Chronique # 280

La fin d'une illusion et le détachement demandent du temps

Autocritique d’un autre indépendantiste raisonnable

Chronique de Bruno Deshaies


Présentation par Bruno Deshaies
Devant la difficulté des partisans de la souveraineté à expliquer clairement le concept de la nation, de la nation au sens intégral, c’est-à-dire,
L’agir par soi collectif,
– agir suffisamment, majoritairement et collectivement, par soi-même –,
[notons qu’il ne s’agit pas ici de l’agir individuel] est POSSIBLE dans tous les aspects et peut s’étendre à tous les domaines
– à l’intérieur comme à l’extérieur :

● en économique,

● en politique,

● au culturel.
Et ajoutons une précision très importante que nous avons intérêt à ne pas ignorer :
Ne pas réduire à un seul aspect
● à la possession de son économie (autonomie financière) ou

● à l’autodétermination politique (autonomie interne et externe) ou

● à la maîtrise de sa culture (le savoir…). »

un autre indépendantiste raisonnable nous fait part de son analyse de la scène politique québécoise dans le contexte canadian. Ce Québécois comme nous tous a une expérience de la vie, des connaissances générales et professionnelles, une pratique de l’écoute de l’Autre et un désir sincère de faire avancer dans la bonne direction l’atteinte de l’objectif de l’indépendance du Québec.
Voici en quels termes il m’écrivait le 11 mars dernier :

« J'ai beaucoup aimé votre dernier texte et la citation sur « les décisions absurdes » proposée par monsieur Pierre Daviau. Je comprends ceux et celles qui sont désemparés à l'idée de ne pas voter pour le Parti québécois quand ils ont voté tant de fois pour ce parti. La fin d'une illusion et le détachement demandent du temps. Voici un premier jet que je vous soumets. Je sais qu’il aurait besoin d'être retravaillé, et beaucoup, cependant le temps me manque. »

Malgré le temps qui a pu manquer à notre indépendantiste raisonnable, nous croyons que son opinion vaut son pesant d’or. En fait, il nous propose une réflexion originale sur l’évolution de la pensée et de l’action souverainiste avec ses forces et ses faiblesses, ses difficultés et ses lacunes. Finalement, il constate avec regret ce qui suit : « Le Parti québécois n’a pas voulu, et n’a pas pu, s’éloigner des sentiers battus de l’électoralisme. Il n’a pu que s’ajuster à l’opinion alors qu’il s’agissait plutôt, qu’il s’agit plutôt de tenter de la modifier. » Bien sûr, le fruit qui tombe de l’arbre un bon matin dépend de plusieurs causes qui font qu’un jour le phénomène se produit. Cependant dans l’ordre social et plus particulièrement dans l’ordre national, pour une nation annexée, la désannexion ou la libération complète exige un travail de sape et d’endurance.
Tout ce travail ne peut se faire uniquement dans un cadre électoraliste et parlementaire commandé par des sondages et des bruits d’opinion publique. Le bond qualitatif est tel qu’il exige une mise en œuvre réfléchie et une organisation susceptible d’entraîner un mouvement, de déterminer l’action et de maintenir le cap sur l’objectif plutôt que sur des choix imprécis ou continuellement révisés. Il faut qu’une majorité importante de la population se sente dans le coup avec des raisons valables et stimulantes. Au fond, cet autre indépendantiste raisonnable n’a pas perdu sa « foi » en l’indépendance du Québec, mais il exprime le besoin de bâtir à partir d’une doctrine solide et des moyens appropriés en vue d’atteindre la fin visée et ainsi jouir finalement du résultat obtenu. D’ailleurs, il s’exprime assez clairement sur ce sujet tabou dans les milieux péquistes.
L’auteur de cette analyse politique ne veut rien détruire, au contraire, il cherche à instruire, à faire comprendre, à rendre plus réaliste l’action politique des souverainistes. Il veut dépasser l’histoire immédiate pour insérer sa pensée dans une longue durée. S’il pouvait être écouté quelque part, nous pourrions probablement commencer à sortir du labyrinthe des idées confuses et des comportements à l’emporte-pièce.
Bruno Deshaies

Montréal, 14 mars 2007
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Réaction d’un autre indépendantiste raisonnable

Le Parti québécois nous a donné ce qu’il pouvait nous donner : deux échecs « référendaires » résultats d’un syndrome « référendaire », c’est-à-dire le résultat de l’ensemble des symptômes d’une maladie. Quelle maladie ? La peur de l’indépendance, l’impuissance à s’orienter vers l’indépendance, à y travailler avec régularité et à clarifier les obstacles à sa réalisation.
Toutes ces années d’existence du Parti québécois nous obligent à conclure que si avant toute chose nos gens ne veulent pas se séparer politiquement du Canada, s’ils ont toujours un sentiment d’appartenance canadienne, c’est évidemment dû pour une très large part au silence du Parti québécois sur l’indépendance, sauf durant l’année 1995, avant le virage de la souveraineté-partenariat-politique-et-économique (un schème politique qui remonte dans notre histoire du temps présent à 1968 avec la publication du manifeste Option Québec par l’équipe de René Lévesque.

« Peut-être que le Parti québécois n’aura été que l’intermédiaire entre les mouvements indépendantistes qui l’ont précédé et la vraie lutte « finale » de libération nationale qui lui succédera. »
Après ces deux « référendums », il est clair que non seulement le Parti québécois nous amène à vouloir récolter trop vite la semence d’idées répandues par les indépendantistes, avant qu’elles n’aient eu le temps de germer et de croître suffisamment par un travail sérieux, méthodique, régulier et à long terme.

Mais il n’est même pas sûr que le Parti québécois n’ait pas voulu s’appuyer sur ce mouvement qui aspire à l’indépendance du Québec pour le détourner au profit de l’exercice du pouvoir provincial d’un bon gouvernement provincial. (Cette hypothèse mériterait d’être étudiée sérieusement compte tenu du fait que parmi un grand nombre de souverainistes plane une certaine pensée fédéraliste inconsciente. L’optique indépendantiste comme telle n’est pas vraiment entrée dans nos schèmes de penser et dans nos mœurs.)

Peut-être que le Parti québécois n’aura été que l’intermédiaire entre les mouvements indépendantistes qui l’ont précédé et la vraie lutte « finale » de libération nationale qui lui succédera. Même s’il devait être battu, et disparaître, le travail qui nous a entretenu dans le bon gouvernement provincial n’aura pas été complètement inutile en ce sens qu’on pourra vivre dorénavant en fonction d’un militantisme moins superficiel basé sur les connaissances profondes de ce qu’est l’indépendance du Québec, ce que ce n’est pas, en fait sur ce que c’est que devenir une nation au sens intégral.

Vouloir devenir une nation au sens intégral, c’est vouloir agir suffisamment par soi-même, sans aucun autre pouvoir interposé, sans aucune autre collectivité interposée, dans sa vie économique, dans sa vie politique et dans sa vie culturelle, et ce tant à l’intérieur qu’à l’extérieur.

Beaucoup d’indépendantistes ont rêvé dans ce Parti québécois que ce parti (et le Bloc Québécois) saurait s’organiser pour réussir à politiser les éléments de notre population qui ont de la difficulté à s’insérer dans une prise de conscience nationale. (Ce n’est pas en faisant appel uniquement à un enseignement de l’histoire nationale au primaire et au secondaire comme le pensent certains souverainistes que le fossé idéologie pourra être comblé. Une transmission des valeurs indépendantistes pour une nation subordonnée et annexée exige plus de la part de toute la collectivité nationale réunie et cela dépasse les appuis ponctuels et conjoncturels des syndicats.)
Certes c’était rêver en effet que de penser, notamment, que ce Parti québécois, allait se lancer dans une campagne d’information nationale à la dimension du Québec, qui explique dans des mots simples mais vrais ce que change pour la société québécoise l’indépendance du Québec, dans sa vie économique (la richesse), politique (le pouvoir), et culturelle (le savoir…).

D’ailleurs, pour M. Boisclair, comme pour M. Landry, les Québécois n’ont pas d’ennemis. Le Canada-Anglais va accepter sans rechigner, sans se battre, – et en cette matière tous les coups fourrés sont permis –, de se voir diminuer de 24 % de ses contribuables, de 24 % de sa fonction publique, de 24 % de ce qui fait sa puissance ici et dans le monde. Avec le Parti québécois nous sommes condamnés à tenter d’expliquer, à des gens qui ne nous croient pas et ne nous croiront jamais, la thèse de l’indépendance facile, une indépendance bonbon où nous n’aurions pas à faire face à de l’adversité. Comment alors nous aider et les aider, nous préparer, et les préparer, à désirer conquérir la liberté ?

« Le Parti québécois n’a pas voulu, et n’a pas pu,
s’éloigner des sentiers battus de l’électoralisme.
Il n’a pu que s’ajuster à l’opinion alors qu’il s’agissait plutôt,
qu’il s’agit plutôt de tenter de la modifier. »

Encore aujourd’hui, les représentants du Parti québécois cherchent à convaincre les candidats des autres partis, – et c’est comme ça depuis la publication d’Option Québec en 1968. Le Parti québécois est là à chercher à les convaincre et à chercher à nous convaincre que la souveraineté est le remède à rechercher puisque sans elle c’est le statu quo, (que nous sommes dans une Constitution que nous n’avons pas signé, dans une constitution « fédérale » irréformable), ou l’impossible réforme du fédéralisme. Cette « heure du choix » nous la vivons depuis tout près de 40 ans. Et c’est toujours la même ritournelle sur l’avenir du Québec et du Canada : « un Québec souverain, associé au reste du Canada dans une nouvelle union ». (Voir le texte intitulé « À l’heure du choix ».) http://blogscienceshumaines.blogspot.com/
Ils ne se rendent même pas compte que cette approche ne nous fait, quand on est fédéraliste, qu’attendre une réforme du fédéralisme lorsque des gens de bonne volonté seront au pouvoir, qu’après plus de quarante ans de cette approche plus des deux tiers (2/3) des Québécois préféreraient le fédéralisme, ou une réforme du fédéralisme. Après quarante ans de cette approche, et l’échec de cette approche, elle n’est même pas questionnée. On en est toujours à désirer un fédéralisme d’ouverture, à demander au gens de devenir indépendantiste la mort dans l’âme, parce que l’indépendance ce sera un vulgaire pis-aller auquel nous devrions nous résigner faute de mieux.

Il n’en reste pas moins qu’outre la peur de l’indépendance que vit le Parti québécois, la peur aussi que cela éloigne du pouvoir provincial, qu’une partie de ceux qui ont voté pour le Parti québécois ont souhaité que le parti devienne un parti très différent des autres pour ce qui est de la formation de ses membres : à la fois un parti, et à la fois un mouvement indépendantiste où l’instruction politique et historique aurait été obligatoire et cultivée intensément. Des stages d’études, – pas seulement pour fabriquer des « collecteurs » de fonds et des travailleurs d’élection – pour les plus méritants qui auraient été organisés 1) au niveau des comtés, 2) des régions, et 3) au niveau provincial. Pour occuper un poste dans le Parti, il aurait fallu avoir suivi la filière de ces études. Ces militants(es) auraient été alors armés(es) pour faire face aux adversaires de l’indépendance et pour renseigner la population en général sur les buts du mouvement indépendantiste.
Car il aurait fallu aussi, (dans une optique de travail, continu, à long terme), apprendre les grandes lignes de notre histoire à notre population, tout en l’éclairant sur notre véritable situation comme peuple (subordonné, annexé, privé de sa capacité d’agir par soi-même dans quantité de secteurs, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur) et que, par exemple, il n’y a pas de véritable autonomie sans posséder à la fois l’autonomie interne et l’autonomie externe (cela demande du travail, de la compréhension, cela demande du temps), tout en l’éclairant sur notre véritable situation comme peuple dans les cadres politiques actuels (une grande partie de notre population, – et de membres du Parti québécois – , ne sait pas ce qu’est le fédéralisme, la réforme du fédéralisme, le statu quo, l’isolationnisme, qu’est-ce que ces « bébittes » mangent en hiver).
En ce moment, avec le Parti québécois, faire la promotion de l’indépendance « tranquille », de l’indépendance facile, c’est comme annoncer à un(e) élève de ne pas s’en faire, que l’examen sera facile, très facile. Qu’arriverait-il si, tout à coup, l’examen s’avérait être moins facile que prévu ou si l’examen s’avérait être difficile ? L’élève coulerait. C’est de cette manière que le Parti québécois nous prépare.

Non pas qu’il faut se faire des peurs. Mais se dire la vérité. Des tensions. Des difficultés. Une transition. Un nouvel ordre. Une fierté. Agir par soi-même et réussir à continuer à bien faire et à faire plus et mieux par soi-même collectivement, pour soi-même collectivement, tout en devenant capable de concevoir l’indépendance qui donnera naissance à un pays indépendant, c'est-à-dire désannexé (en l’occurrence du Canada-Anglais et de l’État fédéral canadian).

Le Parti québécois n’a pas voulu, et n’a pas pu, s’éloigner des sentiers battus de l’électoralisme. Il n’a pu que s’ajuster à l’opinion alors qu’il s’agissait plutôt, qu’il s’agit plutôt de tenter de la modifier.

Dans ce Parti québécois, il n’existe, par rapport à l’indépendance du Québec, aucune formation de cadres, par exemple. Étant donné le but extraordinaire qui est censé être le sien, l’indépendance du Québec, il aurait fallu des écoles pour former les meilleurs(es) militants(es) à une action politique efficace. Cela 1) au niveau local, 2) régional, et 3) national. On aurait enseigné à ces futurs cadres les techniques d’animation « populaire », avec les nouvelles techniques ; notre histoire depuis quatre siècles – surtout celle de notre annexion au Canada-Anglais en deux temps, – en 1760, puis en 1840 –, et les théories sur l’accession à l’indépendance.
Lorsqu’on étudie les carences du Parti québécois, on découvre, qu’en réalité, il a peur de l’indépendance, il a peur que la séparation politique, – du Québec du Canada-Anglais –, soit trop bien comprise par la population. Dans l’atmosphère d’étouffement feutré que ce Parti a créée – en reportant tout à une prise de pouvoir, en reportant tout à une période référendaire, à un travail à courte vue, à du court terme à la dernière minute, évitant toute perspective d’une organisation qui travaille sur l’indépendance pour l’indépendance avant-pendant-et-après-les-élections, (gagnées ou perdues), avant-pendant-et-après-les-les référendums que nous avons perdus – n’est-ce pas un miracle que le OUI ait obtenu 40 % – en mai 1980 – , puis 49 % – en octobre 1995 – ?

Ce que trop de militants(es) de l’indépendance du Québec n’ont pas voulu voir et ne veulent pas voir du Parti québécois, c’est l’édulcoration de l’idée d’indépendance dont ce parti est responsable. C’est devenu une affaire de « référendum » pour faire du recrutement (référendum qui n’est qu’une technique juridique qui ne devrait servir que pour ratifier une volonté populaire déjà présente) et parfois, elle pourrait se réaliser dans un État « fédéral » multinational.

Au fil des années, il est devenu clair que le Parti québécois a besoin de ses militants(es) qui désirent que le Québec devienne un pays pour prendre le pouvoir. Les gens ne font pas des analyses compliquées, mais aujourd’hui ils sentent bien que cela ne fonctionne pas, que l’approche du Parti québécois ne nous mène pas à l’indépendance du Québec.

Une fois au pouvoir, comme on n’a pas convaincu une majorité de Québécois du caractère souhaitable, nécessaire et avantageux de l’indépendance du Québec, il lui faut tout reporter à un « référendum », gagnable, et en attendant le « référendum », être un bon gouvernement, tant l’indépendance a été une stratégie, une période de douze à vingt-quatre mois de travail en 40 ans, une période courte, tout en faisant fi d’un mouvement d’éducation nationale qui aurait dû apparaître nécessaire, si on veut se préparer, faire avancer et réaliser l’indépendance.

Ajouter assez d’eau dans son vin indépendantiste pour prendre le pouvoir provincial mais pas trop pour ne pas perdre les militants(es) qui ne veulent pas entendre parler d’autre chose que d’indépendance, car il faut bien gagner le pouvoir provincial et être un bon gouvernement.

Et pendant ce temps, en jouant à ce petit jeu, le Parti québécois devient un éteignoir des espoirs d’une, puis deux, puis trois générations.

La crainte au Parti québécois de l’indépendance, et en conséquence l’omission de faire le travail nécessaire pour que l’indépendance progresse petit à petit, par du travail, risque de nous amener à la démission tranquille devant le poids du travail à faire pour faire prendre conscience de la nécessité de tout reprendre à neuf, à l’extérieur des Partis.

Oui, on a bien raison de souligner que la prise en compte des erreurs que nous avons commises avec le Parti québécois nécessite un travail véritable de pédagogie, car il faut comme disent les Anglais, penser tellement autrement – « think off the box ».

Les membres du Parti québécois préféreront continuer de se tromper de façon radicale et durable plutôt que de risquer de se sentir seuls : aller ensemble vers l’absurde d’un scénario impossible, envisagé dès 1968, consolidé en 1976, 1979, mais rejeté en 1980 et 1995, car il autorise chaque acteur, militants(es), sympathisants(es), organisation et candidats(es) à donner au travail électoral électoraliste le sens qu’il veut.
L’action du Parti québécois comme un but en soi, sans réfléchir sur les obstacles qui nous éloignent de l’indépendance du Québec, permet à tous de se retrouver dans le plaisir d’agir. La fragilité et la nuisance de ce Parti vient de ce qu’il doit mobiliser ses membres indépendantistes pour gagner des élections et, pour ce faire, leur promettre que plus tard, dans une mobilisation rapide, ils pourront travailler pour qu’advienne l’indépendance du Québec. En attendant le « référendum », toujours en attendant à plus tard, le travail d’éducation nationale qui aurait dû apparaître nécessaire est évacué, car on n’arrive plus à voir qu’il pourrait en être autrement. Et c’est ainsi que nous avons perdu et que nous perdons des années précieuses.

Pour conclure, je crois que nous sommes dans une impasse. Pour l’indépendance, le Parti québécois n’a plus rien à donner. Il est temps de commencer à reconquérir notre autonomie de penser et d’action, les parties de l’héritage qui peuvent encore être sauvées de ceux et celles qui ont désiré et désirent que le Québec devienne un pays indépendant et libre.
Un indépendantiste serein et responsable

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Bruno Deshaies209 articles

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BRUNO DESHAIES est né à Montréal. Il est marié et père de trois enfants. Il a demeuré à Québec de nombreuses années, puis il est revenu à Montréal en 2002. Il continue à publier sa chronique sur le site Internet Vigile.net. Il est un spécialiste de la pensée de Maurice Séguin. Vous trouverez son cours sur Les Normes (1961-1962) à l’adresse Internet qui suit : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-1-20 (N. B. Exceptionnellement, la numéro 5 est à l’adresse suivante : http://www.vigile.net/Les-Normes-en-histoire, la16 à l’adresse qui suit : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-15-20,18580 ) et les quatre chroniques supplémentaires : 21 : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-Chronique 22 : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-Chronique,19364 23 : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-Chronique,19509 24 et fin http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-Chronique,19636 ainsi que son Histoire des deux Canadas (1961-62) : Le PREMIER CANADA http://www.vigile.net/Le-premier-Canada-1-5 et le DEUXIÈME CANADA : http://www.vigile.net/Le-deuxieme-Canada-1-29 et un supplément http://www.vigile.net/Le-Canada-actuel-30

REM. : Pour toutes les chroniques numérotées mentionnées supra ainsi : 1-20, 1-5 et 1-29, il suffit de modifier le chiffre 1 par un autre chiffre, par ex. 2, 3, 4, pour qu’elles deviennent 2-20 ou 3-5 ou 4-29, etc. selon le nombre de chroniques jusqu’à la limite de chaque série. Il est obligatoire d’effectuer le changement directement sur l’adresse qui se trouve dans la fenêtre où l’hyperlien apparaît dans l’Internet. Par exemple : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-1-20 Vous devez vous rendre d’abord à la première adresse dans l’Internet (1-20). Ensuite, dans la fenêtre d’adresse Internet, vous modifier directement le chiffre pour accéder à une autre chronique, ainsi http://www.vigile.net/Le-deuxieme-Canada-10-29 La chronique devient (10-29).

Vous pouvez aussi consulter une série de chroniques consacrée à l’enseignement de l’histoire au Québec. Il suffit de se rendre à l’INDEX 1999 à 2004 : http://www.archives.vigile.net/ds-deshaies/index2.html Voir dans liste les chroniques numérotées 90, 128, 130, 155, 158, 160, 176 à 188, 191, 192 et « Le passé devient notre présent » sur la page d’appel de l’INDEX des chroniques de Bruno Deshaies (col. de gauche).

Finalement, il y a une série intitulée « POSITION ». Voir les chroniques numérotées 101, 104, 108 À 111, 119, 132 à 135, 152, 154, 159, 161, 163, 166 et 167.





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6 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    16 mars 2007

    Message de l’« indépendantiste serein et raisonnable »
    Cher monsieur Michel Ange,

    16 mars 2007.
    Résumons.

    En elle-même, l’idée de la souveraineté n’est absolument pas un handicap, bien au contraire. Les libéraux amèneront donc le débat sur leur terrain. Ils viseront à ce qu’on ne parle pas des avantages emballant de la souveraineté, mais de la tenue d’un référendum au printemps 2008.
    Jean Charest pourrait évidemment dire que promettre de tenir coûte que coûte un référendum que l’on n’est pas raisonnablement sûr de gagner est irresponsable, mais que promettre de tenir un référendum que l’on sait qu’on ne pourra pas tenir est moralement discutable. La réponse n’est-elle pas évidente.

    Je comprends ceux et celles qui sont désemparés à l’idée de ne pas voter pour le Parti québécois quand ils ont voté tant de fois pour ce parti. La fin d’une illusion et le détachement demandent du temps. Voici un deuxième et dernier jet de cette réflexion que j'ai retravaillé et que je vous soumets très respectueusement, cher monsieur Michel Ange, croyant que cela vous intéresserait. Je sais qu’il aurait besoin d’être encore retravaillé, et beaucoup, cependant le temps me manque.
    « Pour un pays – indépendant comme condition sine qua non. »
    http://blogscienceshumaines.blogspot.com/2007/03/pour-un-pays-indpendant-et-libre-comme.html
    Salutations respectueuses et amicales.
    P.-S. Notre collaborateur anonyme est un perfectionniste qui préfère la précision de la pensée comme remède aux idées floues et vagues. Il connaît bien les milieux politiques et il pourrait contribuer sagement à éclairer le cheminement à suivre pour parvenir à l’indépendance du Québec. Il a un sens pragmatique qui pourrait être redoutable. Surtout, il est capable de penser en présence des faits aussi déplorables soient-ils.

  • Archives de Vigile Répondre

    16 mars 2007

    Bien qu'il ne soit pas bien de critiquer le parti Québecois, et son chef, André Boisclair... Après plusieurs messages non publiés, j'essaie avec celui-là.
    M. Deshaies,la preuve que le parti québecois, ne peut pas présentement nous conduire à l'indépendance, en dépit de toutes les réthoriques possibles, c'est qu'il a laisser passé André Boisclair, comme chef de parti, alors qu'il aurait eu la possibilité, de lui demander de se reitrer de la course à la chefferie, vu ses ''erreurs de jeunesse''.
    IL ne l'a pas fait.
    On ne peut pas présentement, avec un tel chef,(voir les sondages, conséquence de ses ''erreurs de jeunesse''et de jugement) s'engager dans un référendum, le risque est trop grand.
    Je ne voie qu'une seule solution, un gouvernement libéral minoritaire, et un parti Québecois, retrouvant son ancienne éthique, en ayant plus André Boisclair comme chef, et une nouvelle stratégie, incluant tous les partis souverainistes.

  • Archives de Vigile Répondre

    16 mars 2007

    "Boisclair PQ veut faire du Québec une immense université ouverte sur le monde Et Boisclair à raison" (Michel Ange)
    Comment un Québec dépendant, soumis, ne possédant pas ses moyens, peut être une immense université ouverte sur le monde?
    On a besoin d'universitées à notre service avant-tout. Les nôtres. Se connaître et se reconnaître, avant d'aspirer à reconnaître les autres.
    Comment on va s'ouvrir sur les autres si on est fermés à nous-mêmes?
    Comment s'ouvrir sur les cultures du monde pendant qu'on étouffe la nôtre, de peur de se faire taxer d'être refermer sur soi?
    Faudra se réveiller un jour.

  • Michel Guay Répondre

    16 mars 2007

    Résumons :
    Dumont ADQ veut faire du Québec une grande prison
    Charest PLQ veut faire du Québec un grand hôpital de malades Cdifficile
    Boisclair PQ veut faire du Québec une immense université ouverte sur le monde
    Et Boisclair à raison

  • Michel Guay Répondre

    15 mars 2007

    Est-ce le temps de faire des analyses défaitistes en plein combat vers la victoire électorale et vers un référendum gagnant ? Non

  • Archives de Vigile Répondre

    15 mars 2007

    C'est non seulement une excellente auto-critique mais une véritable feuille de route!
    J'invite les indépendantistes à bien noter que, tout au long de cette "vraie" feuille de route à l'indépendance, on y retrouve pas la moindre trace d'une "gauche", "droite", "libéralisme", "socialisme", "ethnicisme" ou "civique", non plus que "laïcisme".
    Un seul but ici, déterminé. Focus.
    Nous pouvons le faire. Nous devons le faire.
    C'est Vigile qui devrait être le point central de départ du mouvement. Il lui faut ajouter un forum. Pierre Cloutier a déjà entreprit un Wiki pour l'éducation à la souveraineté. Nous pourrions créer des formulaires pour faire des levées de fonds dans nos régions respectives, pour le mouvement.
    Il faut une hiérarchie et un réseau. Il faut une cohésion dans les innitiatives. Il faut une dicipline.