Le rapprochement franco-russe est un pur spectacle qui ne débouchera sur rien
Si l’heure est au réchauffement entre Paris et Moscou après la rencontre au format 2+2, il faudra juger sur les actes, et non sur les paroles, estime Philippe Migault. Le sommet 2+2 franco-russe qui s’est tenu hier à Moscou, réunissant les ministres des Affaires étrangères et de la Défense français et russes, constitue une vraie bouffée d’air frais. Entre les deux pays, les tensions s'accumulent depuis six ans. Au point qu’il n’est plus possible, en France, de défendre la nécessité d’un rapprochement avec la Russie sans se faire traiter de collabo ou d’agent du Kremlin par de courageux internautes anonymes. Cette reprise du dialogue permettra peut-être, enfin, de calmer les passions et d’échanger avec assertivité.