Avec des indépendantistes comme vous...

Tribune libre 2011


M. Frappier,
avec des indépendantistes comme vous, le PQ et le Bloc n'ont vraiment pas besoin d'ennemis !
Pourquoi ressortez-vous des boules à mite [ce texte complètement désuet->37872]?
Alors qu'il faudrait se serrer les coudes dans l'épreuve et riposter à nos nombreux ennemis fédéralistes,
que faites-vous ? Vous tirez sur le seul parti qui peut prendre le pouvoir bientôt et faire avancer notre cause
jusqu'à un prochain référendum.
Vraiment pathétique. Dans le genre auto-mutilation, vous êtes fort.
Vous avez une grande responsabilité à la direction de ce site. Malheureusement, ce que vous venez
de publier n'aide en rien à l'avancement de notre projet de pays, bien au contraire.
Je souhaite de tout coeur que vous repreniez vos esprits.
Louis Fournier, 66 ans,
_ indépendantiste depuis 50 ans.

Squared

Louis Fournier33 articles

  • 55 920

* Journaliste et syndicaliste à la retraite, Louis Fournier a travaillé à
CKAC, Québec-Presse, Le Jour et Radio-Canada, puis au Fonds de solidarité et
à la FTQ. Il a publié plusieurs ouvrages sur l'histoire du Québec et celle
du mouvement ouvrier.





Laissez un commentaire



10 commentaires

  • L'engagé Répondre

    7 mai 2011

    Parce que les boulets de l’indépendance sont malheureusement le Bloc et le P.Q.
    Monsieur Parizeau a voulu profiter de la conjoncture sans faire assez de pédagogie dans des circonstances bien meilleures (et nous avons perdu), mais avec une démarche claire. Marois n’a pas le mérite de cette clarté.
    Demande-t-elle les coudées franches pour faire fi de la souveraineté ou pour la réaliser ? Marois est une technocrate. Si un chef du P.Q. convainc ses membres en montrant qu’il est déterminé à faire l’indépendance, il pourra jouer comme il veut, pour des raisons stratégiques avec les articles du programme du P.Q.
    Il doit cependant faire la preuve de sa cohérence et de la clarté de sa démarche.Vous vous dites militant depuis 50 ans ? Ouvrez vos boites de 70 et 76, vous trouverez des documents bleus sur l’indépendance, des argumentaires, un passeport, des dépliants. Qu’avez-vous aujourd’hui dans votre boite de 2011.
    Je n’ai jamais vu Marois faire du porte-à-porte pour ni organiser une campagne de militantisme pour l’indépendance seule. Pourquoi ? Je ne suis pas membre du P.Q. et je consacre une bonne partie de ma vie, de mes conversations de mes actions à faire la promotion de l’indépendance.
    Si je suis face à des profs, des artistes, des directeurs d’institution, des fonctionnaires, je parle d’indépendance, de la langue où je prépare le terrain pour des interventions futures. Je m'assure que tous mes amis intellectuels comprennent bien l'urgence et la gravité de la situation.
    Aurais-je cette liberté si je me présentais comme péquiste ? J’ai écrit à Marois. Plus d’une fois. M’a-t-elle répondu, vous croyez ? Je pensais à tort pendant longtemps que le problème du P.Q. était les membres radicaux qui empêchaient les chefs de gouverner correctement.
    J'ai fait mes devoirs, je me suis instruit et j'ai réalisé que ce n'était pas le cas. Sous le tandem Bouchard-Landry, un homme très compétent donnait des formations sur l'indépendance au P.Q. Quand les chefs l'ont su, ils lui ont mis des bâtons dans les roues.
    Il ne menaçait nullement leur direction, il formait des militants à la pensée indépendantiste.
    Vigile et Monsieur Frappier font ce qu'ils doivent faire : la promotion de l'indépendance.
    Je dois d'ailleurs vous faire remarquer que le P.Q. et le Bloc ne se sont pas montrés très solidaires de Vigile ces derniers temps....

  • Archives de Vigile Répondre

    7 mai 2011

    Comme si la nation québécoise et son avenir dépendait d'un parti politique. C'est du chantage.
    La nation québécoise a démontré de quoi elle est cappable le 2 mai. Elle peut mettre qui elle veut et quand elle veut au pouvoir et elle peut en démolir complètement en un seul coup.
    C'est ce pouvoir que le PQ n'a jamais su ou voulu nourrir et faire progresser pour transformer cette force en actions concretes.
    Que des paroles. Que des discours. La mobilisation de la nation dans le strict intérêt du parti lui-même.
    Regardez la réalité en face. Depuis 30 ans nous n'avons vu au Québec que l'établissement d'institutions fédéralistes et anglophones.
    Même le monopole médiatique de power Corporation est né sous un gouvernement péquiste.
    L'éducation nationale et identitaire se fait dans les écoles des communautés immigrantes et aglophones. Aucune éducation nationale identitaire pour la nation québécoise.
    Le mouvement souverainiste péquiste est réduit à une seule chose ; la carrote d'un référendum éventuel sur l'indépendance de la province, pas de la nation. Qui va posséder ce territoire indépendant, personne ne le sait et ne le dit.
    Aucun investissement n'a été fait pour établir un réseau solide représentatif de la nation québécoise afin de développer un sens d'appartenance et de soutien collectif, comme toutes les autres communautés en ont. Aucun support aux institutions chétives privées, mises sur pied par des individus, qui peines à subsister et se faire connaître. Rien pour nous dire "ça c'est à nous".
    Le PQ nous propose plutôt, si au pouvoir, une sorte de ministère en recherche sur l'indépendance de la province.
    Surtout pas un centre de recherche, un musée, de la nation québécoise. Même les recherches de généalogie de notre nation est l'oeuvre de particuliers.
    Cette nation on l'a vu à l'oeuvre, le 2 mai. Elle en a assez des discours creux et veut des actions concrètes. Assez d'être mise dans l'ombre pour ne servir que de bétail électoral pour des partis qui cherchent le pouvoir d'une province à laquelle il réserve l'exclusivité de l'identité nationale et de l'indépendance. Assez de se faire dire "contentez-vous de voter, laissez-nous agir".
    Bein elle a agit cette nation. Elle s'est mobilisé sans institution représentative, sans congrès, sans conseil.
    On dit d'elle maintenant qu'elle est un banc de poissons. Étonné qu'elle se meut comme un seul corps, sans guide, sans chef, sans bureau ni quartier général.
    Une nation qui ne possède que son instinct.
    Elle est déjà indépendante cette nation, pas "indépendantiste". Mais elle est dépossédée. Elle n'a rien en son nom. Et le PQ qui cherche à lui prendre, comme pour se faire l'unique organe représentatif, s'assurant qu'il n'y en ait pas d'autre.
    Il y avait aussi le Bloc.
    La nation québécoise n'est pas dépendante d'un parti. Si le PQ veut servir la nation, qu'il s'engage à lui donner les institutions et outils qui porteront son nom et l'établiront comme possesseur et gestionnaire légitime de son pays et tout ce qu'il contient.
    Pas "du Québec" mais "des Québécois".

  • Archives de Vigile Répondre

    6 mai 2011

    Avec des voteurs lobotomisés...
    S'ils ont fait le coup au Bloc, ils le feront au PQ...
    DU CHANGEMENT! disaient-ils...
    Quand un banc de poissons capte un signal, c'est un virage en U simultané. Rien de raisonné, comme l'avoue sur Cyberpresse celle qui titre: M. Duceppe, je regrette de vous avoir sacrifié mais je le referais pour AGIR!...(j'aimais pas votre pancarte...)
    C'est donc d'éducation politique que nous manquons.(qu'est -ce qu'une Nation? Demandons aux Écossais, après 300ans de persévérance... le changement...) D'un réseau pédagogique permanent qui renseigne l'électeur, faute de médias libres. De tout ça, on pérore ici depuis des années, puis des nouveaux arrivent et on recommence à tourner en rond. L'union des forces indépendantistes n'est pas venue, et c'est par manque de lien. Or, ce lien il existe maintenant, et il célébrera la fête des Patriotes par un spectacle le 21 mai, Olympia de Montréal, c'est: "CAP SUR L'INDÉPENDANCE".
    http://www.capsurlindependance.org/

  • Archives de Vigile Répondre

    6 mai 2011

    Il y a une ou deux semaines, au Club des Ex, à Radio-Cadenas, Liza Frulla, tout à coup, lève les baguettes en l'air et s'exclame : « Ah ! Jean-Pierre, arrête ! On n'est quand même pas une colonie opprimée ! » Sur quoi, Durivage est intervenu et on est passé à un autre sujet. Jean-Pierre Charbonneau n'a pu répliquer et on ne saurait donc présumer de ce qu'il aurait dit.
    Or, le problème, au PQ, c'est qu'il y en a des tas d'autres qui, à l'envolée de la Frulla, se seraient empressés de répondre : « C'est vrai, Liza, on n'est pas une colonie opprimée, mais... ».
    Toujours cette damnée manie de banaliser jusqu'à plus-soif la domination que nous subissons depuis plus de deux siècles ! Toujours ce damné angélisme ! Et tout cela sous prétexte qu'il n'y a ni famine dans nos chaumières, ni bain de sang dans nos rues. Comme si le colonialisme était inconcevable sans famine ni tuerie !
    Il y a colonialisme, il y a domination coloniale quand un peuple, en général par suite d'une conquête militaire, impose ses lois et ses magistrats à un autre peuple, point ! Par conséquent, oui, notre peuple est soumis à un ordre colonial. Et cet ordre colonial, sous le nom actuel de fédéralisme, menace jusqu'à notre existence même comme peuple. Ce n'est pas qu'un détail, ce n'est pas qu'une bagatelle, cela. Or, quand donc le PQ parle-t-il de cela ? De cela et de tout ce qui en découle, notamment l'abject surfinancement des universités de langue anglaise auquel, faut-il le préciser, correspond le mortel sous-financement des nôtres ?
    M. Frappier a souvent pris la défense du PQ et le fera sans nul doute encore bien souvent. Cela dit, quand, comme bien d'autres indépendantistes, il adresse des reproches au PQ, ce n'est jamais pour cause de radicalisme, mais bien pour cause d'angélisme. De tels reproches sont aux entipodes de ceux que formulent nos ennemis fédérâleux et n'entraînent pas du tout les mêmes conséquences. Ils sont plutôt de nature à nous rappeler que notre cause, celle de l'indépendance, vaut la peine d'être défendue avec force et fierté.
    Luc Potvin
    Verdun

  • Marcel Haché Répondre

    6 mai 2011

    M. Louis Fournier.
    L’axe gauche-droit fait continuellement interférence dans la question nationale. Il est devenu impossible de satisfaire toutes les sensibilités.
    Quant à moi, à peine plus jeune que vous, indépendantiste aussi depuis très longtemps, j’aurais tellement apprécié qu’existe naguère un site comme Vigile. La mienne, ma sensibilité, aurait souvent heurté celle de bien des adorateurs de René Lévesque.
    Vous aimez le hockey ? Vous savez bien qu’on n’aime pas également tous les joueurs d’une équipe. Et vous savez bien aussi que ce sont les joueurs de premier trio, les plus talentueux, qui sont les plus critiqués.

  • Archives de Vigile Répondre

    6 mai 2011

    J'abonde dans le sens de Louis Fournier.
    Comme si molester un animal le rendait plus serviable.
    La stratégie de votre site est particulièrement tuante. Soyez autre chose que pleurnichard, donneur de leçon, commandeur des abîmes et quoi encore...
    Comme stratège vous êtes un démobilisateur!
    Parfois on dirait que vous êtes anti PQ. Je me désole à vos commentaires douteux!
    Gaëtan Dostie

  • Yves Rancourt Répondre

    6 mai 2011

    Bonjour monsieur Fournier,
    Je ne voudrais pas ici critiquer monsieur Frappier qui fait un travail remarquable sur ce site mais je dois vous donner raison sur un point: il est regrettable qu'au moment où le famille souverainiste devrait faire montre d'une solidarité à toute épreuve, on voit autant de témoignages dénonçant le seul parti qui peut réalistement reprendre le pouvoir aux prochaines élections et amorcer une démarche pouvant mener à la souveraineté du Québec.
    On a vu le 2 mai que les forces fédéralistes disposent de moyens redoutables pour amener des gens à voter dans le sens de ce qu'elles souhaitent; quelques sondages biaisés et une cohésion exemplaire des médias ont suffi en quelques jours à peine à amener massivement l'électorat québécois à voter pour le NPD.
    Face à des adversaires aussi redoutables et bien organisés, il est évident qu'on ne peut se lancer dans la bataille si on est divisé. Elle serait perdue d'avance. Je ne sais si c'est par naiveté ou inconscience de la puissance des forces fédéralistes, mais plusieurs semblent de toute évidence croire que l'on pourra gagner même en continuant de se frapper entre nous. C'est vraiment désolant.
    Salutations à vous.

  • Gérald McNichols Tétreault Répondre

    6 mai 2011

    Monsieur Fournier,
    Le texte de Monsieur Frappier constitue une opinion partagée par beaucoup de personnes à tort ou à raison. Ces personnes ne sont pas plus que vous de mauvaise foi. Il ne faut pas frapper les personnes qui s'expriment ici. La discussion politique demande une grande ouverture à l'autre et elle est essentielle. Elle n'existe pas en dictature. Dans le pays que nous souhaitons, les gens auront le droit de parler librement. Je comprends que cette semaine tout le monde soit ému à cause du choc électoral de lundi. Mais ne pensez-vous pas qu'il serait plus salutaire de comprendre ce qui amène Monsieur Frappier et plusieurs autres personnes à penser de la sorte. Ainsi vous pourriez rendre service au parti politique que vous défendez en lui proposant une façon significative de rassurer ces personnes.
    Gouverner et changer les structures d'un pays en même temps n'est pas une chose facile. Peut-être faudra-t-il un jour accepter l'idée qu'il faille d'une part un (ou un regroupement de) parti(s) politique(s) indépendantiste(s) qui vise(nt) à gouverner et aussi un mouvement indépendantiste qui se charge essentiellement regrouper les forces indépendantistes, d'organiser et de financer les diverses manifestations, évènements et célébrations publiques essentielles à la fédération des citoyens, de structurer le projet et de mobiliser et réunir l'ensemble de la population en faveur de l'indépendance. Avouez que de tout demander à un seul parti politique n'a pas réussi depuis les 50 ans que vous militez. Si on veut un pays, il faut envisager les moyens concrets d'y arriver et non demander à un seul parti de le faire apparaître comme par magie ou comme s'il nous était dû par le ciel. Il faut éviter surtout de s'exclure les uns les autres, d'exclure aussi "les autres" comme nos frères Amérindiens, Anglo et Néo québécois. Le parti Québécois comme le Bloc sont des partis souverainistes, mais aucun parti ne peut avoir le monopole de l'indépendance, ce doit être le projet de toute une société. Il faut donc en plus des partis indépendantistes une ou d'autres structures capables d'inclure l'ensemble de la société québécoise avec pour seul objectif l'indépendance. Si le projet d'indépendance n'a pas été approuvé par les Québécois, c'est peut-être parce qu'il n'a pas été suffisamment élaboré et que beaucoup de gens ont peur de perdre au change. Il faut écouter attentivement ces personnes. Ce travail, ni le parti Québécois, ni le gouvernement qu'il entend former ne pourront l'accomplir seul.

  • Jeannot Duchesne Répondre

    6 mai 2011

    M. Fournier, les vrais ennemis du P.Q. et du Bloc sont dans les cercles fermés de leur hiérarchie complètement déconnecté du peuple. Ils se sont approprié la cause de l'indépendance dans des buts opportunistes et ils se foutent de l'électeur. L'électeur n'est seulement qu'un homard à attraper dans une cage.
    L'indépendance du Québec n'est pas pour demain et ce ne sera pas le P.Q. qui nous y amènera. Ce parti a vieilli prématurément et s'est scandaleusement embourgeoisé.
    Jeannot Duchesne

  • Mario Boivin Répondre

    6 mai 2011

    Monsieur Fournier,
    Je partage votre point de vue et cette attitude ne date pas d'hier.
    Voilà ce qu'est devenu Vigile, en plus d'être maintenant un point de vente des caricatures de fiston !