Quelques idées pour le Québec

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Il faudrait avant tout rapatrier les pouvoirs de taxation qu'Ottawa nous a pris lors des guerres mondiales


Le ministère des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF) a dévoilé vendredi sa nouvelle vision du Québec à l’international. Un virage résolument économique a été mis de l’avant par la ministre Nadine Girault, non seulement quant à l’attraction des capitaux internationaux, mais également sur l’attraction des talents étrangers vers nos universités et vers nos entreprises.


L’accent est également mis sur le développement de l’exportation des entreprises québécoises, notamment des entreprises en électrification des transports.


Ce virage annoncé est intéressant, mais passe à côté de plusieurs occasions d’internationalisation pour le Québec. En effet, il est grand temps pour le Québec de se doter d’une politique beaucoup plus ambitieuse des relations internationales.


Voici quelques exemples d’idées et d’occasions que le gouvernement québécois pourrait mettre en place :


1. Le développement d’un réseau de cégeps à l’extérieur des frontières du Québec. Comme l’a suggéré Jean-Benoît Nadeau dans une chronique du 30 janvier 2017 (« Le cégep de New York »), il serait intéressant pour le Québec de se doter d’un réseau de cégeps dans des grandes villes du monde, comme Paris, Dakar, Casablanca, Bogotá, etc.


Ces cégeps auraient pour mission d’offrir des cours de francisation (en français québécois) aux potentiels immigrants des pays non francophones avant leur arrivée au Québec. Les cégeps pourraient également offrir des cours déjà reconnus par le ministère de l’Éducation aux immigrants afin de favoriser leur intégration rapide au marché du travail québécois. Aussi, ces cégeps permettraient à des Québécois de poursuivre leurs études à l’étranger dans un de nos établissements.


2. La création d’un Institut québécois, à l’image de l’Institut suédois (Svenska institutet), qui aurait pour objectif de coordonner l’ensemble des ministères et des grandes entreprises québécoises dans le développement d’une image de marque du Québec. Il aurait également pour mandat de coordonner l’attribution des bourses aux étudiants étrangers désirant venir étudier ici et de participer à l’organisation d’événements culturels à saveur québécoise partout dans le monde en collaboration avec le réseau de délégation du MRIF. Cette agence publique intégrerait donc plusieurs mandats déjà répartis entre différents ministères (Relations internationales et Francophonie, Tourisme, Culture, Éducation) sous un même toit.


3. Le développement d’un Télé-Québec international (radio et télévision) permettrait aux créateurs télévisuels et cinématographiques d’ici d’exporter leurs oeuvres à l’international. Bien que TV5 Monde fasse un bon travail de diffusion, cette nouvelle chaîne pourrait présenter le meilleur du contenu québécois, qu’il ait été produit sur une chaîne publique, une chaîne privée ou sur le Web. Un seul canal centralisé permettrait sans doute de faire rayonner encore davantage notre culture à l’étranger.


4. Une demande pour devenir État observateur au Conseil nordique (Nordic Council) permettrait de rapprocher le Québec des pays nordiques tels que la Suède, la Norvège, la Finlande ou le Danemark. Ces pays ont de nombreuses similarités, notamment quant au modèle social, avec le Québec et deviendront, en raison du développement de plus en plus anticipé des routes nordiques du commerce, des partenaires de choix pour le développement économique du Québec.


Au-delà des considérations économiques, il est important pour le Québec d’affirmer sa place à l’international et les idées ne manquent pas, un peu d’audace et des investissements judicieux offriraient sans doute des perspectives encore inexplorées pour le Québec.









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