Célébrer la fierté d'être québécois et rien d'autre

Pour le retour du salut au drapeau québécois quotidien à l'école

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Tribune libre

Je suis de la génération qui a connu la séance du salut au drapeau le vendredi après-midi dans la grande salle, un événement récurrent qui venait clôturer la longue semaine de classe.



J'estime que ce serait une bonne chose de retourner à cette cérémonie en en faisant un événement quotidien, en début de journée, dont l'objectif serait d'insuffler l'amour de la patrie à nos jeunes du primaire et du secondaire.



À la différence près que ce serait désormais le salut au drapeau québécois, comme cela va de soi, avec une chanson appropriée qui remplacerait le Ô Canada d'antan.



Il y a déjà eu de nombreux concours d'hymnes nationaux québécois de par le passé, la bonne intention est là. De plus, nos grands chansonniers ont déjà plusieurs chansons d'attachement au pays à leur actif. Ce n'est certes pas le choix qui manque. On pourrait simplement faire entendre l'une de ces chansons avec les paroles à lire.



Qu'on pense simplement à de grandes chansons identitaires comme Les gens de mon pays, de Gilles Vigneault, Le plus beau voyage de Claude Gauthier, Vivre en ce pays, de Robert Charlebois et Pierre Calvé, L'alouette en colère, de Félix Leclerc, Pourquoi chanter, de Louise Forestier, Un peu plus haut de Jean-Pierre Ferland, et tant d'autres encore qui nous soulèvent d'ardeur.



Ce pourrait être aussi de faire entendre chaque jour une chanson québécoise différente avec les paroles à l'écran. De retour en classe de français, les élèves en analyserait le message. Il y a des centaines de chansons québécoises qui reflètent les mille et un aspects de notre vécu collectif. On n'a qu'à penser à Harmonie du soir à Châteauguay de Beau Dommage, En veillant sur le perron de Dominique Michel, À Sainte-Adèle P.Q. de Jean-Pierre Ferland, Québec love de Charlebois, À Québec au clair de lune de Marius Delisle, les chansons thématiques de Sylvain Lelièvre et Clémence Desrochers, et tant d'autres petits bijoux finement ciselés par nos plus grands artistes.



Ce pourrait également être un chant de folklore différent que les enfants apprendraient durant la semaine et qu'ils chanteraient du lundi au vendredi, avec une chanson différente chaque semaine. Cela aurait l'avantage de leur faire découvrir et apprécier toutes ces merveilleuses chansons traditionnelles qu'on retrouvait jadis dans le recueil de La bonne chanson de l'abbé Gadbois et qui appartiennent à notre patrimoine commun, de À la claire fontaine jusqu'à Laissez passer les raftmans bing sur la ring bing bang.



De plus, chaque chant serait suivi par le récit en 5 minutes d'un haut fait historique accompli par l'un de nos illustres ancêtres, ou des anecdotes de la vie quotidienne (on se souviendra avec nostalgie du grand album du Boréal Express qui faisait la joie des jeunes de mon époque).



Pour diminuer les coûts de production, des dizaines d'historiens retraités se feraient un plaisir de rédiger bénévolement ces textes sous forme de capsules mises en ligne sur Youtube, et même plusieurs d'entre eux se feraient un plaisir de venir en lire un à l'occasion devant les écoliers réunis dans la grande salle.



Les anecdotes relatées pourraient mettre en valeur mille aspects de l'histoire du Québec et de son peuple: les grands héros et leurs exploits individuels, l'ingéniosité des premiers pionniers face à un environnement hostile, la résistance à l'envahisseur, la vie militaire, les grands explorateurs, la vie aventureuse des coureurs des bois, la colonisation et l'aménagement du territoire, les grands personnages hommes ou femmes, la vie quotidienne dans les familles, le rôle crucial des Filles du Roy, les grandes familles-souches, les anciens métiers, le travail de la terre, la vie culturelle, le dévouement infatiguable des congrégations religieuses, sans oublier toute la gamme des réalisations modernes, bref, de quoi remplir aisément les 250 jours scolaires annuels.



Le tout pourrait être présenté sous forme de capsules vidéos sur internet que les jeunes regarderaient en groupe.



Le salut au drapeau en soi plus la capsule historique du jour ne prendraient guère plus qu'une quinzaine de minutes en début de journée scolaire, pour commencer du bon pied.



On déplore à juste titre que l'enseignement de l'histoire est devenu le parent pauvre de notre système d'instruction. Ce serait une bonne façon de faire connaître notre glorieux passé à notre jeunesse d'ici et de leur instiguer le sentiment patriotique qui doit nous animer tous tant que nous sommes.



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Réjean Labrie555 articles

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Réjean Labrie, né en 1954, est originaire de Québec. Il a fait une partie de sa carrière dans la fonction publique provinciale.

Il tire une grande fierté d’être un enraciné de la 10ème génération en sol natal. Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique.

Il se considère comme un simple citoyen libre-penseur sans ligne de parti à suivre ni carcan idéologique dont il se méfie comme des beaux parleurs de la bien-pensance officielle.

L'auteur se donne pour mission de pourfendre les tenants de la pensée unique, du politiquement correct, de la bien-pensance, toutes ces petites cliques élitistes qui méprisent le peuple.

L'icône d'identification montre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.

Ses quelque 555 articles publiés en ligne ont été lus plus d'un million de fois par tous ceux qui ont voulu partagé sa réflexion s'étendant sur une période de plus de 10 ans. À preuve que l'intérêt pour une identité nationale québécoise affirmée ne se dément pas, quoi qu'on en dise.





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