INDÉPENDANCE POLITIQUE DU QUÉBEC 451

Entendez-vous.

La convergence devrait d’abord commencer entre les cinq candidat(e)s inscrits dans la course à la chefferie du Parti Québécois.

Chronique de Bruno Deshaies

Le public veut savoir où vous voulez aller.
Les journaux nous rapportent tristement vos divergences sur l’approche adoptée par chacun des protagonistes dans la course en vue de réaliser l’indépendance politique du Québec, soit un Québec État français, souverain, jouissant de la reconnaissance juridique internationale. Dites-le de la même façon et le public comprendra.
Pour le moment, le public ne vous comprend pas.
• Martine Ouellette et la convergence (30 juin 2016)
Régys Caron, [«Martine Ouellet mise à fond sur
l'indépendance. ->http://www.journaldequebec.com/2016/06/30/martine-ouellet-mise-a-fond-sur-lindependance]La candidate promet un référendum dès un premier mandat.» Journal de Montréal, jeudi, 30 juin 2016.
Convergence. «Souhaitant activer la convergence entre les partis souverainistes, la députée de Vachon évite de préciser si le Parti québécois, sous sa direction, accepterait de concéder certaines circonscriptions pour permettre aux candidats de Québec solidaire et d’Option nationale de se faire élire. « On n’est pas rendus là [...] Je pense que ce sera à géométrie variable.»
Parti québécois. «Qu'on le veuille ou non, la prochaine campagne électorale portera sur l'indépendance du Québec. On doit se préparer», a souhaité jeudi la députée de Vachon à l'occasion d'un point de presse. Seule, parmi les candidats à la chefferie du PQ, à promettre un référendum dès le premier mandat d'un gouvernement péquiste, Martine Ouellet promet de répondre aux questions soulevées par son option politique en produisant une sorte de bible qu'elle appellera «les 50+1 réponses pour l'indépendance».
Depuis le référendum de 1995, le Parti québécois a omis de mettre à jour son argumentaire sur l'indépendance, estime l'ex-ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles.
Transition. «Les gens ont des questions tout à fait légitimes sur la monnaie, les pensions [prestations de retraite provenant du gouvernement fédéral], l'assurance-emploi, sur l'armée, les frontières [...] L'objectif est de faire en sorte que tout soit compréhensible dès le premier coup d'œil», a précisé Mme Ouellet.
Les turbulences économiques déclenchées en Grande-Bretagne à la suite du résultat du référendum sur le Brexit n'effraient pas Martine Ouellet.
«La Grande-Bretagne a toute la force économique qu'il faut [...] On voit, dans le référendum, qui est le plus grand geste démocratique qu'un État puisse faire, des institutions financières faire des campagnes de peur et qui s'immiscent dans des campagnes démocratiques pour orienter [le vote] vers le statu quo qui favorise leurs intérêts [...] Le peuple britannique a rejeté cette campagne de peur», a fait observer Martine Ouellet.
• «La politique en amateurs» selon Mathieu Bock-Côté (13 juillet 2016)
Mathieu Bock-Côté, «Comment battre les libéraux ?»Mercredi, 13 juillet 2016 Mercredi, 13 juillet 2016.
«Alors en 2018, si la tendance se maintient, nous aurons droit à la réélection du Parti libéral. Jusqu’en 2022. Cela fera presque vingt ans. N’en doutons pas, si les nationalistes continuent de faire la politique en amateurs, les libéraux se rendront à trente.»
• Alexandre Cloutier : Laïcité, courtoisie, ouverture et cohérence (16 juillet 2016)
Jean Dussault, «Confusion.»

Au nom de la joviale ouverture, l’aspirant successeur de René Lévesque propose de nous enfermer dans un exercice de génuflexions à tous les autels de la spécificité idolâtre. Non merci, monsieur. »
• Véronique Hivon propose (25 juillet 2016)
Louis Gagné, «Hivon prône une justice plus impartiale.»Journal de Montréal, lundi, 25 juillet 2016
«Véronique Hivon trouve anormal qu’il n’y ait aucun processus formel de sélection des juges dans la plupart des tribunaux administratifs du Québec. Elle soutient que cette situation pourrait amener un juge à ne pas rendre une décision défavorable au gouvernement pour ne pas nuire à ses chances d’être reconduit dans ses fonctions.»
• Paul Saint-Pierre Plamondon (PSPP) choisit sa proposition. (25 juillet 2016)
Michel Hébert, «Pokémon référendaire.» Journal de Montréal, lundi, 25 juillet 2016.
«À moins de 45 %, le succès ne serait pas assuré et il n’y aurait pas de référendum. Mais à 45 % + 1, tout redeviendrait possible... Enfin, c’est ce qu’on voudrait croire.
M. Plamondon dit ainsi vouloir obtenir «l’approbation populaire» avant de relancer le manège. Il ne se passerait rien dans un premier mandat, évidemment. Ce n’est que dans un second mandat qu’un gouvernement Plamondon lancerait son laborieux processus référendaire.»
Les membres du PQ, seuls habilités à voter, ont donc l’embarras du choix:
- trois partisans du Peut-être (Hivon, Cloutier et Plamondon),
- un Go dans un premier mandat (Martine Ouellet) et
- un Go dans un second mandat (Lisée).»
Croit-on convaincre le public avec des positions aussi divergentes ?
Tout ce tournis en vue de l’indépendance politique et nationale du Québec ne stimule en rien la passion ou le désir indépendantiste. Mais plus grave encore, toutes cette controverse donne l’impression que les candidates et les candidats dans la course occultent l’existence même de leur adversaire objectif, le Canada-Anglais, par rapport à leur prétention souverainiste.
Chacun de son bord ! Est-ce normal ? Une maison divisée contre elle-même! C’est l’essence même du parti qui est galvaudée sur l’autel du pragmatisme politique provincialiste. Depuis 50 ans, les propositions présentées aux Québécois n’ont pas abouti à la fin visée. Les tiraillements alimentés de l’intérieur ont conduit à un cul-de-sac et à des crises majeures. Pendant ce temps, les fédéralistes exploitent inlassablement cette faille dans le jeu de cartes des politiques souverainistes. Si la prise de conscience des cinq «vedettes» de la course ne les conduit pas à un accord commun entre elles et eux sur les fondements de l’indépendance, il faudra comprendre que le PQ vivra les mêmes affres que tous les chefs précédents du Parti Québécois, y compris René Lévesque, depuis la création du MSA (mouvement souveraineté association) transformé en Parti Québécois souverainiste-réformiste.
À l’aube du mois d’août, les cinq candidates et candidats dans la course à la chefferie devraient développer beaucoup d’humilité pour se réunir d’urgence et régler entre eux et elles la discorde sur le fondement même de l’existence de leur parti. Ce n’est pas de referendum sur lequel le public veut vous entendre vous houspiller. Vous devez enterrer le referendum pour vous consacrer à parler de l’indépendance du Québec. D’où une critique fondamentale du principe fédératif pour faire naître une nouvelle logique politique qui vise l’appropriation collective des concepts de l’indépendance. Les «cinq vedettes» doivent se comprendre entre eux afin d’éviter la répétition du statu quo ante. Bien humblement, vous avez besoin d’aide pour vous sortir de cet imbroglio qui est consubstantiel à votre parti. Cessez de vous bercer d’illusions.
Tous les cinq dans cette course vous avez besoin d’un bon cours d’histoire du Québec, de la grande histoire qui vous permettrait de vous libérer des débats entre les traitres et les patriotes. (Dans une prochaine chronique, je reviendrai sur ce sujet.) En ce moment, vous n’êtes que des techniciens de la lutte politique. Vous devez changer de cap. Ce serait un meilleur départ si vous commenciez à entreprendre la convergence entre vous cinq.
Démêlez-vous et entendez-vous! Le public appréciera grandement de constater que vous pouvez enfin vous comprendre. Le Parti Québécois en a beaucoup besoin. Les journalistes qui vous ont fait récemment des commentaires ne l’ont pas fait impunément mais de bonne foi. Que chacun de vous proclame dans un discours solennel sa VISION d’un État souverain, français, ayant la jouissance juridique de la reconnaissance internationale. Le public veut savoir franchement si vous chérissez vraiment cette idée fondamentale. «Le bon débat» porte sur l’indépendance et non sur les accessoires de l’accession à l’indépendance. Pour le public vos divergences stratégiques ne sont que du charabia.
Pierre Daviau, un indépendantiste de longue date qui a travaillé dans les comtés de Chauveau et de La Peltrie à Québec (à l’époque, entre autres, de Louis O’Neil et de Pauline Marois) a compris que l’indépendance nationale ne pourra jamais se faire autrement que dans l’optique indépendantiste (cf. Conférence devant Le Club des Aînées de la Capitale à Québec, 21 mai 2007).
Cette question réglée, attaquez-vous à votre aise sur le sort du Québec-province tel que les libéraux de Philippe Couillard concoctent hardiment, sans mesure et sans vergogne, pour le futur du Québec. Pour eux comme pour les fédéraux, le Québec est une province comme les autres. C’est du fédéralisme évolutif. Il n’y a pas de perdants ! Pourquoi ? Parce qu’ il ne peut s’agir, tout simplement, que de problèmes de gestion. Sur ce, les péquistes doivent répliquer. Faites vos devoirs en conséquence. Montrez que vous ne ferez pas que de la politique provinciale uniquement.
Pour éviter que les mêmes causes produisent les mêmes effets, les cinq protagonistes dans la course à la chefferie du PQ ont l’obligation de mettre fin aux arguties référendaires. Ils doivent trouver les mots qui expliqueront le bien en soi et les bienfaits de l’indépendance.
Ce combat doit commencer maintenant. Ce n’est pas une question à reporter dans six mois, douze mois ou dans six ans. Si vous ne le faites pas vous êtes des politiques qui s’attellent à rechercher inconsciemment le pouvoir as usual avec tous les travers de la politique-domaine-des rivalités. Autrement dit, vous continuerez à creuser la fausse de l’assimilation totale. Pour le Canada-Anglais, la défaite des Canadiens de 1760 est clairement publicisée sur le sentier patrimonial de la Côte Gilmour à Québec sous la mention «Une Colonie à Conquérir. A Colony to Conquer.» (Un panneau explique aux touristes le sens de la défaite des Canadiens de la Nouvelle-France. Maintenant vous êtes dans un autre et un nouveau «Canada» : The Province of Quebec».) Or, cette conquête anglaise s’achève progressivement en nous s’il n’y pas un revirement complet de la situation historique qui pèse sur le destin de la nation québécoise.
Selon moi, le débat sur le referendum est une immense fumisterie de techniciens de la politique. Aucun des candidat(e)s n'a une vision du Québec et de son histoire. Les «cinq protagonistes» sont dans la politique-domaine-des-rivalités (et encore bien loin de la politique-domaine-de-l’action).
Comment expliquer qu'ils et elles ne s'entendent pas. Cette déconcertante situation remonte à l’époque de Claude Morin caractérisée par le dicton : «On ne fait pas pousser les fleurs en tirant sur les pétales» ou cette autre maxime : «On ne plonge pas avant de s’assurer qu’il y ait de l’eau dans la piscine». Si les péquistes d’aujourd’hui sont encore dans le même état d’esprit, aussi bien dire que les mêmes causes produiront les mêmes effets.
En revanche, si vous vous ralliez entre vous sur la fin visée (sans vous perdre dans le référendisme et autres entourloupettes), vous parviendrez à rallier le public à la cause de l’indépendance pour la société nationale du Québec. Dans cette perspective, vous réussirez à rattraper la ferveur des ardents indépendantistes, car vous en aurez bien besoin dans cette lutte nationale pour la conquête de l’indépendance politique et nationale du peuple québécois qui mettra fin à deux siècles et demi de privation et de servitude collective.
«L’étrier du fédéralisme doit être relâché complètement».
L’agir par soi collectif qui est le moteur de l’indépendance doit devenir une valeur politique commune pour une vaste majorité des Québécoises et des Québécois. L’étrier du fédéralisme doit être relâché complètement pour accéder par soi au monde en tant que nation libre sans subordination sur place par un autre État. Ainsi naîtra la possibilité de l’interdépendance par soi au monde et à la vie internationale de l’existence du Québec indépendant. Pour cela, il faut croire à la vitalité et au dynamisme de la société québécoise elle-même. Élargir l’horizon du présent provincial pour découvrir les forces collectives qui peuvent engendrer sa libération nationale définitivement. Il faudra du courage et de la détermination pour y parvenir. Le monde ne croira pas en nous tant et aussi longtemps que nous ne manifesterons pas publiquement ce que nous voulons ouvertement et avec passion.
Vive le Québec indépendant !

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Bruno Deshaies209 articles

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BRUNO DESHAIES est né à Montréal. Il est marié et père de trois enfants. Il a demeuré à Québec de nombreuses années, puis il est revenu à Montréal en 2002. Il continue à publier sa chronique sur le site Internet Vigile.net. Il est un spécialiste de la pensée de Maurice Séguin. Vous trouverez son cours sur Les Normes (1961-1962) à l’adresse Internet qui suit : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-1-20 (N. B. Exceptionnellement, la numéro 5 est à l’adresse suivante : http://www.vigile.net/Les-Normes-en-histoire, la16 à l’adresse qui suit : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-15-20,18580 ) et les quatre chroniques supplémentaires : 21 : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-Chronique 22 : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-Chronique,19364 23 : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-Chronique,19509 24 et fin http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-Chronique,19636 ainsi que son Histoire des deux Canadas (1961-62) : Le PREMIER CANADA http://www.vigile.net/Le-premier-Canada-1-5 et le DEUXIÈME CANADA : http://www.vigile.net/Le-deuxieme-Canada-1-29 et un supplément http://www.vigile.net/Le-Canada-actuel-30

REM. : Pour toutes les chroniques numérotées mentionnées supra ainsi : 1-20, 1-5 et 1-29, il suffit de modifier le chiffre 1 par un autre chiffre, par ex. 2, 3, 4, pour qu’elles deviennent 2-20 ou 3-5 ou 4-29, etc. selon le nombre de chroniques jusqu’à la limite de chaque série. Il est obligatoire d’effectuer le changement directement sur l’adresse qui se trouve dans la fenêtre où l’hyperlien apparaît dans l’Internet. Par exemple : http://www.vigile.net/Les-normes-en-histoire-1-20 Vous devez vous rendre d’abord à la première adresse dans l’Internet (1-20). Ensuite, dans la fenêtre d’adresse Internet, vous modifier directement le chiffre pour accéder à une autre chronique, ainsi http://www.vigile.net/Le-deuxieme-Canada-10-29 La chronique devient (10-29).

Vous pouvez aussi consulter une série de chroniques consacrée à l’enseignement de l’histoire au Québec. Il suffit de se rendre à l’INDEX 1999 à 2004 : http://www.archives.vigile.net/ds-deshaies/index2.html Voir dans liste les chroniques numérotées 90, 128, 130, 155, 158, 160, 176 à 188, 191, 192 et « Le passé devient notre présent » sur la page d’appel de l’INDEX des chroniques de Bruno Deshaies (col. de gauche).

Finalement, il y a une série intitulée « POSITION ». Voir les chroniques numérotées 101, 104, 108 À 111, 119, 132 à 135, 152, 154, 159, 161, 163, 166 et 167.





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6 commentaires

  • Bruno Deshaies Répondre

    16 août 2016

    2016-08-16 17:05
    La déferlante continue dans le camp souverainiste. Le referendum est en marche.
    J’aimerais rappeler que le dernier commentaire de madame Monique Chapdelaine résume bien l’esprit et l’objectif de la Chronique 451. Compte tenu du déroulement de la course à la chefferie, on sent que la déferlante référendaire «continue» son envol dans les médias. Pour ces raisons, je suis incité à signer un autre commentaire sur le contexte du débat entre des souverainistes.
    Madame Pauline Marois vient de donner son opinion à l’émission de Michel Lacombe dans une entrevue d’une heure à la première chaîne à la radio de Radio-Canada (cf. «Pauline Marois, une vie en politique»,samedi 13 août 2016).
    Je vous conseille d’écouter cette entrevue avec beaucoup d’attention. Surveiller le nombre de fois où l’interviewer tente d’obtenir de Madame Marois de lui dire ou d’expliquer ce qu’est l’indépendance plutôt que de parler de referendum et de programme politique. Prenez des notes. Réfléchissez aux conséquences de son discours.
    Vous a-t-elle parlé d’indépendance? À vous de trouver la réponse. Croyez-vous que les candidates et les candidats dans la course à la direction du PQ sont plus clair(e)s que l’ex-première ministre du Québec? Marine Ouellette pense faire l’indépendance dans le premier mandat? As-t-elle pensé qu’elle ne parle pas au public québécois mais à la clientèle électoraliste seulement du PQ ? Qui veut la suivre réellement dans la population ?
    Vos divergences sur le referendum et sur l’idée d’une constitution «transitoire» ou d’une constituante ou de proposer un programme de gouvernement provincial soulèvent des interrogations dans le public. C’est du baratin pour celui-ci. Entendez-vous d’abord ! Rien à faire, vous êtes les uns contre les autres au sein du même parti. Réfléchissez sur cette idée de Léon Tolstoï dans Guerre et paix :
    «Les homme traînent une poutre, chacun exprime son avis sur la façon de la traîner et de l’endroit où la mettre.»

    Se positionner dans l'optique indépendantiste.
    Beaucoup de temps est perdu pour discuter de la manière de faire l’indépendance mais rien ou, à peu près rien, pour exposer la nature de l’indépendance et les complexifications du régime politique actuel au Canada si les souverainistes ne se positionnent pas dans l’optique indépendantiste.
    L’indépendance nationale du Québec devrait être au cœur même de vos discours. Cette politique publique NATIONALE devrait bien avoir des fondements solides. Mais le public ne vous entend pas. Il ne vous comprend pas. Il vous attend.
    Comme Pauline Marois, vous êtes perdus dans la chicane référendaire sans chercher à trouver un «accord» valide entre vous. Pouvez-vous penser un instant que le public avec toute la meilleure volonté du monde pourra vous suivre dans ces labyrinthes multiples et ahurissants dont vous êtes les seules à comprendre le secret. Le public ne trouve pas le fil d’Ariane qui pourrait conduire à l’indépendance politique du Québec. Vous n’êtes que des techniciens de la politique. Déjà, on nous annonce des colloques à l’automne qui se pencheront sur le drame du Parti québécois des origines à nos jours. Un millième constat d’inertie s’annonce à nouveau.
    Prenez les devants, allez auditionner l’entrevue du 13 août courant de l’ex-première ministre Pauline Marois avec Michel Lacombe. Vous comprendrez pourquoi vous faites fausse route malgré toute votre bonne volonté. Vous n’avez pas l’écoute du public. Faites un peu plus d’introspection. Cessez de vous entre-déchirer au sujet du referendum ou de la constitution du Québec. Rappelez-vous les États généraux du Canada français de 1964 à 1969 dirigés par Rosaire Morin et Jacques-Yvan Morin. Nous sommes encore dans cette bouillabaisse. Prenez le temps de réfléchir.
    Toutefois, le temps presse. Vous avez à dire ce que c’est que l’indépendance. Le régime politique actuel ne nous convient pas. Il faut donc s’appuyer sur l’idée d’une nation indépendante ou qui a fait son indépendance.
    Les candidats à la chefferie du PQ sont-ils ou sont-elles capables de déclarer de façon claire que la maîtrise de sa vie collective a un rapport direct avec des relations de voisinage et que cette maîtrise à l’interne doit l’être également dans ses relations à l’externe «à côté d’autres nations» tout en demeurant, pour les nations indépendantes «maîtresses chez elles».
    Dans le cas de NATIONS indépendantes,
    on parlera
    de
    «relations de voisinage, de juxtaposition:
    a) égalité de voisinage,
    b) infériorité de voisinage ou
    c) supériorité de voisinage,
    [et aussi, on parlera obligatoirement de]

    MAÎTRISE DE SA VIE COLLECTIVE
    à côté d’autres nations
    a) de même force,
    b) plus fortes ou
    c) moins fortes
    (MAIS MAÎTRESSES CHEZ ELLES).
    (Maurice Séguin, Les Normes, Chapitre troisième : «La nation indépendante et les relations de juxtaposition».)
    Les Québécoises et les Québécois sont mûrs pour comprendre que la «vie internationale» peut lui appartenir en propre comme le disait Lester B. Pearson à l’ONU dans le cas de la création des casques bleus et la collaboration internationale de la paix : «Together but on our own feet». Soit de vivre avec les autres, mais par soi et avec collaboration mais autonomie.
    Le faire collectivement comme tout individu qui dit qu’il prend sa vie en main et tient à avoir les choses en mains. L’État du Québec doit avoir les deux mains sur le volant à l’interne et à l’externe. C’est ça une nation indépendante.
    Or, notre histoire nationale nous apprend que nous avons perdus la maîtrise de notre vie collective depuis 1760. Elle se manifeste aujourd’hui à l’interne et à l’externe par une superposition de l’État fédéral canadien. Nous n’avons en main qu’une autonomie locale dans une union fédérale canadienne hautement centralisée. La constitution canadienne de l’Amérique du Nord Britannique en est la preuve tangible.
    Peut-on trouver parmi les souverainistes des personnes qui oseraient enfin défendre cette position ?

    «Ça signifie
    L'heure est venue
    Si t’as compris»

    (Félix Leclerc, Le Tour de l’Île.)

  • Monique Chapdelaine Répondre

    10 août 2016

    Je suis entièrement d'accord avec vous M. Deshaies, il est urgent que les cinq candidats dans la course à la chefferie du PQ s'entendent sur l'indépendance du Québec, qu'ils aient le même discours, clair et cohérent, afin que le public les comprenne, « soit un Québec État français, souverain, jouissant de la reconnaissance juridique internationale ». Ils doivent trouver les mots qui expliqueront « le bien en soi et les bienfaits de l’indépendance ».
    C'est simple à comprendre et à faire. Pourquoi ne le font-ils pas? Vous répondez à cette question : « Les « cinq protagonistes » sont dans la politique-domaine-des-rivalités (et encore bien loin de la politique-domaine-de-l’action). »
    Vous soulignez pertinemment que « le débat sur le referendum est une immense fumisterie de techniciens de la politique. Aucun des candidat(e)s n’a une vision du Québec et de son histoire ».
    Les candidats à la chefferie du PQ devraient s'entendent sur un plan d'action solide qui mènera à l'indépendance du Québec. C'est ce que les indépendantistes attendent d'eux.

  • Bruno Deshaies Répondre

    6 août 2016

    2016-08-06 14:21
    Pour célébrer l'indépendance
    Quand on y pense […]
    C'est comme en France […]
    Les fruits sont mûrs
    Dans les vergers
    De mon pays […]
    Ça signifie
    L'heure est venue
    Si t’as compris

    (Félix Leclerc, Le Tour de l’Île.)
    Marcel Haché semble dire que les 25-40 ans auraient «compris», car ils ne seraient «pas maintenant davantage "contre" l’Indépendance qu’en d’autres temps». Cependant, les «cinq mousquetaires» (comme me l’écrivait un internaute) préfèrent promouvoir le referendum. L’expérience nous apprend que cette position Nous divise. Il faut rassembler. Marcel Haché et combien d’autres souhaitent cette cohésion nationale comme à l’époque de la nationalisation de l’électricité.

    Monsieur Paiement a bien compris lui aussi : «La plus grande erreur du PQ aura été, depuis toujours, de négliger de donner de l’engrais au projet indépendantiste.»
    De cet «engrais», un lecteur qui est sensibilisé à la pensée de Maurice Séguin et de certaines de mes chroniques sur Vigile m’a fait parvenir ces quelques idées au sujet de ce que j’appelle la politique-domaine-de-l’action au lieu de celle des «rivalités». Soit que l’action doit être accompagnée de l’enseignement de l’optique indépendantiste (une même idée que l’on retrouve aussi dans les écrits de Pierre Daviau
    Voici ce que m’a écrit mon lecteur soucieux de la vérité :
    La vision tragique, dramatique, funeste, du sort de la nation québécoise
    Avec le Parti québécois, la vision tragique, dramatique, funeste, du sort de la nation québécoise, canadienne-française, conquise, annexée et la mieux entretenue, alimentée, financée, soignée, préservée, subvenue, conservée, la mieux entretenue du monde, par le Canada Anglais, que décrivait Maurice Séguin, ne semble plus partagée par celles-là même, par ceux-là même, qui ont cru que nous pouvions accéder un jour à l’indépendance Politique du Québec, soit
    un Québec, « État français, souverain, jouissant de la reconnaissance juridique internationale ».
    Aujourd’hui, on peut même se demander si le drame du peuple canadien-français, québécois a déjà existé.

    Aujourd’hui, à lire l’Histoire officielle du Québec moderne, actuelle, contemporaine, existant actuellement, on peut même se demander si le drame, drame,- en même temps comique et tragique -, on peut se demander si le drame, la catastrophe, le drame du peuple québécois, du Québec, Nouvelle-France, dite Canada, on peut se demander si le drame du peuple canadien-français, québécois a déjà existé.
    Nous avons besoin d’aide pour évaluer, à sa juste mesure, le chemin que nous avons à parcourir et tout le travail que nous avons à faire.
    Souhaitons vivement que l’apport de Maurice Séguin, ce maître à penser, dans la formulation du projet d’indépendance nationale québécoise, avec et pour la société québécoise, nous aident à évaluer, à sa juste mesure, le chemin que nous avons à parcourir et tout le travail que nous avons à faire,
    dans des petits groupes, dans un centre, dans une maison, dans un appartement, dans des restaurants, dans des cafés, devant une table, assis(e), un cours d’Histoire du Québec, et du Canada Anglais, avec un maximum de 14 participants(es), (c’est la norme orthopédagogique, maximum de 14 par groupe, par classe), il faut de l’enseignement avec une communicatrice, un communicateur, un(e) enseignant(e), d’expérience, patient(e), et il est faut et il est nécessaire, en même temps, que ce soit interactif, pour que ça fonctionne.
    Pour que ça marche, pour que ça roule, (prioriser 7 places pour les filles, femmes, 7 places pour les garçons, hommes), 16 ans et plus, Indépendantistes, Fédéralistes, Réformistes, peu importe à la condition d’être présent(e) et de faire les lectures, les exercices, accompagné des Normes,
    des petits groupes, autonomes, indépendants de tout parti politique, bénévoles, des petits groupes autocéphales, (autocéphale : qui ne dépend que de soi-même, qui a sa propre hiérarchie, autonome),
    des petits mouvements, autonomes, indépendants de tout parti politique, bénévoles, tout doit être gratuit, pour diffuser l’indépendance Politique du Québec, avec, selon ton goût, ton désir, avec de la sensibilisation, de l’enseignement, interactif,
    (il faut que ce soit de l’enseignement et que cet enseignement soit interactif),
    sur l’Histoire du Québec, accompagnée d’une Norme tirée des Normes de Maurice Séguin, cette pensée éclairante, et stimulante, pour avancer lentement, mais sûrement et,
    malgré les obstacles, lentement mais sûrement, un pas à la fois, un kilomètre à la fois, des pas d’escargot OGM, (escargot génétiquement modifié : escargot qui ne s’attaque pas aux récoltes),
    avec du travail sérieux, avec de l’enseignement de l’Histoire du Québec, dans des petits groupes de maximum de 14 personnes, (donc minimum 2 personnes, maximum 14 personnes) et ce, avec et pour toi, un petit groupe, un petit mouvement, indépendantiste, autonome, autocéphale, bénévole, et indépendant de tout partie politique, vers un Québec libre,
    un Québec, «État français, souverain, jouissant de la reconnaissance juridique internationale».
    (Fin de l’extrait)
    L’État-nation canadian est un empire.
    Peu importe qu’on soit d’accord ou non avec le style de pédagogie proposée ci-devant, il n’en demeure pas moins qu’elle est absolument nécessaire. Les indépendantistes doivent faire comprendre l’essence de l’indépendance et faire valoir tous les avantages fondamentaux d’en jouir pour agir par soi collectivement. Cette démarche implique la fin d’une soumission et de privations essentielles par un autre État qui nous superpose et nous subordonne de facto par son statut d’État fédérant, détenteur de l’imperium [étymologiquement : «ordre, commandement» (v. empire).
    L’État-nation canadian est un empire qui pratique un type de colonisation d’exploitation ou «l’empire est l’ensemble formé par une NATION dominante (et constitutionnellement fédérante) entourée de ses colonies d’exploitation» (en l’occurrence la nation québécoise et les nations autochtones, voire même les autres provinces). Cette pratique politique-domaine-de-l’action est bien celle de Justin Trudeau qui complète l’œuvre de son père sur l’unité constitutionnelle de l’empire dont il était le valet de l’Autre. Et Jean Chrétien a été le suivant.
    Maintenant, Justin Trudeau est aujourd’hui l’incarnation complète de cette vision pancanadienne unitaire. Le sel de cette pensée vous le trouvez dans la création des Chaires du Canada et la Fondation Pierre Elliot Trudeau et ses domaines d’enquête prioritaires.
    Nos «cinq mousquetaires» péquistes ont besoin de se réveiller assez vite pour comprendre ce qui leur tombe sur la tête déjà et tout ce qui vient avec les commémorations du150e anniversaire de l’Acte de l’Amérique du Nord BRITANNIQUE (A.A.N.B) de 1867 – très justement nommé de son nom propre – et après sous le contenu du PLAN élaboré par le gouvernement libéral (?) de Justin Trudeau, fils.
    Peut-on croire sincèrement que «l’étrier du fédéralisme» va se relâcher complètement parce qu’il y aura un referendum ? NON! La surveillance va s’accroître proportionnellement au temps qui restera à vivre avant l’échéance fatidique. La réponse se trouve dans les axes de réflexion de la Fondation du père de Justin. Le chemin est déjà exploré pour son fils. Ne vous inquiétez pas, il ne le trahira jamais. (Cf. LA FONDATION PIERRE ELLIOTT TRUDEAU - PLAN D’AFFAIRES 2015-2016 Préparé pour Industrie Canada Juin 2015.
    Cette Fondation de bienfaisance indépendante (?) chante la gloire du Canada en créant systématiquement un vaste réseau de personnes que vous retrouverez et que l’on retrouve déjà dans toutes les sphères d’activités canadiennes et surtout dans les universités canadiennes (incluant celles du Québec). Cette fondation à quelques centaines de millions à sa disposition pour préparer des doctorants formés dans l’esprit de consolider avec conviction et détermination l’unité canadienne. L’idéologie fédéraliste fait partie de la panoplie de leurs discours sociétaux.
    Nos «cinq mousquetaires» auraient intérêts à méditer sur cette situation. La première chose qu’ils (et elles) devraient faire consisterait à sortir de leur entre soi, de leur assurance politicienne et de s’engager avec ouverture d’esprit dans une conversation avec le public. Vous n’avez pas à nous convaincre de l’obligation d’un referendum mais plutôt de nous expliquer les tenants et aboutissants de l’indépendance. Sur ce point, vous avez besoin d’aide, car vous ne voyez pas le train «canadian» passé sous vos yeux.
    Manquez-vous de courage, d’ambition ? Avez-vous pris du retard sur les ambitions collectives du peuple ? Qu’est-ce qui vous fait peur ? Seriez-vous comme Gilles Bousquet qui ne cessait de nous répéter sur Vigile qu’on devrait éviter de «frapper un mur» si on défendait l’indépendance du Québec.
    À part les membres de votre parti, il existe tout une société à votre service qui piaffe depuis cinq décennies pour réaliser un «État souverain, français, jouissant de la reconnaissance juridique internationale».
    Comme représentants politiques, à votre corps défendant, vous êtes l’oligarchie susceptible d’être les artisans de l’émancipation. La masse a besoin de vous. Elle exercera son pouvoir démocratique sur l’impulsion que vous-mêmes vous leur donnerez. Car il faut attribuer un grand rôle aux hautes classes de la société qui sauront s’appuyer sur une partie de la masse. Or, cette masse critique existe. Qu’attendez-vous pour leur parler ?
    Réveillez les médias à votre cause fondamentale. Pour y arriver, vous devez de toute urgence vous entendre. Le public et, surtout, les médias, se demandent quand viendra enfin votre signal unanime sur l’objectif. Cessez cette procrastination référendaire. Vous êtes dans le conformisme (1) et l’immobilisme. Bougez!
    ________________
    (1) Définition : Le conformisme est l'attitude passive consistant à se soumettre aux idées communément admises, aux usages, aux comportements, aux règles morales, à la façon de parler du plus grand nombre, du milieu ou du groupe auquel on appartient. Synonymes : académisme, mimétisme, panurgisme, suivisme, traditionalisme. Terme antinomique : non-conformisme, anticonformisme. ICI.
    Errata
    Dans ma chronique, la phrase qui suit doit être modifiée ainsi :
    «Autrement dit, vous continuerez à creuser la fosse de l’assimilation totale.»

  • Marcel Haché Répondre

    3 août 2016

    Entre le fédéralisme et l’Indépendance, il y a Nous, la nation. C’est Nous la nation.Ce n’est pas le West Island, depuis toujours contre Nous. Le référendum Nous divise.
    Le cœur du Québec, je veux dire sa Force, je veux dire en particulier cette génération des 25-40 qui Nous anime encore si fort, mais qui pourrait s’éteindre et abdiquer dramatiquement aussi… cette génération ne permettra plus jamais qu’un référendum Nous divise. Avis aux référendeux. Le cœur de la nation Nous bat encore très fort. Il pourra être question de référendum lorsque Nous Nous serons rassemblés.
    Le cœur de la nation, cette génération puissante des 25-40 ans, n’est pas maintenant davantage « contre » l’Indépendance qu’en d’autres temps d’autres générations furent « contre » la nationalisation de 1963. Mais il était apparu cette évidence il y a longtemps que d’abord réunie, la nation pouvait nationaliser…Cela avait inquiété le West Island (bien plus que l’électorat du West Island, cet électorat depuis toujours constitué de libéraux « automatiques » comme disait René Lévesque, et qui voteraient Non automatiquement).
    À l’occasion de la grande nationalisation, nos ennemis (à Nous) percevaient dès lors, précisément, tout le millage politique qu’une nation rassemblée pouvait faire. C’est là qu’ont commencé les grandes manœuvres d’Ottawa, et qui ont culminé en 1982. Pourquoi le P.Q. serait-il maintenant incapable de se montrer digne des générations de politiques, politiciens et politiciennes, qui l’ont précédé et qui ont réussi une nationalisation dont il faut bien que ce n’était pas une opération à la mode en Amérique du Nord ?
    Le référendum ne peut plus être un trait d’union entre les fédéralistes et les souverainistes. Cette phase politique est terminée (depuis très longtemps). S’entêter à promouvoir un référendum est la chose la plus anti-électorale que le P.Q. puisse faire. Évidemment, cela fait sans doute plaisir aux militants qu’il le fasse, mais cela enquiquine l’électorat, et tout particulièrement le cœur de la nation.
    Conséquemment, ici une très-très humble suggestion : le P.Q. pourrait parler du fédéralisme avec plus d’intelligence (Richard Le Hir le fait souverainement et n’est pas moins indépendantiste pour cela), et parler des fédéralistes les plus vendus au fédéralisme… avec, disons, juste un tipeu, oui, oui, juste un tipeu plus de mordant peut-être…On jase.

  • Normand Paiement Répondre

    2 août 2016

    « On ne fait pas pousser les fleurs en tirant sur les pétales. »
    Ce dicton est ridicule!
    Il conviendrait de le remplacer par: "C'est en leur donnant de l'engrais qu'on aide les fleurs à pousser."
    La plus grande erreur du PQ aura été, depuis toujours, de négliger de donner de l'engrais au projet indépendantiste.
    Et ça continue de plus belle!
    Quand les dirigeants péquistes comprendront-ils enfin que le meilleur moyen de réaliser l'indépendance, c'est encore d'en faire la promotion sans relâche afin de convaincre la population des avantages que présente cette option?...

  • Bruno Deshaies Répondre

    31 juillet 2016


    La Côte Gilmour pour monter sur les Plaines d'Abraham à Québec.
    Sur le sentier construit par Patrimoine Canada voici ce que le gouvernement fédéral et le Canada vous promettent : «Une Colonie à Conquérir. A Colony to Conquer.»
    Une photo du panneau ci-incluse nous explique le Canada-Uni de 1867 du fédéralisme coast to coast to coast. Ce panneau dont je vous parle vous ne le retrouverez pas sur le site de Patrimoine Canada. Cependant, tous les touristes vont le voir et le lire.
    De la pure propagande concoctée par des «historiens» pour immortaliser le 150e anniversaire du Canada de l'ancienne Province of Quebec devenue le Canada du XXIe siècle des assimilés du Canada-Anglais.
    À l'unité pancanadienne doit s'opposer l'unité québécoise comme unité politique, française et souveraine, jouissant de la reconnaissance juridique internationale.
    L'indépendance politique et nationale doit être affirmée sans équivoque. Que les cinq protagonistes dans la course à la chefferie du PQ se le disent tous les jours et qu'ils et elles s'entendent clairement. Que la convergence commence maintenant entre eux. (Trouvez les moyens pour y parvenir en août.) Et dites-le avec conviction au public du Québec. Les pleutreries sont terminées. Du courage! Vous devez adopter l'optique indépendantiste comme vous l'a expliqué l'indépendantiste Pierre Daviau dans sa Tribune libre de 2007.
    Bruno Deshaies, 13-07-2016