Le concept de croissance maximale atteinte

Lorsqu'une ville a atteint son degré de développement optimal qu'il ne faut pas dépasser

Favoriser à la place des villes ayant encore un potentiel de développement

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Tribune libre

Les villes sont-elles toutes condamnées à grossir démesurément comme toutes ces mégalopoles polluées chinoises de 10 millions d'habitants asphyxiés et entassés comme des sardines?



La réponse est non si on décide de s'y prendre autrement et d'appliquer préventivement un nouveau concept directeur.


Si on se décide à penser hors du cadre conventionnel, un nouveau concept émerge du chaos pour apporter sa solution. C'est le concept du degré optimal de développement qui une fois atteint ne doit pas être dépassé.



1- Un exemple: peut-être bien que la ville de Québec a atteint un point de développement optimal qu'il serait dangereux de dépasser si on veut y conserver la qualité de vie, la dimension humaine et le bien-vivre ensemble. Aller au-delà de ce point entraînera le déclin de ces qualités recherchées mais dont l'équilibre est si fragile à maintenir une fois obtenu.



En effet, il n'est pas désirable qu'une ville de la dimension de Québec continue de grossir sans fin jusqu'à atteindre des proportions non-gérables comme on le voit à Montréal dénaturée par le cosmopolitisme et tout ce qu'il entraîne inévitablement: criminalité à la hausse due à des immigrés sous-civilisés, insécurité et fusillades quotidiennes, rues en chantier perpétuels, loyers hors-prix, accès à la propriété irréalisable, quartiers dangereux genre taudis aux allures du tiers-monde comme ceux qui y habitent et qui en sont issus, aliénation de l'homme, anonymat et indifférence, une pléthore de drogués, ivrognes, malades mentaux ambulants et autochtones perdus en ville, tous renommés euphémistiquement itinérants pour sauver les apparences.


Mais c'est ce qui guette malheureusement la magnifique capitale nationale si on la laisser croître sans fin dans toutes les directions.



2- À partir de ce constat, il faut envisager que les nouvelles entreprises désirant s'y établir soient plutôt redirigées vers d'autres ville plus petites ayant encore un bon potentiel de développement. On peut penser à Trois-Rivières, Sherbrooke, Drummondville, Lévis, et des régions comme Bellechasse, la Beauce, la Gaspésie, la Côte-nord, l'Abitibi-Témiscamingue.



3- Des règles gouvernementales empêcheront le surdéveloppement de Québec et n'accorderont des subventions et exemptions qu'aux entreprises et industries lourdes qui iront s'établir dans une autre ville de leur choix, ou en suivant les recommandations du ministère concerné.



4- Ce sera une façon de revitaliser les régions qui profiteront à leur tour de ces nouveaux investissements. Tout le Québec y gagnera.



5- C'est une simple vue de l'esprit de prétendre que les villes doivent grossir éternellement sans limite aucune. La population d'un endroit donné doit être en mesure de se prononcer et déterminer si sa ville a atteint le niveau de croissance optimal qu'il vaut mieux ne pas dépasser.



En résumé, lorsqu'on estime de l'avis général qu'une ville donnée a atteint son degré optimal de développement, on passe le témoin du 400 mètres relais à une autre municipalité québécoise.



Un athlète peut s'entraîner et prendre du poids en augmentant sa masse musculaire jusqu'à ce qu'il atteigne le rapport optimal. Mais c'est une chose bien différente que de devenir obèse morbide en s'empiffrant de malbouffe jusqu'à l'éclatement. Les villes ne doivent plus être laissées à la tendance à l'embonpoint mal géré et non supervisé. Elles aussi peuvent atteindre un point de morbidité boulimique.



Il y a toujours bien des limites à laisser engraisser le porc, à laisser enfler le boeuf, comme aurait pu l'écrire Jean de la Fontaine, des limites à goinfrer Jo et Zette dans la marmite des cannibales, comme aurait pu le dessiner Hergé.



Qu'on y voit là un nouveau grand principe écologique et environnemental: le concept du degré optimal de développement qui une fois atteint ne doit pas être dépassé.



Par exemple, on a créé avec un certain succès au moyen de subventions alléchantes un petit quartier de nouvelles technologies de jeux vidéos, effets vidéos et technocréativité au centre-ville de Québec. Mais ce regroupement spécialisé aurait tout aussi bien être créé dans une autre ville de la province.



Le télé-travail qui gagne actuellement la faveur par nécessité devrait également permettre aux entreprises et travailleurs de pouvoir s'établir dans des endroits plus éloignés. Beaucoup de gens rêvent de s'établir loin des grands centres et d'y trouver calme, campagne et vastitude, de retourner dans le patelin dont ils dû s'éloigner pour parfaire leurs études.



Note: les illustrations de l'article représentent des mégalopoles chinoises hyper polluées réduisant l'espérance de vie de 10 ans.


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Réjean Labrie629 articles

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Réjean Labrie est natif de Québec. Il a fait une partie de sa carrière dans la fonction publique provinciale.

Il tire la plus grande fierté d’être un enraciné de la 11ème génération en sol natal. Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique.

Il se considère comme un simple citoyen libre-penseur sans ligne de parti à suivre ni carcan idéologique dont il se méfie comme des beaux parleurs de la bien-pensance officielle.

L'auteur se donne pour mission de pourfendre les tenants de la pensée unique, du politiquement correct, de la bien-pensance, toutes ces petites cliques élitistes qui méprisent le peuple.

L'icône d'identification montre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.

Ses 625 articles publiés en ligne ont été lus plus d'un million de fois par tous ceux qui ont voulu partager une réflexion s'étendant sur une période de plus de 12 ans. À preuve que l'intérêt pour une identité nationale québécoise affirmée ne se dément pas, quoi qu'on en dise.





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