La candidate bloquiste est isolée dans Chicoutimi–Le Fjord

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Le sabotage du Bloc par ses éléments récalcitrants

La candidate bloquiste dans Chicoutimi–Le Fjord aura de la difficulté à faire campagne. L’exécutif de la circonscription refuse de l’aider et lui bloquera même l’accès aux fonds accumulés dans ses coffres.


Martine Ouellet a présenté vendredi sa candidate pour l’élection partielle du 18 juin. Catherine Bouchard-Tremblay est originaire de Chicoutimi, mais elle travaillait jusqu’à jeudi encore au bureau de circonscription de Mme Ouellet à Saint-Hubert. Mme Bouchard-Tremblay a été candidate pour Option nationale en 2012 contre le député péquiste sortant Stéphane Bédard puis à l’élection partielle de 2016. Elle a obtenu moins de 2 % la première fois et moins de 1 % la seconde.


« J’ai beaucoup de peine pour cette fille-là, Martine Ouellet l’envoie à la guillotine », lance Élise Gauthier, la présidente de l’exécutif bloquiste de Chicoutimi–Le Fjord et elle-même candidate en 2015. Mme Gauthier se souvient que Mme Bouchard-Tremblay, en étant avec Option nationale, s’est battue contre le Parti québécois, pour lequel elle et ses troupes travaillaient. Elle et les quatre autres membres de son exécutif refusent de travailler pour cette candidate parachutée par la chef dont ils souhaitent toujours le départ.


Quant à l’argent accumulé dans les coffres de l’exécutif, « ils ne me l’ont pas demandé et on ne leur donnera pas non plus ». Mme Gauthier refuse de divulguer le montant de la somme dont elle dispose, mais souligne qu’il faut entre 35 000 $ et 40 000 $ pour faire campagne. « Ça n’aurait pas suffi, mais ça aurait fait un bon fonds de départ ! »


Martine Ouellet a déploré cette désolidarisation. « Je pense que Mme Gauthier, comme présidente, va beaucoup trop loin. Ça n’a pas de sens. En attaquant la candidate […], elle travaille indirectement à faire élire un député fédéraliste. C’est le monde à l’envers. »


L’exécutif de Mme Gauthier n’est pourtant pas le seul qui restera à la maison. L’ancienne membre Thérèse Tremblay ne l’aidera pas davantage. Cette souverainiste votera plutôt pour le Parti conservateur. « Je ferai comme Michel Gauthier », dit-elle au Devoir à propos de l’ex-chef bloquiste, qui a pris la semaine dernière sa carte de membre de la formation d’Andrew Scheer.


Le sentiment est partagé par Jean Gagnon, lui aussi un ancien membre de l’exécutif. Il ne contribuera pas du tout à la campagne en cours. 


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