Entrevue avec un quotidien breton

Un autre faux pas de Ségolène Royal

Pauline Marois lui aurait dit qu'il n'y aurait pas d'autre référendum

Ségolène Royal en visite au Québec - septembre 2007

Plongée dans le blitz de sa fin de campagne dans Charlevoix, Pauline Marois est mise sur la défensive par Ségolène Royal, celle-ci affirmant qu'«il n'y aura pas de référendum sur l'indépendance au Québec».
Le feu a été allumé par la publication hier d'un article dans le quotidien breton Le Télégramme. On y rapporte une déclaration de l'ex-candidate à la présidence française lors de son passage au Québec cette semaine. «Il n'y aura pas de référendum sur l'indépendance au Québec, d'ailleurs Pauline Marois me l'a dit. Je ne crois pas trahir un secret en disant cela», a affirmé Ségolène Royal mercredi soir en marge d'une rencontre avec des écologistes.
Devant le potentiel explosif de la situation, le Parti québécois a cherché à «rectifier la perception véhiculée». Selon le PQ, le discours de Pauline Marois n'a pas changé d'un iota depuis son retour au parti, en mai dernier, c'est-à-dire que le PQ «doit rompre avec le piège d'échéancier» référendaire et prendre en compte la volonté des Québécois de ne pas avoir de référendum «maintenant».
«Aucun peuple ne peut renoncer à sa souveraineté. Aucun parti n'a moralement le droit d'écarter d'une manière définitive le droit d'un peuple à s'autodéterminer. Mais tout le temps et toute l'énergie passés à débattre la mécanique sont du temps et de l'énergie qui ne sont pas consacrés à convaincre de la nécessité de cette souveraineté», s'est défendue Mme Marois par voie de communiqué.
Mme Royal a eu un entretien privé avec Mme Marois, tout comme avec les autres chefs de parti. Invitée à plusieurs reprises par les journalistes du Québec à se prononcer sur la question nationale, elle avait réussi à éviter ce terrain glissant. Mme Royal s'est toutefois montrée plus loquace avec un compatriote français. Étonnamment, elle a fait cette déclaration sur la politique intérieure du Québec après avoir commis un faux pas de même nature en janvier dernier.
Alors qu'elle était en pleine campagne présidentielle, Mme Royal avait en effet reçu la visite du chef péquiste de l'époque, André Boisclair. Après cet entretien, la candidate du Parti socialiste avait affirmé être favorable à «la liberté et la souveraineté du Québec». La réplique n'avait pas tardé. Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, avait rappelé à Mme Royal «qu'il est tout à fait inapproprié pour un leader étranger de se mêler des affaires démocratiques d'un autre pays».


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