Option USA

Québec, Venezuela, même combat!

Chavez : le référendum du 2 décembre 2007


En plus du résultat serré qui me poussait à intituler mon premier texte post-référendaire sur la campagne référendaire au Venezuela Un référendum à la québécoise, un autre élément de similarité vient du fait que l’ambassade américaine ait coordonné une véritable campagne parallèle, illégale, pour le « non ». Il serait donc approprié de parler, ethnocentrisme oblige, d’Option USA.
Quelques jours avant le scrutin, les services secrets vénézuéliens, selon l’avocate Eva Golinger et le professeur James Petras, ont intercepté un mémo de Michael Steere, un agent de la CIA à l’ambassade américaine au Venezuela, destiné au directeur général de la CIA, Michael Hayden. Ce mémo rédigé le 20 novembre 2007, soit 12 jours avant la date du vote référendaire, révèle que la CIA a investi 8 millions de dollars dans le dernier mois de la campagne référendaire vénézuélienne. Il rapporte aussi les stratégies de désinformation et de déstabilisation de la CIA au Venezuela.
Quel a été l’impact de l’interception de ce mémo? Notons-en quelques-uns, en n’éliminant pas les possibles.
- 27 novembre : Le président colombien, Alvaro Uribe retire son appui à Chavez comme médiateur pour la libération des otages détenus par la FARC. Ce retrait mènera plus tard à un gel des relations entre les deux pays. Rappelons que plusieurs Vénézuéliens, surtout dans la partie Occidentale du pays, sont d’origine colombienne. Ce froid a sans doute pu influencer leur vote.
- En fin de campagne, Chavez change quelque peu son discours : il affirme que ses adversaires sont à la solde des Américains, il affirme que ceux qui votent « si » votent pour lui et que ceux qui votent « no » votent pour George Bush, il menace de bloquer l’envoie de pétrole aux Etats-Unis en cas d’intervention américaine et déploie des troupes dans les champs pétrolifères vénézuéliens.
Évidemment, les médias d’opposition en profitent pour insinuer que Chavez, encore une fois, « paranoye ». Les médias petits bourgeois du Québec reprennent insidieusement la charge, par exemple dans cet article mesquin du journal Le Devoir. Bien sûr, on ne peut pas demander aux journalistes d’être informés directement, ce n’est pas leur fonction, ils se contentent de prendre acte de ce que la mère AFP ou Reuters disent ou omettent.
Mentionnons néanmoins au passage quelques erreurs reprises ou inventées par ce journaliste du Devoir :
- La réforme globalement, instituait une décentralisation du pouvoir, accompagnée d’une certaine concentration-centralisation, il est vrai, notamment en réponse aux comportements de certains acteurs lors du coup d’État raté de 2002 contre Chavez (j’annexe par ailleurs une analyse plus détaillée de cette décentralisation pour ceux que ça peut intéresser).
- La réforme constitutionnelle proposait une démocratisation des universités, et non une mise sous tutelle, rien n’était modifié en ce qui a trait à l’autonomie universitaire présentement garantie dans la constitution vénézuélienne.
- Le contrôle du secteur public sur les ressources pétrolières, telle que le proposait la réforme, ce n’est pas aussi large que « la mainmise du président sur les ressources naturelles ».
Le sous-titre de cet article est par ailleurs dédié à l’auteur de cet article, le sien s’intitulait, « Poutine, Chavez, même combat! » Le néo-colonisé mesquin en question porte le nom de François Brousseau.
- Nous avons déjà mentionné dans [notre autre article->10633] les doutes que nos avions sur quelques-uns des pseudo-sondages publiés dans les médias vénézuéliens, ce dont parle explicitement le mémo. Leur intention, apparemment réussie, a été de semer un doute et des craintes dans la psyché vénézuélienne, gonflant l’indécision et le « non » (les gens qui ont peur votent conservateurs). Ça vous rappelle un autre référendum?
- Nous rappelions aussi les craintes que suscitaient le discours et les actions de Raúl Baduel et d’autres acteurs, à propos d’une éventuelle tentative de déstabilisation post-référendaire du régime. Il semblerait que les Américains aient préparé une large tentative de déstabilisation, de l’interne, mais aussi à partir de leurs bases militaires colombiennes.
La providence du côté de Chavez
La providence semble cependant être du côté de Chavez, qui, avec une mince défaite, un haut taux d’abstention et une attitude d’homme d’État face aux résultats, finalement, évite le scénario de la vindicte impériale avec leurs alliés internes et renforce la démocratie. Tout porte à croire que les Américains ont, en quelque sorte, été victimes de leur propre zèle. Ils ne croyaient pas, selon les informations du mémo, être en mesure de gagner le référendum, d’où la nécessité des plans de déstabilisation susmentionnés.
Chavez a aussi su, par cette attitude, renforcer la démocratie vénézuélienne, de l’intérieur, mais aussi face au monde. Un supporteur de l’opposition – je suis dans un milieu très anti-chaviste – remarquait hier, en parlant des médias de l’opposition : « Ils nous donnent une mauvaise image à l’extérieur! » Bref, Chavez aura réussi un bon coup, en quelque sorte, en faisant montre de son respect des normes démocratiques.
Dans ces pays-ci, constamment aux prises avec l’ingérence usaméricaine, il est en effet souvent difficile d’agir de cette manière. Face à l’impérialisme ingérant, l’autoritarisme est parfois de mise. L’autoritarisme au Sud est le fruit de l’impérialisme du Nord. Tant, par ailleurs, l’autoritarisme révolutionnaire, émancipateur, que l’autoritarisme fasciste, contre-révolutionnaire.
Cela vient de la nature même de l’impérialisme usaméricain, un régime mondial fondé sur l’inégalité entre les peuples et, d’ailleurs, idéologiquement consolidé par le racisme larvé dans les actions et les relations internationales. En tant que Québécois, Français ou Européens, on ne peut blâmer les seuls Etats-Unis, car ce pays s’inscrit dans un cadre plus large, celui de la civilisation occidentale, dont on fait partie.
Le suprématisme occidental s’exprime de différentes manières, mais, essentiellement, il vise à légitimer l’inégalité par la dépréciation de l’autre, justifiant les doubles standards : la démocratie en Occident, l’autoritarisme dans le reste du monde. M. Brousseau illustre assez bien ce type de phénomène, lorsqu’il affirme explicitement que la réélection présidentielle indéfinie, c’est acceptable en Occident, mais pas en Amérique Latine.
Moi, je lui pose la question : Pourquoi se refuse-t-on de dire explicitement que George Bush est un dictateur mal-élu, qui a pris le pouvoir en privant plusieurs Floridiens de leur droit de vote et, possiblement, par son appui au sein de la Cour suprême? Pourquoi se voile-t-on allégrement les yeux devant l’usurpation de Felipe Calderon, qui a pris le pouvoir par un coup d’état électoral étrangement similaire à celui de son parrain?
Considérant cette situation, et cette information, dont Chavez est conscient – malgré que les journalistes mal informés du Devoir, hélas, il n’y en a pas un seul, Serge Truffaut fait aussi partie du groupe, eux, ne le sont pas – peut-on blâmer Chavez d’être mauvais perdant et de revenir à la charge, disant que la proposition n’est pas morte? En tout cas, il n’a pas été mauvais joueur.
Après tout, si Québec avait eu un service secret lors du référendum de 1995, qu’il avait su, de source sûre, environ une semaine avant la tenue du référendum, que le camp du « non » avait profité d’un substantiel financement illégal, qu’aurait fait Parizeau ? Aurait-il interrompu la campagne référendaire, et saisi les tribunaux, pour qu’ils instruisent l’affaire ? Serait-il sorti en pleine campagne pour dénoncer la chose, changeant sa stratégie réféerendaire ? Aurait-il alors refusé de reconnaître la défaite du « oui » ? Finalement, aurait-il démissionné ?
Ce qui est sûr, c’est qu’il ne se serait vraisemblablement pas comporté de la même manière ; cette information critique aurait modifié son comportement. La même chose vaut pour Chavez, on ne peut pas, à mon sens comprendre son comportement sans prendre acte de cette information à l’effet que l’opposition et les Usaméricains n’ont pas été bons joueurs.
Quelques leçons pour le Québec
Ceci dit, j’aimerais faire un parallèle entre le dernier référendum vénézuélien et le référendum québécois de 1995. Ce que l’on remarque, pour le dire simplement, c’est que les Québécois ont été naïfs. On s’est fait prendre par des gens qui sont démocrates en surface, mais loin de l’être en profondeur. Deux points de similarités peuvent être ici soulignés : la rhétorique de la peur et les coups bas de l’adversaire.
La peur est l’ennemie de la liberté
La rhétorique de la peur a été omniprésente au Venezuela. On lançait à tous bords tous côtés qu’il y avait péril en la demeure : selon l’Église, le haut clergé, les libertés individuelles étaient en péril, selon d’autres, le droit de propriété privée était mis en cause. Ce type de stratégie a aussi, comme on le sait, été utilisée au Québec. Il faut donc s’en prémunir, et réagir. La peur, clairement, est l’ennemie de la liberté.
Comment donc réagir contre les exagérations qui visent à semer le doute et effrayer les esprits moins sûrs? Je crois qu’au Québec, une longue délibération sociétale sur la question nationale, bref, un débat en longueur, aurait l’avantage de susciter ces interrogations et d’y répondre, tant par la bouche de nos canons rhétoriques, que par une argumentation raisonnée et ancrée dans la compréhension plus profonde de la situation.
La voie délibérative aurait en effet l’avantage d’asseoir une conscience plus qu’intuitive et superficielle des enjeux en soumettant les arguments et contre-arguments au tamis de la raison. Pour cela, un processus intégralement délibératif serait de mise : une délibération au sein d’un organe citoyen ayant le pouvoir d’initiative référendaire, qui ait, entre autres, comme fonction de susciter une délibération sociétale plus large.
Chavez s’est fait prendre sur ce point au Venezuela et l’a admis : les gens avaient peur et étaient incertains. Autre manière de dire : nous n’avons pas eu le temps de démonter les balivernes de l’opposition, qui ont eu un effet de déstabilisation des consciences, ce qui, au Venezuela, s’est traduit en un abstentionnisme record et une victoire du « non ».
Au Québec, le « non » a renfloué ses rangs par cette stratégie, et en Ontario, plus récemment lors du référendum sur la réforme du mode de scrutin, un changement structurel d’une autre nature, on a aussi pu voir que la délibération sociétale tronquée a mener à une éclatante victoire du statu quo.
En bas de la ceinture, sans « jack-strap »
La récente confession de Jean Chrétien, à l’effet qu’il n’aurait pas reconnu la victoire du « oui » et le cas d’Option Canada en disent long. En fait, ils disent la même chose : on n’a pas affaire à des gens honnêtes. Et qu’en est-il de la révélation récente qui dévoile, tout en mettant bien sous clé à triple tour les détails compromettants, que les leaders souverainistes étaient épiés par la GRC avec l’argent des Québécois à Ottawa?
En effet, [comme le souligne M. Pierre Cloutier->10249], l’absence de réaction des leaders d’opérettes à l’Assemblée nationale est tout simplement inacceptable. QS a-t-il dénoncé la chose? A-t-il pris les devants pour demander que l’on instruise l’affaire, que l’on présente ses excuses aux indépendantistes et aux Québécois? Gilles Duceppe? Muet. Françoise David et Amir Khadir? MuetTEs. Mme Marois ? Poser la question c’est, semble-t-il, perdre son haleine.
Mais disons-le bien franchement, demander des excuses a posteriori est insuffisant. Il faut mettre sur pied un service secret québécois, défensif, et même offensif, puisque la meilleure défense est l’attaque. Cela est nécessaire pour protéger la démocratie québécoise. M. Cloutier propose l’« open source », moi, je propose d’y annexer un secret source, car on ne va pas à la guerre avec un bâton (à moins de s’appeler Gandhi!).
Je propose même, au vu de l’absence de leadership politique au Québec, que les citoyens s’organisent comme ils le peuvent, peut-être en lien avec certains médias papiers ou électroniques intéressés, pour commencer à bâtir un réseau d’information qui puisse fleurir éventuellement en service secret. L’amateurisme n’a pas sa place sur un champ de bataille. Chavez, lui, au moins, en est bien conscient.
David Litvak
Annexe : La décentralisation participative dans la proposition de réforme vénézuélienne
La réforme constitutionnelle vénézuélienne, battue avec 50.70% des voix par le « non » lors du référendum du 2 décembre 2007, consacrait l’incorporation de l’échelon communautaire-communal dans la structure étatique vénézuélienne.
Cet échelon, définit dans la réforme comme étant celui du pouvoir populaire (art. 136), est lui-même, techniquement, de deux niveaux: communautaire et communal. Selon ma compréhension, cependant, les communes n’existeraient pas partout sur le territoire, mais davantage dans les grandes villes. Le système existe déjà de fait et continuera vraisemblablement de s’implanter dans le pays, malgré sa non constitutionnalisation.
Reste à savoir ce qu’il en adviendra s’il y a une alternance aux prochaines présidentielles en faveur du camp non-chaviste. Ce qu’il y a d’original, dans cette structure étatique, c’est le fait que ce palier gouvernemental est participatif direct. Cet élément, en fait, est à ma connaissance unique dans les régimes politiques du monde contemporain.
Ces structures participatives ne sont pas, comme à Porto Alegre, inusitées dans le paysage étatique national vénézuélien. La réforme visait à les constitutionnaliser et les étendre sur l’ensemble du territoire. La proposition énumérait les domaines où un transfert des autres paliers vers le palier communautaire-communal était possible, mais renvoyait à la loi pour définir et opérationnaliser ce transfert (art. 184).
Ce qui était important, crucial en fait, c’est que la nouvelle constitution fixait une enveloppe globale, en pourcentage du budget national, alloué à ce palier (art. 167).
J’aimerais ici illustrer sommairement la structure de l’Etat vénézuélien proposé, en la comparant à l’architecture présente. Notons au préalable que le Venezuela, malgré qu’il ait des « États », n’est pas un État fédéral, mais un État décentralisé. Nous utiliserons d’ailleurs ici l’hispanicisme « estatal », plus distinctif qu’« étatique », pour nous référer plus aisément à ces entités politiques.
L’État vénézuélien, constitutionnellement, est un État unitaire décentralisé et exclusivement représentatif. La réforme ajoutait formellement le palier communautaire-comunal et consacrait ainsi la décentralisation participative.
Techniquement, il devrait y avoir deux niveaux : les communautés, qui sont au fondement, et les communes, qui agrègent un nombre de communautés (art. 16). Selon ma compréhension, cependant, les communes n’existeraient présentement pas partout sur le territoire, mais davantage dans les grandes villes. Les municipalités plus petites seraient simplement divisées en communautés.
La réforme prévoyait par ailleurs l’agrégation des entités participatives au niveau de la « ville communale » (ciudad comunal, art. 16). Ces villes communales, appelées ainsi parce qu’elles incorporaient l’espace environnant à une ville centrale. Ces nouvelles entités auraient normalement dû correspondre, en mon sens, à l’espace municipal, bien que ce n’était pas explicite dans la proposition de réforme.
Les articulations entre ce niveau participatif agrégé et le niveau municipal représentatif restaient à définir. Cependant, l’un des motifs avoués de la réforme étant de contrôler les entités municipales et estatales corrompues, l’on peut penser que les entités de la ville communale auraient servies à exercer, au minimum, un contrôle sur les entités municipales électives. Elles auraient cependant pu être dotées d’autres types de pouvoir.


Dimension budgétaire de la décentralisation
La proposition de réforme fixait un transfert de 25 % de budget annuel national aux États, mais les États étaient tenus de redistribuer 20 % de l’ensemble de leurs revenus – ils ont aussi des revenus propres (indiqués par l’étoile dans le tableau ci-haut « * ») – à leurs municipalités. La constitution attribuait aussi 5 % du budget national annuel directement au palier communal-communautaire. Dans l’actuelle constitution, le transfert du central aux États est de 20 % et celui des États aux municipalités de 20 %. De plus, la constitution transfère un maximum de 20 % aux États (max) tandis que la réforme leur transférait un minimum de 25 % (min). Il s’agissait aussi d’un minimum de 5 % pour ce qu’il en était du transfert du central au communal-communautaire.
Il y avait donc un mouvement de décentralisation, chiffrée dans le tableau ci-haut, dont le fait saillant est l’incorporation du palier communal-communautaire, mais qui augmentait aussi substantiellement, de l’ordre de 20-25%, les budgets estataux et municipaux. De plus, cette décentralisation, d’un point de vue budgétaire, était ouverte au lieu d’être fermée : les plafonds budgétaires devenaient des planchers budgétaires.
Types de pouvoirs
En ce qui concerne les types de pouvoirs aux différents niveaux, il y a une base politique participative avec le palier communal-communautaire. Ce qu’il faut souligner ici, c’est que si les organes législatifs sont participatifs, c’est-à-dire ouverts à tous, il y a néanmoins des exécutifs, les Conseils communaux, qui, eux, sont élus par les Assemblées des citoyennes et des citoyens du pouvoir populaire.
Ensuite, comme nous l’avons mentionné plus haut, les relations entre les entités populaires agrégées au sein de la ville communale et les municipalités, elles, restaient à définir, mais on peut supposer, selon les développements, qu’il y aurait eu un contrôle et une supervision des entités représentatives élues (municipalités) par les entités participatives (villes communales) et au moins une consultation des derniers par les premiers.
Enfin, il y avait dans la proposition un « pouvoir résiduel », une participation des représentants du pouvoir populaire aux niveaux supérieurs, estatal et national, notamment au sein des comités de pré-sélection des magistrats de la Cour suprême, des recteurs du Conseil électoral national, du Défenseur du Peuple (ombusman), du Contrôleur général de la République, du Procureur fiscal de la République et des Contrôleurs fiscaux des États. Le mode de sélection de ces représentants n’était cependant pas déterminé dans la constitution ; on renvoyait à la loi pour mettre en œuvre la disposition constitutionnelle.
Si, donc, le pouvoir populaire était ancré dans les communautés et les communes, il s’agrégeait vers le haut, mais perdait, de ce fait, de sa participativité, et donc, ce qui est logique, de son pouvoir. Le pouvoir de ces instances n’est pas énorme, démesuré, mais il est néanmoins conséquent. Il habilite clairement les citoyens dans leur milieu de vie. De plus, ce type de processus démocratique a l’avantage d’acculturer les citoyens à la chose politique, de hausser leur niveau de culture politique.
Plus largement, il est sans doute pertinent de noter que la constitution habilite les citoyens à exercer un certain contrôle sur les élus et leurs décisions. Le processus de l’initiative populaire est en effet utilisé à toutes ses sauces au Venezuela :
- Toutes les fonctions électives sont révocables sur initiative populaire à mi-mandat (art. 72).
- L’initiative populaire peut servir pour déclencher un référendum d’approbation d’une loi ou d’un traité, d’une convention ou d’un accord international (art. 73), ou un référendum d’abrogation d’une loi ou d’un décret ayant force de loi (art. 74).
- L’initiative sert aussi pour saisir l’Assemblée nationale d’une proposition d’amendement constitutionnel (art. 341) ou de réforme constitutionnelle (art. 342) ou pour convoquer une constituante (art. 348).
Cependant, la réforme proposait de hausser les pourcentages de signatures d’électeurs inscrits sur la liste électorale nécessaires pour initier ces différents référendums, rendant aussi l’initiative indirecte pour ce qu’il en est des amendements et des réformes constitutionnels. La constituante est déjà un mécanisme indirect.
Malgré cela, en mon sens, la proposition de réforme aurait fait de la constitution vénézuélienne celle, dans le monde, où les mécanismes de contrôle sur les instances élues et leurs décisions sont les plus développés. On peut donc dire que ç’eut été, formellement, l’une des constitutions, sinon la constitution la plus démocratique du monde.

Squared

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[Campagne pour une Assemblée citoyenne sur la réforme du mode de scrutin au Québec ->http://www.assemblee-citoyenne.qc.ca/]





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