Martine Ouellet perd son vote de confiance

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Désaveu majeur de Ouellet ; Beaulieu gagne sa bataille

La chef du Bloc québécois a perdu son pari. Martine Ouellet a perdu son vote de confiance, n’ayant récolté que 32 % d’appui de la part des bloquistes qui se sont exprimés vendredi et samedi.


Le Bloc québécois avait consulté ses près de 15 000 membres afin de savoir s’ils acceptaient de renouveler leur confiance envers Martine Ouellet : 32 % ont voté oui, 67 % ont voté non, a annoncé dimanche le parti dans ses bureaux de Montréal.


La semaine dernière, Martine Ouellet avait affirmé qu’elle demeurerait en poste seulement si elle obtenait plus de 50 % + 1 à chacune des deux questions de la consultation populaire.


Le Bloc tenait un référendum à deux volets, pour tenter de sortir le parti de la crise intestine qui le déchire depuis trois mois.


La première question portait sur le mandat du Bloc, à savoir si le parti devait se faire « dans ses actions quotidiennes, et non pas seulement en théorie, le promoteur de l’option indépendantiste en utilisant chaque tribune ». Les bloquistes ont en revanche appuyé cette idée à 65 %.


Le Bloc québécois vit une crise intestine depuis que sept des dix députés ont quitté le caucus bloquiste, fin février, en plaidant qu’il leur était impossible de continuer de travailler sous le leadership de Martine Ouellet qu’ils ont qualifié d'« intransigeant ». Au mois de mars, le député et président du parti, Mario Beaulieu, avait à son tour désavoué la chef en lui demandant de quitter son poste. Peu de temps après, la présidente du Forum jeunesse du Bloc québécois a fait de même, en privé.


Mme Ouellet et ses deux députés, Marilène Gill et Xavier Barsalou-Duval, arguent depuis des semaines que la crise s’explique par une vision différente de ce que devrait être le mandat du Bloc québécois. 


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