Plus d'un quarantaine d'entre eux parsèment le littoral du fleuve

les phares du québec, un trésor patrimonial précieux à préserver

Et un symbole visuel approprié du mouvement nationaliste

Tribune libre


Les phares du Québec représentent un trésor patrimonial à admirer, à visiter et à préserver. Ils s'étalent tout le long d'un des plus grands et majestueux fleuves au monde, le Saint-Laurent, cette puissante artère vitale traversant tout le Québec, qui devient si large à un certain endroit qu'on n'aperçoit plus l'autre rive.


Le Québec compte quelque 43 phares traditionnels, dont la très grande majorité se dressent le long du littoral ou sur l'une des îles du Québec maritime. Fiers témoins de l'histoire, une vingtaine de ces phares connaissent aujourd'hui une seconde vie grâce à l'intervention de passionnés qui ont transformé ces véritables sentinelles de la mer ou leurs dépendances en musée, en auberge ou en chalet. La visite des phares du Saint-Laurent, presque toujours situés dans des lieux d'une grande beauté, constitue un parcours extraordinaire pour les amateurs de paysages, d'architecture et d'histoire.


Il m'est venu à l'idée qu'on pourrait faire de nos phares un symbole visuel tout à fait approprié du mouvement nationaliste. Examinons pour voir les similitudes entre les deux.


Le phare éclaire dans la nuit et indique les écueils à éviter.

Il montre la voie à suivre.

Il est solidement ancré dans le sol de la nation. Il est fiable.

Il se dresse aux endroits stratégiques.

Il sauve ceux qui s'étaient égarés, ceux qui croyaient tout perdu, ceux qui avaient abandonné tout espoir de survie.

Les phares sont présents depuis longtemps et tiennent bon, même face aux pires intempéries, tenant tête aux vents et marées déchaînées.

Lorsqu'on est en haut, on s'élève au-dessus de la mêlée pour réfléchir à tête reposée.

Cela permet aussi de voir plus loin qu'en restant en bas et de voir venir d'un côté les dangers, les flottilles ennemies, de l'autre le renfort, les pistes de solution se profiler à l'horizon.


Que les phares du Québec continuent à nous inspirer lorsqu'on les aperçoit lors de nos déplacements. Ils méritent bien qu'on les salue au passage tel une sentinelle apercevant au loin la libération prochaine, un vigile montant la garde dans la nuit annonciatrice des jours meilleurs.
Réjean Labrie


Partez sur la route des phares du Québec: http://www.routedesphares.qc.ca/fr/

http://www.lapresse.ca/voyage/top-10/200902/05/01-824580-les-10-plus-beaux-phares-du-quebec.php

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Réjean Labrie589 articles

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Réjean Labrie est originaire de Québec. Il a fait une partie de sa carrière dans la fonction publique provinciale.

Il tire la plus grande fierté d’être un enraciné de la 11ème génération en sol natal. Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique.

Il se considère comme un simple citoyen libre-penseur sans ligne de parti à suivre ni carcan idéologique dont il se méfie comme des beaux parleurs de la bien-pensance officielle.

L'auteur se donne pour mission de pourfendre les tenants de la pensée unique, du politiquement correct, de la bien-pensance, toutes ces petites cliques élitistes qui méprisent le peuple.

L'icône d'identification montre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.

Ses quelque 585 articles publiés en ligne ont été lus plus d'un million de fois par tous ceux qui ont voulu partagé une réflexion s'étendant sur une période de plus de 10 ans. À preuve que l'intérêt pour une identité nationale québécoise affirmée ne se dément pas, quoi qu'on en dise.





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5 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    27 août 2013

    @Michel Lalonde,
    Je comprend le texte de Labrie. Ce n'est pas le texte que j'attaque.
    Deux beaux souvenirs de mon voyage en Gaspésie et Bas-du-Fleuve dans ma jeunesse : les phares et les casemates de la Seconde Guerre Mondiale.
    Sauf que la Défense a peu à voir avec notre Nation, mais beaucoup avec l'Empire.
    C'est comme à la petite école, nous fîmes une sortie pour visiter un ancien fort : Fort Lennox. Et nous admirions les uniformes rouges, les casques et les baïonettes de l'époque. Disons que je considère cela maintenant comme un lavage de cerveau. Ces équipements sont ceux de l'Occupation.
    Ottawa peut bien les dynamiter comme il le veut en croyant que l'avenir est aux GPS.
    Je prévois bien des problèmes avec les satellites spatiaux dans quelques décennies. Nous allons devoir reconstruire des phares émettant à la fois lumière (diodes électroluminescentes) et un signal de repère pour les triangulations.
    Pour les problèmes spatiaux, ce sera le cumul des débris orbitants.
    Sinon, nous pourrions planter des menhirs ou des croix à fin de meubler le paysage.
    Mais vous pourriez préférer des éoliennes.

  • Archives de Vigile Répondre

    25 août 2013

    M. Déry a écrit :
    '' Les phares dont vous parlez furent installés sous le régime anglais, la plupart sans doute sous la reine Victoria. Ils servaient d’abord à la puissance anglaise sur les mers.
    (Brittany rules the waves) ''
    Euh... J'vois pas le rapport avec l'excellent texte que M. Labrie a écrit à propos des phares !
    Qu'ils aient été installés sous le régime anglais ou non ne change rien au fait que les phares installés au Québec font partie intégrante du patrimoine québécois, c'est tout c'qui compte. C'est un patrimoine comme un autre, et un beau patrimoine ! Donc, il est où l'problème ?!
    Nous aurions été encore sous le régime français qu'on aurait installé des phares tout le long du fleuve. Il n'y a aucun doute là-d'ssus. En fait, cela faisait parti d'un processus de modernisation. Les phares ne servaient pas seulement à guider les navires marchands mais servaient aussi de guide et de repère pour les pêcheurs québécois partis au large. Cela se faisait partout sur la planète, et même en France ! BIN OUIII...
    Ciboire que les Québécois sont chialeux par boutte... Et parfois de façons inutiles. Toujours cette manie de chercher la p'tite crotte à quelque part. Le poil de poche qui dépasse...
    Cela dit, à l'avenir, M. Déry, il serait préférable d'écrire des commentaires positifs au lieu de parler pour ne rien dire...

  • Archives de Vigile Répondre

    25 août 2013

    Les phares sont des trucs de juridiction canadienne et la Garde côtière ne se gêne pas pour les détruire quand elle estime qu'ils ne sont plus utiles. Où qu'ils soient situés. Demandez aux gens d'Anticosti. Ils vous parleront du phare de la Baie-Sainte-Claire, une magnifique structure de briques, qui a été dynamité. C'était la manière la moins chère pour s'en débarasser, paraît-il Et la Garde côtière a laissé là les décombres. Amen.

  • Archives de Vigile Répondre

    24 août 2013

    Je sais que le phare est le logo de Vigile.
    Mais en lisant ce texte, il m'est venue une critique.
    Les phares sont reliés à la navigation et sont de juridiction fédérale. (Vivement l'Indépendance pour régler ce problème!)
    Les phares dont vous parlez furent installés sous le régime anglais, la plupart sans doute sous la reine Victoria. Ils servaient d'abord à la puissance anglaise sur les mers.
    (Brittany rules the waves)
    Avant ces phares, ceux qui ne connaissaient point la bathygraphie de l'estuaire, s'y aventuraient périlleusement.
    Une flotte anglaise d'invasion fut arrêtée par le déchaînement des forces de la nature, le 22 août 1711, sur l'île aux Oeufs.