Patron de la SQ: Lise Thériault laisse planer le doute

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La patate chaude de Lise Thériault

Québec — La ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, entretient le doute sur le sort qui attend le directeur général de la Sûreté du Québec (SQ), Mario Laprise.
En point de presse, mercredi, la ministre a fait valoir qu’elle n’avait pas été nommée à son poste pour limoger M. Laprise, mais du même souffle, elle a refusé de lui témoigner sa confiance.
«Je ne suis pas la personne qui va décider pour M. Laprise de ce qu’il va faire, mais je n’ai pas le mandat de demander à M. Laprise de quitter ou de le mettre à la porte», a déclaré Mme Thériault, peu avant la séance hebdomadaire du conseil des ministres à Québec.
«C’est à M. Laprise de prendre ses décisions, mais il n’est pas question actuellement de discussions pour demander à M. Laprise de quitter ou de rester», a-t-elle précisé.
Lorsque des reporters lui ont demandé s’il y avait un changement de garde en préparation à la tête de la SQ, Mme Thériault a pris soin de laisser toutes les portes ouvertes.
«En principe, ce n’est pas prévu. Je ne peux pas prévoir pour dans trois mois, dans six mois, dans un an ou dans deux ans. Il y a des décisions qui ne m’appartiennent pas non plus mais je n’ai pas été nominée [sic] au ministère de la Sécurité publique pour mettre M. Laprise à la retraite», a-t-elle déclaré.
Nommé par le gouvernement péquiste à l’automne 2012, l’actuel patron de la SQ n’a pas la cote auprès des libéraux au pouvoir qui le jugent trop proche du Parti québécois.
Mécanisme de nomination
D’ailleurs, à la demande du premier ministre Philippe Couillard, la ministre Thériault planche présentement sur un nouveau mécanisme de nomination du patron de la police provinciale.
L’objectif poursuivi est de mettre l’institution à l’abri de l’influence politique. Le gouvernement libéral propose d’implanter un comité indépendant chargé d’évaluer les aspirants et d’établir une courte liste des meilleurs candidats.
«C’est clair que le premier ministre, ce qu’il m’a demandé, c’est de revoir le mode de nomination pour s’assurer que l’institution qui s’appelle la Sûreté du Québec ne soit pas politisée. On veut que les citoyens aient confiance dans les institutions. C’est la raison pour laquelle on m’a demandé de veiller à un nouveau mode de nomination du directeur général et c’est ce que je vais faire au cours des prochaines semaines», a-t-elle dit.
M. Laprise n’a pas mis de temps à se démarquer après sa nomination à la tête de la SQ en 2012. Il a fait déclencher une enquête sur son prédécesseur Richard Deschesnes et certains de ses collaborateurs concernant l’utilisation inappropriée d’un fonds d’opération.
Des accusations de nature criminelle ont par la suite été portées contre M. Deschesnes et trois autres dirigeants du corps de police.
Par Martin Ouellet


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