Un nouveau mythe moderne

Le mythe du bon immigrant issu du tiers-monde

La doctrine du multiculturalisme érigée en dogme universel

Tribune libre


Le mythe du « bon sauvage » est une vue de l'esprit des lecteurs de récits de voyages qui foisonnent à partir du 16e siècle: il est, en quelque sorte, un personnage composite fait à partir des nombreuses descriptions des hommes primitifs vivant dans un « âge d’or » naturel. L'être naturel est foncièrement bon, la société le corrompt (Jean-Jacques Rousseau). On imaginait ces gens vivant pacifiquement dans l'harmonie tant au niveau des rapports humains que du partage des plaisir simples de la vie quotidienne.

Mais il fallut déchanter lorsque les premiers contacts des explorateurs ont révélé la barbarie des moeurs violentes et territoriales qui les animaient, mettant en évidence toute la cruauté dont ils étaient capables.


En observant la situation telle qu'elle se présente dans maints pays occidentaux, j'ai réalisé que cette représentation du bon sauvage d'antan s'est vue de nos jours remplacée par le nouveau mythe moderne du bon immigrant venu du tiers-monde dans le but de justifier les mouvements massifs de populations issues des pays sous-développés vers les pays occidentaux avancés.

En effet, on dresse de ce type d'étranger un portrait idéalisé, on gomme intentionnellement tous ses manques et lacunes pour en faire un protagoniste de la société nouvelle mais irréalisable dont raffolent tant les utopistes naïfs. Cette société soi-disant idéale qu'on cherche à instaurer porte le nom rébarbatif mais officialisé de multiculturalisme qu'on est même allé jusqu'à enchâsser dans la constitution canadienne.

Bien qu'il vienne de pays sous-développés, ce bon immigrant idéalisé est toujours présenté comme un enrichissement aux nations occidentales civilisées. Pour nous convaincre de l'accepter, on vantera sa cuisine, ses vêtements bariolés, son accent pittoresque, et quoi encore. On laisse sous-entendre qu'il apporte avec lui la sagesse simple des temps immémoriaux où tout allait tellement mieux parce que tout était alors tellement plus simple, hors du chaos des temps modernes.


De plus, pour les occidentaux qui sont atteints du syndrome de repentance aiguë, et ils sont nombreux les pauvres, c'est enfin l'occasion de réparer une infime partie de tous les torts que nous leur avons supposément causés en leur faisant désormais profiter de tous nos avantages instantanément dès leur l'arrivée et ce pour le restant de leurs jours.

L'usage répété de ce mythe (comprendre: cette illusion tenace) sert à camoufler l'ensemble des problèmes sociaux engendrés par l'afflux incontrôlé de tiers-mondistes qui sont rendus si nombreux dans chaque pays occidental qu'il leur est très facile d'y vivre repliés en auto-ségrégation, tout en maintenant les moeurs rétrogrades auxquelles ils tiennent mordicus, et en négligeant le devoir d'intégration le plus élémentaire. Ce faisant, ils contribuent à dénaturer la culture hôte en en faisant disparaître petit à petit les éléments constitutifs natifs, en empiétant sur son espace vital pouce par pouce, quartier par quartier, île par île.

Le mythe du bon immigrant du tiers-monde sert à justifier des quotas d'immigration irréalistes et interdit à quiconque de contester cette aberration sous peine d'être traité de gros méchant égoïste.


Il faut condamner la théorie fallacieuse selon laquelle il nous faudrait s'imbiber sans discernement de toutes les cultures, quitte à ce qu'il ne reste plus de place pour la nôtre. À ceux qui professent une telle vision tordue des choses, cela revient à s'imbiber collectivement d'essence pour pratiquer l'auto-immolation de sa propre culture.

C'est à tout un chacun d'identifier le mythe du bon immigrant chaque fois que cette idée reçue est mise de l'avant dans les médias et de ne pas en être dupe. Faites-le remarquer à votre entourage. C'est là une manière de défendre notre identité distincte qui n'a pas à se laisser éroder de quelque façon que ce soit par les tentatives invasives d'étrangers qui cherchent à s'imposer malgré nous sans volonté réelle de s'adapter au monde civilisé qui est le nôtre.

Une identité culturelle, ça se protège, même des mythes modernes.

Réjean Labrie, de Québec, capitale nationale.
Sur le mythe du bon sauvage:
http://www.cvm.qc.ca/encephi/Syllabus/Litterature/18e/bonsauvage.htm

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Réjean Labrie656 articles

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Réjean Labrie est natif de Québec. Il a fait une partie de sa carrière dans la fonction publique provinciale.

Il tire la plus grande fierté d’être un enraciné de la 11ème génération en sol natal. Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique.

Il se considère comme un simple citoyen libre-penseur sans ligne de parti à suivre ni carcan idéologique dont il se méfie comme des beaux parleurs de la bien-pensance officielle.

L'auteur se donne pour mission de pourfendre les tenants de la pensée unique, du politiquement correct, de la bien-pensance, toutes ces petites cliques élitistes qui méprisent le peuple.

L'icône d'identification montre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.

Ses 655 articles publiés en ligne ont été lus plus d'un million de fois par tous ceux qui ont voulu partager une réflexion s'étendant sur une période de plus de 12 ans. À preuve que l'intérêt pour une identité nationale québécoise affirmée ne se dément pas, quoi qu'on en dise.





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4 commentaires

  • Marcel Haché Répondre

    18 mars 2012

    @ Marie Mance Vallée
    Je demeurais à Rivières-des Prairies lorsque l’Italie a gagné son dernier championnat du monde de soccer. Et je demeurais dans Chomedey lorsque la Grèce a gagné le sien. Pas de cassage, mais une immense fierté dans les deux quartiers.
    Pourquoi des casseurs lors de la dernière coupe Stanley à Montréal ?
    J’émets l’hypothèse que si le Québec pouvait s’y présenter, qu’il gagne un championnat du monde en hockey, il n’y aurait pas de casse ici mais une immense fierté dont on se souviendrait longtemps.

  • Archives de Vigile Répondre

    18 mars 2012

    Bien d'accord avec vous...et les exemples ne manquent pas pour le démontrer.

  • Archives de Vigile Répondre

    18 mars 2012

    Dans le même ordre d'idées, j'entendais tout à l'heure l'organisateur de la parade irlandaise s'exprimer dans un français approximatif. Sa famille est sans doute ici depuis des générations. À l'animatrice qui lui disait que beaucoup de Québécois avaient des origines irlandaises. Et ce monsieur de répondre, qu'il y avait aussi beaucoup d'anglophones.
    Les Irlandais ont oublié l'accueil que nous leur avons réservé dans leurs malheurs. Ils préfèrent parler la langue de leurs ennemis plutôt que le français. C'est vous dire.

  • Archives de Vigile Répondre

    18 mars 2012

    Et ce n'est pas fini le multiculturalisme... et les bons immigrants.
    La question de La Presse ce matin est la suivante :
    « L'Impact a-t-il le potentiel de devenir aussi populaire que le Canadien au cours des prochaines années? »
    Bien sûr que l'Impact deviendra aussi, sinon plus populaire que le Canadien, compte tenu de cette immigration massive dont la plupart sont originaires de pays dont le sport national est le soccer.
    Le soccer est perçu comme un sport multiculturel qui rassemble les immigrants et les Québécois en mal d'exotisme. Le Canadien ne représente finalement que les Canadiens français et les Québécois qui seront bientôt en minorité sur leur propre territoire.
    Et comme disait un chef souverainiste : l'expression pure laine, et pourquoi pas la Sainte Flanelle, me donne la nausée...