La patate chaude de la laïcité

Le projet de loi sur la laïcité de la CAQ touchera la fonction publique et non pas l'espace publique

L'islamophobie : Mot inventé pour éteindre les critiques contre l'Islam radical

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Tribune libre

Il est évident que le projet de loi sur la laïcité dans la fonction publique que s’apprête à déposer la CAQ ne fait pas l’unanimité. Au-delà des critiques qui fusent de toute part, une très grande majorité de Québécois sont d’accord pour que le nouveau gouvernement procède. Les citoyens ont le droit de ne pas être confrontés aux croyances des autres, surtout quand ils font face à des employés qui ont un pouvoir sur eux. L’État doit être laïc et neutre. Mais il y a une frange qui s’y oppose à cette loi et qui dit que c’est une chasse aux sorcières essentiellement dirigée contre le voile islamique. D’autres personnes disent que ce projet ne profitera à personne puisqu’il y a peu de gens en position d’autorité qui porte des signes religieux au Québec. Je répondrai en faisant une analogie en disant que même si je fais poser un avertisseur contre le feu chez moi, ça ne veut pas dire que je veux que ma maison passe au feu. Depuis quand la prévention devient-elle un geste raciste? Être raciste c’est être contre une race et non contre une religion. Plusieurs disent que le problème avec le projet caquiste, c’est que des gens qui veulent porter leurs signes religieux vont perdre leur emploi. S’ils ne veulent pas se retrouver au chômage, ils n’auront qu’à s’en soustraire pendant les heures de travail. Depuis quand une société devrait-elle se plier prioritairement aux valeurs des autres? Si ces gens sont venus vivre au Québec c’est qu’ils avaient des raisons de le faire non? Si je partais du Québec avec ma femme pour aller vivre en Arabie Saoudite, est-ce que ma douce moitié pourrait éviter de porter le voile obligatoire dans l’espace publique? Je ne pense pas. Le Canada de Justin Trudeau se prétend le grand défenseur de toutes les diversités, mise à part les diversités francophones et autochtones. En fait de cohérence, on repassera.      


Il faut voir ce qui se passe en Europe pour comprendre que le Canada et le Québec ne sont pas à l’abri de la montée de l’Islam radical. Comprenons-nous bien! La communauté musulmane qui vit au Québec n’a rien à voir avec ce radicalisme islamique dont nous voulons nous prévenir. Par contre, il est probable qu’un lobby de l’Islam politique met de la pression sur nos institutions et nos gouvernements pour empêcher la laïcité dans la fonction publique. Ce même lobby a réussi à faire croire à ses adeptes que ce projet de loi était un geste raciste et xénophobe. Ils nous traitent d’islamophobes à la moindre occasion. Comme disait si bien Salman Rushdie : ‘’L’Islamophobie est un terme qui a été inventé pour permettre aux aveugles de rester aveugles’’. La tolérance envers les autres religions nous oblige souvent à tolérer leurs intolérances envers nous. Depuis quand le fait de critiquer une religion ou une idéologie fait-il de nous des racistes? Il serait important que les Québécois comprennent qu’il y a une différence entre le mot religion et le mot race, au même titre qu’il y a une différence entre la communauté musulmane et les adeptes de l’Islam radical.   


Mais il n’y a pas que l’Islam radical qui soit extrémiste. Prenez la religion catholique que nous connaissons bien. Il y a les pratiquants et les non-pratiquants dont je suis. Quand j’étais jeune, j’allais à la messe parce que mes parents m’y obligeaient. En devenant un adulte, je n’ai pas continué à pratiquer. J’ai vite réalisé que cette religion avait également sa frange plus extrémiste tout comme toutes les autres religions existantes. Prenez le cas du Cardinal Ouellet qui, en 2010[1] avait dit qu’une femme qui avait été agressée sexuellement, n’avait pas le droit de se faire avorter, advenant le fait qu’elle se retrouve enceinte de son agresseur. Voilà un bel exemple de l’extrémiste religieux dont nous voulons nous prévenir.    


Je n’en reviens pas de voir qu’en 2019, plusieurs femmes se convertissent au port du voile ayant comme simple but de s’éclipser du regard des hommes. Je reconnais que c’est leur droit, mais reste qu’on peut y voir l’influence islamiste radicale qui gagne du terrain chez nous. Les gens ont le droit de porter les vêtements qu’ils veulent dans l’espace public mais ont-ils le droit de le faire en se dénigrant? Depuis quand se cacher du regard des hommes est-il normal dans une société? Les féministes d’ici se sont battues et se battent encore pour être égales à l’homme et voilà que l’association de la condition féminine défend le droit des femmes à se soustraire aux regards des hommes.  Il y a deux clans féminins dans l’espace public au Québec qui se font face : les femmes qui veulent se soustraire à porter le voile et celles qui veulent le porter par choix. Des Québécoises de souche, aveuglées par l’idéologie d’extrême gauche communautariste, s’amusent à donner des leçons d’orthodoxie islamiste à celles qui s’y opposent. Quelle honte ! Je me demande lequel des deux clans est le plus intolérant? Je ne sais pas ce que les Saoudiennes soumises par la force dans leur pays, doivent penser de ces femmes d’ici, en les voyant se battre pour porter quelque chose qu’elles rêveraient de pouvoir enlever? C’est pourquoi des musulmanes telles que Nadia El Mabrouk, Djemila Benhabib, Fatima Houda Pépin ou Leila Esbet sont en faveur du projet de loi de laïcité dans la fonction publique de la CAQ. Elles comprennent ce que la neutralité religieuse en position d’autorité peut représenter pour la liberté en général. Ces musulmanes sont des modèles de courage pour l’ensemble des Québécoises. Elles et d’autres comme sont des héroïnes et des pionnières d’un féminisme sans complexe, dépouillé de rectitude politique. Ces femmes se font invectiver, insulter, menacer. On les traite d’islamophobes, de salopes.   


Parlant de ces femmes courageuses, que dire de l’histoire de Nadia El Mabrouk! Invitée à participer au colloque de l’Alliance des professeures de Montréal dans le cadre du 100e anniversaire de l’Alliance, elle s’est fait expulser de l’événement. Une proportion d’enseignants en colère contre elle parce qu’elle s’oppose depuis toujours au port des signes religieux, a amené les dirigeants syndicaux à annuler sa participation au colloque. Il faut donc reconnaître qu’une partie des enseignants syndiqués de Montréal favorisent la censure et exige que tous leurs enseignants pensent comme eux. Ils refusent d’entendre d’autres points de vue que les leurs et ne tolèrent pas la pluralité d’opinions. L’on éprouve un grand malaise devant ce geste de censure de l’Alliance des professeurs de Montréal. Nous savons que nombre d’enseignants s’opposent à cette décision, qui éclabousse une profession censée être guidée par une éthique qui protège les jeunes de tout endoctrinement. Alors combien d’enseignants bourrent le crâne des jeunes? Les enseignants compétents ou incompétents sont tous protégés par leur syndicat, peu importe leur compétence. Pour un professeur, il n’est pas nécessaire de croire en quelque chose de spécifique pour contaminer des enfants. Tout dépend de l’état mental de l’individu. Quand j’étais au secondaire, nous avions un professeur d’anglais dépressif qui nous parlait constamment de sa séparation d’avec sa femme. Il n’était pas tributaire d’une religion quelconque, mais il nous a transmis sa rage contre les femmes, au lieu de nous enseigner sa matière pédagogique. Donc, ça se peut des gens qui bourrent le crâne des autres. Si les athées portaient des signes les distinguant, est-ce qu’ils seraient tolérés par ces pratiquants religieux extrémistes? 


Notre société du Québec a connu l’oppression religieuse pendant plusieurs décennies. La religion catholique a contrôlé la pensée des Québécois en leur faisant croire aux pires sévices s’ils ne suivaient pas les règles de ‘’ bon homme sept heures ‘’ établies par quelques pervers déguisée en prêtres. L’État de Maurice Duplessis et l’Église se sont alliés pour emprisonner moralement les gens dans un carcan politico-religieux punitif. Le gouvernement s’est servi des Évêques et des Archevêques comme propagandistes en chef. Les confessions hebdomadaires recommandées par l’Église permettaient aux curés d’entretenir leur influence sur leurs paroissiens ignorants et soumis. Ils contrôlaient les naissances en critiquant les femmes mariées qui avaient le malheur de ne pas être enceintes à toutes les années, même si elles ne pouvaient pas l’être pour des raisons médicales. Lors des élections, les curés incitaient les paroissiens à voter du bon bord, sous peine d’un châtiment de Dieu. Que dire du traitement qu’elle réservait aux enfants issus d’unions en dehors des sacrements du mariage catholique! Ces enfants étaient appelés ‘’bâtards ‘’. Ils étaient traités comme des moins que rien. Les prêtres portaient leurs soutanes fièrement souvent en y dissimulant une homosexualité qu’il aurait été mal vu de divulguer. La religion est devenue le repère des pédophiles et des agresseurs de toutes sortes. Dans les sombres couloirs des sacristies, plusieurs enfants ont été traumatisés et agressés. Ils ont été contraints au silence par leurs parents. Aujourd’hui, les agresseurs devenus des vieillards en subissent les répercussions judiciaires.


Depuis plusieurs décennies, les histoires d’horreur qui ont été révélées démontrent bien le côté sombre de la religion catholique qui a institutionnalisé à grande échelle, des pépinières d’agresseurs sexuels déguisés en hommes de Dieu. Lorsque des abus étaient dénoncés dans les petits villages, les autorités religieuses déplaçaient les contrevenants dans d’autres villes où ils allaient faire d’autres victimes. Les bonnes sœurs qui nous enseignaient dans les écoles, étaient voilées de la tête au pied et enseignaient au milieu des dizaines de crucifix qui ornaient les murs de nos classes, pour nous rappeler que Dieu nous surveillait. Personne n’avait droit à l’erreur dans le rite religieux. L’enfer était la sentence ultime. Un jour, les gens en ont eu assez de ce supplice basé sur des histoires ‘’à coucher dehors‘’ et de faux péchés ridicules. Les gens en étaient tributaires et plusieurs dont ma propre mère, ont vécu leur vie au prise avec un profond sentiment de culpabilité dont ils ne connaissaient pas l’origine La religion catholique n’est pas la seule à avoir agi ainsi. Où il y l’homme, il ya de l’hommerie.   


L’Islam radical prend du terrain partout dans le monde en tentant de s’imposer subtilement dans nos institutions. Souvenez-vous de ces islamistes radicaux qui étaient entrés dans une cabane à sucre à St-Grégoire en Montérégie en chassant tout le monde pour pouvoir faire leurs prières et en exigeant que le jambon soit proscrit dans le menu. Cette manière de faire avait été qualifiée de provocation délibérée. À partir de cet événement, les provocations islamistes radicales se sont multipliées. 


Comme dans tout projet controversé, les critiques du projet de loi de la laïcité dans la fonction publique de la CAQ résonnent plus que l’assentiment. Notre société a toujours tendance à graisser la roue qui grince. Les opposants à cette loi se réclament le droit de porter leurs signes ostentatoires pendant leurs heures de travail et ils sont prêts à perdre leur emploi pour ça. Si ce n’est pas de l’extrémisme, je ne sais pas ce que c’est.  


Trudeau, le multiculturaliste extrémiste répète toujours que l’État n’a pas à dire aux gens comment s’habiller. Son voyage aux Indes nous a clairement démontré que ses choix vestimentaires n’étaient pas toujours tributaires du bon sens. Il semble avoir perdu le véritable sens des mots. Souvenez-vous de la dame à St-Anne de Sabrevois qui l’invectivait lors d’un rassemblement libérale en lui demandant quand il allait rembourser les 146 millions concernant l’immigration illégale tolérée au chemin Roxham à Lacolle. En guise de réponse, Trudeau l’a traité de raciste de façon agressive devant les convives ahuries. Sa réponse n’avait aucun rapport avec la question qu’elle avait posée. Justin ressemble de plus en plus à son père, qui croyait avoir le monopole de la vérité. Son multiculturalisme est à géométrie variable. Il se dit le champion de la diversité, tout en étant incapable de reconnaître la nôtre? Bizarre quand même!


Que dire des réactions abrasives de ceux qui ont dénoncé les déclarations de François Legault qui a osé dire naïvement qu’il n’était pas nécessaire d’avoir annuellement une journée dédiée à l’Islamophobie, puisque les Québécois n’étaient pas islamophobes. Le premier ministre a oublié de spécifier qu’il y avait une catégorie de gens islamophobes dans la population, tout comme il y en a partout dans le monde. La tuerie de la Mosquée à Québec en est malheureusement la preuve. Avant de nous accuser d’être racistes, les gens qui sont contre la laïcité dans la fonction publique devraient se rappeler qu’en 2012, nous n’avons pas accusé tous les anglophones du Québec d’être des racistes à la suite de l’attentat perpétré contre les indépendantistes par le très anti-francophone Richard Baines, au Métropolis, le 4 septembre 2012. Il y a des racistes anglophones, mais ce n’est pas la majorité. Alors, arrêtez d’accuser les Québécois d’être racistes à la moindre occasion.  


Récemment, la nouvelle ministre de la Condition féminine Isabelle Charest a librement donné son opinion concernant le port du voile en disant qu’elle n’était pas d’accord avec cette réalité. Reste que son gouvernement va légiférer une loi pour empêcher les signes religieux dans la fonction publique et non pas dans l’espace public. Si j’étais François Legault, je rappellerais à mes ministres que s’ils doivent répondre à des questions des médias concernant le futur projet de loi, ils devraient toujours spécifier OBLIGATOIREMENT que le projet de loi sur la laïcité englobera seulement les gens qui travaillent en position d’autorité dans la fonction publique. Je demanderais également à mes ministres de ne jamais étaler leur pensée sur ce qu’ils pensent personnellement des religions en général. En le faisant, ils donnent de l’eau au moulin à la frange qui s’oppose à leur projet. Déjà que la CAQ s’apprête à entretenir une forme d’incohérence dans son projet, en s’acharnant à vouloir laisser le crucifix de Duplessis, bien en vue à l’Assemblée nationale. Son entêtement ne fera qu’alimenter la grogne. Ceux qui sont contre répéteront que la CAQ a favorisé la religion catholique à toutes les autres en laissant la croix à l’Assemblée nationale. Je ne comprends pas cet acharnement de la CAQ. Ce morceau de bois est essentiellement un signe religieux. C’est Jésus-Christ qui est crucifié sur la croix et non pas Maurice Duplessis. Si l’omniprésence de la religion fait partie du patrimoine de notre société, cela veut-il dire que la corruption systémique dévoilée par la Commission Charbonneau devrait être également représentée sur les murs de l’Assemblée nationale? Ou bien le lobby catholique met une forte pression sur elle ou bien la CAQ tient à maintenir cette épée de Damoclès délibérément au-dessus de sa tête pour tout le reste de son mandat.


Monsieur Legault, faites une loi sur la laïcité dans la fonction publique sans clause grand-père. Déménagez le crucifix de l’Assemblée nationale à un autre endroit dans le parlement pour préserver ce patrimoine qui vous tient tant à cœur. N’oubliez pas d’appliquer la clause dérogatoire à votre loi parce que Trudeau, une fois réélu, va vous en faire baver pendant le reste de votre mandat.       



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Alain Patenaude104 articles

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Je suis un Gatinois indépendantiste dans l'âme au-delà des idéologies poiitiques et non pas un vieux péquiste des années 70 du genre qui détestait les anglais parce que c'était cool. Je ne déteste personne. Je parle anglais et français et je trouve primordial que le Québec protège sa langue française, au détriment de ce que peuvent penser mes amis anglophones. Je suis originaire de St-Jean sur Richelieu et je vis dans l'Outaouais depuis 2010. J'ai vécu à Granby,, St-Hubert et Contrecoeur. Je crois que nous devrons, un jour, quitter ce beau grand Canada qui ne nous aime pas, pour voler de nos propres ailes. Nous sommes comme des adolescents qui doivent quitter le foyer familial pour fonctionner par eux-mêmes et ce, même si les parents ne veulent pas nous laisser partir. Je suis désillusionné de la politique d'ici et du fédéral. Écrire me permet d'évacuer mes frustrations et de structurer ma pensée. 





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7 commentaires

  • Jean-Claude Pomerleau Répondre

    21 février 2019



    Le passage du témoin

     

    Dans le parcours historique de notre trame nationale, l'Église de Rome a servis d'armature de notre État qui a porté et façonné notre nation. À cet égard il faut la considéré comme une institution politique.  Lors de la Révolution tranquille, la nation a quitté l'armature de cet État pour s'investir dans celui d'un État séculier. Le crucifix est le symbole de ce passage... le passage du témoin :


    Le crucifix : le passage du témoin


    https://vigile.quebec/articles/le-crucifix-le-passage-du-temoin




  • Gilles Verrier Répondre

    19 février 2019

    Personnellement je crois que vous commettez une grave erreur en voulant mettre sur le même pied la foi catholique et l'islam. C'est une appréciation qui relève d'une fausse égalité. La foi catholique est intimement liée à la fondation du Canada et lui est associée de mille façons depuis les débuts des années 1600. L'islam fait partie des cultes minoritaires arrivés ici récemment et appartiennent donc à l'immigration. Il n'y a rien à changer en ce qui concerne la catholicité et sa place chez nous. Il y a cependant un droit collectif et même un devoir de conserver les coutumes et le caractère de notre société. Le message qui est à passer concerne notre droit collectif - national si vous voulez - de préserver le caractère autochtone original de la société d'accueil. Le message à passer aux immigrants c'est qu'ils doivent respecter les sentiments de la société à laquelle ils se joignent - sentiments traduits éventuellement par les lois. Ça s'applique aux mulsulmans, aux Juifs et autres. C'est une approche non multiculturaliste de la question. Une approche fondée sur la défense de nos droits collectifs, qui s'apparente à une idée du bien commun. La démocratie est basée sur un vivre ensemble qui ne peut prospérer sans un ralliement général à des valeurs communes et des comportements sociaux minima.    


    • Alain Patenaude Répondre

      20 février 2019

      Bien que je respecte votre opinion, reste qu'il faut redéfinir la véritable définition du mot laïcité. En laissant le crucifix à l'Assemblée nationale, il y a, à mon humble avis, un manque de cohérence de la part du gouvernement, que les adversaires vont exploiter à satiété. C'est Jésus Christ qui est sur la croix et non Jean Charest ou Robert Bourassa. Même si la religion est intimement liée à la fondation du Canada, reste que la laïcité dans la fonction publique est une norme que nous voulons établir. Pour être cohérent, il faudrait que nous démontrions une laïcité dans la fonction publique vis à vis toutes les religions et non pas en favorisant la nôtre en la maquillant en une sorte de faux patrimoine. C’est mon humble avis et je l’assume. Merci de votre commentaire cher ami.

      • Éric F. Bouchard Répondre

        21 février 2019

        Ce crucifix, M. Patenaude, n’est pas un objet cultuel. C’est un symbole national, du moins est-ce dans cet esprit qu’il a été apposé en 1936. Il marquait alors la volonté des Canadiens-Français de faire de la province de Québec leur État national. Si ce n’est plus le cas, si notre seule visée est d’avoir un Québec le plus neutre possible, un Québec insignifiant et délavé –passé à la machine, comme dirait Souchon– et qui convienne à tout un chacun en n’imposant qu’un simple apprentissage du français, je ne vois pas trop ce que nous faisons ici.

  • Jean-Claude Michaud Répondre

    19 février 2019

    Bravo, votre texte est excellent, claire et dit tout !!!  Comme vous, je crois qu'il faut un projet claire sans exception pour encadrer les gens en position d'autorité.


    Pour votre commentaire sur Cardinal Ouellet, vous avez raison c'est un extrémiste et un arriéré selon moi pour être poli !!!


    Pour la question de savoir si certaines femmes portent ou non le voile volontairement, je crois que c'est un piège que nous tendent les extrémistes, il faut simplement dire qu'on veut bannir les signes religieux pour les personnes en autorité, point final.  Je pense que certaines femmes pensent le faire librement en portant le voile mais c'est par un lavage de cerveau de leur religion et donc pas nécessairement de leur mari, père ou famille.


    Beaucoup de personnes semblent se sentir obliger de porter le turban sikh comme le chef du NPD fédéral pour respecter leur foi, c'est du radicalisme de penser qu'on doit porter un vêtement religieux pour honorer son Dieu partout et n'importe quand, ce n'est pas logique, c'est une farce et une preuve de faiblesse d'esprit.


  • Monique Chapdelaine Répondre

    19 février 2019

    M. Patenaude,


    Vous abordez la question du crucifix à l'Assemblée nationale.


    Doit-on enlever ou non le crucifix à l'Assemblée nationale ? Je vous invite à visionner la vidéo de  Goy George intitulée Le secret du crucifix de Maurice Duplessis, premier symbole de la séparation de l'État et de la religion.


    .https://www.youtube.com/watch?v=ZUfsRri_WVg


    Je vous invite également à lire le texte de Normand Paiement sur le même sujet.


    https://vigile.quebec/articles/cachez-ce-crucifix-que-je-ne-saurais-voir-les-tartuffes-de-la-laicite


    Bon visionnement et bonne lecture !