Couillard accepte de rencontrer les chefs autochtones

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Les pressions font effet





Philippe Couillard accepte de rencontrer les chefs des Première nations au sujet des mauvais traitements que des policiers auraient infligés à des femmes autochtones.

Piqué au vif mardi par l'ultimatum lancé par le grand chef Ghislain Picard, le premier ministre a finalement convenu de s'entretenir avec les leaders autochtones à Montréal mercredi prochain, le 4 novembre.

M. Couillard réfute toutefois l'accusation des leaders des Premières nations, qui le tiennent responsable de la crise entre les autochtones et les policiers de la Sûreté du Québec de Val d'Or.

«Toute la société est responsable», a réagi mercredi M. Couillard à l'Assemblée nationale.

Mais l'opposition ne lâche pas le morceau. Pour une deuxième journée consécutive, péquistes et caquistes ont accusé le gouvernement libéral de laxisme dans le dossier des femmes autochtones.

La ministre Lise Thériault a dû une fois de plus défendre sa décision de confier l'enquête sur les allégations d'abus physiques et sexuels par des agents de la SQ au même corps policier, il y a cinq mois.

«Tout ce que nous avions, c'est un groupe de femmes autochtones qui alléguaient, j'en conviens, des faits graves — ne serait-ce que des abus policiers, c'est des faits graves — qui alléguaient envers un groupe de policiers. Il n'y avait pas de cas concret, il n'y avait aucun nom qui était disponible!»

Pour le député péquiste Pascal Bérubé, les arguments de Lise Thériault ne tiennent pas la route puisqu'elle était au courant de l'ampleur des allégations dès la mi-mai.

Dans une lettre envoyée à la ministre le 15 mai dernier, la directrice générale du Centre d'amitié autochtone de Val d'Or l'informe «d'allégations sérieuses d'abus sexuels graves incluant des femmes autochtones par des policiers de la Sûreté du Québec de Val-d'Or».

Le chef caquiste François Legault accuse le gouvernement de s'être traîné les pieds pour la mise sur pied du Bureau d'enquêtes indépendantes, qui n'est toujours pas fonctionnel plus de deux ans près l'adoption du projet de loi. Selon lui, c'est à cet organisme que devrait revenir le mandat d'enquêter sur le comportement des policiers de Val d'Or à l'endroit des femmes autochtones.



– Avec la collaboration de Régys Caron




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