est NON aux négociations!
Le temps a passé: dix années pénibles. Puis l'objectif est redevenu le même: réaliser la souveraineté. Mais comment faire pour éviter de retomber dans le piège de 1980?
Avec les années les circonstances ont changé. Les droits de douane ont beaucoup baissé dans le monde industriel. Une entente de libre-échange est proposée entre le Canada et les Etats-Unis. Le Parti québécois, qui forme alors l'opposition officielle à Québec, appuie le projet. Du coup, la question devient non partisane au Québec. En Ontario par contre, on est déchiré. L'entente passera à cause du Québec...
Puis cette entente de libre-échange sera étendue au Mexique par l'ALÉNA. Et à Miami, il y a un an, une conférence réunissant les dirigeants politiques des deux Amériques jettera les bases d'un libre-échange s'étendant de la terre de Feu au pôle Nord. Quelque part, en route, il y a bien le Québec...
Tant que le Québec appartiendra à ces zones de libre-échange, on sera à l'abri des représailles économiques. Les Américains, dans leur désir d'appuyer le Canada, feront bien sûr un peu de bruit autour des négociations avec un Québec souverain. Qu'à cela ne tienne. Le commerce total entre le Québec et les Etats-Unis est l'équivalent de leur commerce avec le Brésil, l'Argentine et le Chili réunis. Sur le plan du commerce, le Québec n'est donc pas un joueur marginal.
Pour ce qui est de la monnaie, on a fini par faire accepter l'idée que si le Québec veut garder la monnaie canadienne, c'est sa décision et personne ne peut l'en empêcher. Dans le reste du Canada, on tempête, on crie, on injurie, mais on ne peut rien y changer. Un quart de la masse monétaire canadienne nous apparient.
Ainsi, la table est mise. On ira en référendum d'octobre 1995 pour réaliser la souveraineté du Québec, et advenant que la mauvaise humeur du reste du Canada ne se prête pas aux négociations pendant un bout de temps, on sera en tout cas à l'abri des représailles jusqu'à ce que nos voisins deviennent «parlables».
On sent bien, cependant, que les Québécois préféreraient ne pas rompre tous les liens avec les Canadiens. Pas uniquement à cause des appréhensions quant à l'avenir. Cela compte bien sûr dans la balance, mais ce n'est pas seulement cela. Pour bien des Québécois, l'esprit revanchard à l'égard des «Anglais» s'est estompé. On voudrait bien vivre sans histoires avec les voisins. Les commissions régionales sur l'avenir du Québec ont d'ailleurs montré à quel point le désir d'entente avec le Canada est présent chez les souverainistes. C'est cela qui a fait naître la proposition de partenariat.
Entre deux pays qui se séparent, une forme quelconque de partenariat est inévitable. Il y a trop de dossiers et d'intérêts communs à gérer. On commence par des discussions absolument inévitables sur le partage des actifs et de la dette du gouvernement fédéral et le processus se poursuit dans une foule de directions différentes. Les deux pays ont intérêt à ce que ces discussions aboutissent. Les marchés financiers seront d'autant plus stables que le partage de la dette se fera rapidement. Le Québec voudra savoir de quels actifs il disposera. L'Ontario et les provinces Maritimes voudront en quelques jours recevoir une garantie sur la circulation à travers le Québec. Il faudra rapidement s'entendre sur les règles de gestion de la Voie maritime du Saint-Laurent. Et ainsi de suite.
Dans l'entente du 12 juin 1995, le Parti québécois, le Bloc québécois et l'Action démocratique du Québec se sont mis d'accord sur une formule de partenariat très articulée. Cette formule a été bien reçue par l'électorat francophone. Par contre, dans l'électorat anglophone, l'effet a été complètement nul. Et cela se comprend. Tant et aussi longtemps que les Québécois n'auront pas manifesté leur volonté de devenir souverains, pourquoi les Canadiens discuteraient-ils des modalités de la souveraineté? Tout ce qui les intéresse pour le moment dans le projet de partenariat, c'est le partage de la dette fédérale. Ils soupçonnent, à juste titre, que des sommes considérables sont en cause et qu'on pourrait ainsi faire peur aux Québécois. C'est de bonne guerre.
Au congrès du Parti québécois de novembre dernier, on a «enchâssé» l'entente du 12 juin dans le programme. Cela n'apporte rien ni ne retranche rien. Mais à partir de là, il faut éviter de retomber dans le piège des traits d'union: souveraineté-association ou souveraineté-partenariat.
Plus on persuadera l'opinion publique francophone du Québec et anglophone du Canada que nous, les souverainistes, avons absolument besoin d'un «partenariat», plus le Canada enverra paître le Québec, et plus les Québécois seront déchirés par ce refus. Au point où nous en sommes, il faut être très clair: l'objectif, c'est la souveraineté; le partenariat est une modalité, et après négociation, il pourrait être fort différent de celui qui a été proposé.
Dans ce sens-là, la souveraineté est nécessaire, et le partenariat souhaitable. Pas le contraire. Pas la souveraineté souhaitable et le partenariat nécessaire.
C'est au Bloc québécois qu'il appartient de tracer la voie pour un temps. Il doit non seulement protéger autant qu'il le peut le Québec contre les assauts du gouvernement fédéral. Il doit aussi regarder les grandes fonctions fédérales sous l'angle de leur déplacement sous la compétence d'un Québec souverain. Et il doit par sa force et sa vitalité témoigner devant le Canada de la force et de la vitalité du mouvement souverainiste.
Mais qu'il s'agisse du Bloc québécois ou du Parti québécois, il faut parler du pays, et de ce que l'on veut qu'il devienne.
La souveraineté baisse dans les sondages. Bien sûr. Le contraire serait étonnant. Les fédéraux l'attaquent inlassablement. La riposte est rare et faible. On ne «vend» pas la souveraineté en la cachant. Et peut-être, surtout, on fait reculer la souveraineté quand on tombe, même inconsciemment, dans le piège d'une propagande ambiante qui veut que l'on ait à choisir entre souveraineté et emploi ou croissance. C'est faux.
Je m'adresse ici un instant aux militants de la souveraineté. A l'occasion de la campagne à la chefferie du Bloc québécois, prenez vos cartes de membres et votez. Partout pendant la campagne, ravivez l'objectif, parlez-en, inlassablement, comme vous l'avez fait pendant la dernière a campagne référendaire et comme vous allez devoir le faire dans la prochaine campagne électorale. Soyez exigeants.
Je remercie tous ceux et celles qui ont alimenté mon analyse, les députés, les exécutifs de comté, les militants de la base, qui, sans que je les sollicite, m'ont spontanément offert leur appui si je retournais à la politique active. Je n'y retournerai pas, mais je ne serai jamais bien loin. Avec mon franc-parler.

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Jacques Parizeau21 articles

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En 1994, Parizeau mène le Parti québécois à la victoire électorale, formant un gouvernement majoritaire convaincant et devenant premier ministre du Québec. Parizeau promet de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec dans la première année de son mandat, et malgré des objections de toutes parts, il respecte sa promesse. Il fixe la date du référendum pour le 30 octobre 1995. Au début, l'appui à la souveraineté se situait à environ 40 % dans les sondages d'opinion. À mesure que la campagne avance, toutefois, les appuis à l'option du « Oui » se mettent à monter. Malgré cela, l'option souverainiste plafonne, et Parizeau fait l'objet de pressions pour s'adjoidre les services de Lucien Bouchard, le chef extrêmement populaire du Bloc québécois, perçu comme plus modéré et plus pragmatique, en le nommant "négociateur en chef" advenant la victoire du "Oui". Pour le succès de la cause, Parizeau accepte ainsi de jouer un second rôle pour la suite de la campagne.

{[Wikipedia->http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Parizeau]}





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3 commentaires

  • Bruno Deshaies Répondre

    24 mai 2007

    Les eaux troubles du partenariat
    24 mai 2007 Bruno Deshaies
    Il y a beaucoup de conjectures dans cet appel de Monsieur Parizeau aux souverainistes en 1996. Il faut y croire pour tout admettre de cette interprétation de l’histoire récente du Québec.
    « Réaliser la souveraineté », selon nous, ne peut se limiter à une histoire d’impôts, de lois et de traités. La souveraineté, c’est la capacité d’agir collectivement par soi dans tous les domaines et surtout, la capacité de maîtriser en propre sa destinée collective. La défense d’un partenariat comme bouée de sauvetage de la souveraineté n’est qu'une aberration. Quelle différence entre cette idée là et le « beau risque » de René Lévesque ? Vouloir mettre fin à l’annexion et accepter une nouvelle annexion plus lâche ne constitue pas un immense progrès. Les relations de voisinage entre le plus fort et le plus faible auront tôt fait de rétablir l'ordre entre le Québec et le Canada-Anglais.
    On voudrait bien suivre monsieur Parizeau dans toute son argumentation dans l’esprit de la souveraineté partenariat (en enlevant le trait d'union comme il le souhaite) et conclure que « la souveraineté est nécessaire, et le partenariat souhaitable » et que ce n’est pas « la souveraineté souhaitable et le partenariat nécessaire » parce qu’il n’en demeure pas moins que le partenariat n'est pas un accessoire, mais une condition sine qua non de la souveraineté. Monsieur Parizeau n’écrit-il pas lui-même ce qui suit : « Entre deux pays qui se séparent, une forme quelconque de partenariat est inévitable. »
    Il faut bien prendre ces mots pour ce qu'ils sont. En plus, il nous fait rêver avec « des structures supranationales » comme si le Québec ne serait ni une nation satellite ni une nation annexée, elle serait une nation unie à une autre nation dans une institution commune qui ne serait pas fédérale, mais qui agirait comme un régime fédéral sans souffrir des mécanismes du fédéralisme. C’est ce que nous devons appeler un effet pervers de la pensée magique.
    Nous croyons que madame Marois va patauger elle aussi dans les mêmes eaux troubles de la souveraineté.

  • Fernand Lachaine Répondre

    23 mai 2007

    Même si c'est un texte qui date de 11 ans c'est toujours rafraîchissant de lire monsieur Parizeau.
    Ce qui est encore vrai c'est notre faiblesse devant les attaques des fédéralistes (provincialistes) sur la souveraineté.
    La riposte est rare et faible disait-il dans son texte.
    Les attaques des fédéralistes sont continuelles et il a peu d'indépendantistes qui se portent à la défence de notre souveraineté.
    En 2007 les attaques sont plutôt portées par des indépendantistes envers d'autres indépendantistes. Dernièrement, la cible c'est le PQ.... Harper, Dion, les médias fédéralistes, le gouvernement fédéral qui nous tape dessus de façon constante...connais pas.
    Je ne vois pas de fédéraliste qui attaque jour après jour un autre fédéraliste comme je peux le constater chez les indépendantistes.
    Revoir la cible serait d'une grande sagesse.
    Fernand Lachaine

  • Archives de Vigile Répondre

    23 mai 2007

    FÉLICITATIONS à M. Parizeau qui utilise de nouveau son franc-parler, pour bien résumer les enjeux pour tout le mouvement souverainiste qui doit conserver l'oeil sur la souveraineté.
    Les Québécois se demanderont : Est-ce qu'on va vraiment pouvoir utiliser la monnaie canadienne sans trop de problèmes s'il n'y a pas entente avec le ROC ? Et les politiques monétaires et les postes de douanes, est-ce que nous conserverons ceux avec les États-Unis et, est-ce que nous en aurons avec l'Ontario et le Nouveau-Brunswick ? Est-ce que nous aurons besoin d'un passeport pour visiter ces 2 provinces devenues d'un autre pays ? Est-ce que nous pourrons conserver la citoyenneté canadienne et en avoir une nouvelle Québécoise ? et pourquoi pas la double citoyenneté ?
    Est-ce que la souveraineté du Québec viendra, à la fin, directement du PQ ou du refus possible ou probable du fédéral aux demandes du programme autonomiste de l'ADQ ? Est-ce que le fédéral va préférer prendre la chance de perdre le Québec que de bouger vers son autonomie en "slackant" sa poulie ? Et les Québécois, quel sera leur choix constitutionnel majoritaire ?
    OUF ! Assez de questions pour aujourd'hui !
    Gilles Bousquet
    St-Hyacinthe