Le droit à la naissance

Le foetus en plein développement a le droit de naître

Le Québec a besoin de tous ses enfants

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Tribune libre

Voici une nouvelle notion pour relancer le débat sur la protection des enfants se développant dans le ventre de leur mère: le droit à la naissance.


Le temps est venu de reconsidérer certaines idées reçues ayant mené à la banalisation de l'avortement instantané sur demande, encouragé comme solution drastique mais réputée facile et sans séquelles, et niant toutes les répercussions néfastes conséquentes.


Ce qui avait été vanté à l'époque par une certaine frange de féministes extrémistes comme une reprise de possession du corps de la femme, comme un moyen efficace d'enlever la moindre préoccupation pouvant porter atteinte à la jouissance sexuelle de la femme émancipée, comme un geste assumé pour échapper à toute responsabilité parentale éventuelle, tout ces égarements ont entraîné bien des dérives, des excès et des abus dont la société a dû faire les frais, à commencer par l'incidence sur la baisse démographique marquée des populations occidentales.


L'avortement rendu aussi facile que de jeter son soutien-gorge aux poubelles par geste de bravade, quelle conception de la libération sexuelle tirée par les cheveux!


On s'est mis à jeter le bébé avec l'eau du bain, à jeter le bébé avec le sang et le placenta de l'utérus.


Mentionnons que l'idée de l'avortement à grande échelle et à répétition s'est vite retournée contre ces mêmes féministes aveuglées, puisque les statistiques démontrent que ce sont les bébés filles qui se voient systématiquement éliminés. Bye-bye les petites Alice, Léa et Juliette.



Mais n'est-il pas temps que quelqu'un songe un peu à la petite Emma qui gigote dans le ventre de sa mère, elle qui a déjà hâte de suivre ses premiers cours de ballet et de sauter à la corde? Si personne d'entre nous ne le fait, qui prendra alors sa défense? Qui fera entendre sa voix?


Mais n'est-il pas temps que quelqu'un songe un peu au petit Valentin qui rêve de jouer au hockey avec son père et de grimper aux arbres? Si personne d'entre nous ne le fait, qui prendra alors sa défense? Qui fera entendre sa voix?



Le foetus a droit à une vie complète. Il l'a déjà amorcée, qu'il soit garçon ou fille. Qui sera assez insensible et cruel pour vouloir en abréger les jours, pour l'empêcher de connaître toutes les beautés du monde, pour lui refuser le simple bonheur d'être, la conscience de soi, la chance de s'accomplir, la possibilité de développer toutes ses capacités et talents, et la joie de la découverte?



Demandez à n'importe quel enfant devenu adulte et qui aurait dû être avorté s'il aurait préféré que ses parents passent à l'acte de le supprimer, la réponse sera unanimement: "Non!" Nul n'a le droit de priver qui que ce soit de sa pleine existence pour de simples considérations égoïstes.


On ne peut disposer de la vie d'un petit être sans défense uniquement parce qu'on ne veut pas de sa présence, parce qu'on le juge superflu.


Peut-être pourrait-on alors parler de quelque chose comme le droit à la naissance non entravée?



Un foetus n'est ni un prolongement ni une partie du corps de la mêre, il n'est qu'un passager temporaire. Il possède son propre bagage génétique tout à fait distinct d'elle.


Un être humain ne peut appartenir à un autre. Un foetus n'appartient pas à la mère, il transite dans un autre corps que le sien pour une durée limitée, voilà tout. Il est un être vivant à part entière dès sa conception.



Un être est vivant à partir du moment où il peut atteindre sa pleine maturité si on ne l'empêche pas de le faire.


La femme peut disposer de son corps à elle, mais pas du corps du bébé qu'elle porte en son sein. Ce dernier est dans son ventre temporairement, c'est tout.



Et une fois que tu es dans le ventre de quelqu'un, tu as le droit d'en sortir sain et sauf, comme Jonas le fit de la baleine.


Mettre fin volontairement à la vie de quelqu'un d'autre dont on ne veut pas voir la face ne saurait jamais être considéré comme un droit individuel.


Un être vivant peut se définir comme un processus continu de croissance et de maturation, s'étalant dans le temps de la conception à la naissance, l'enfance, l'adolescence, l'âge adulte et la vieillesse.



Le foetus ne "devient" pas vivant à partir d'un moment donné dans le temps. On est vivant ou bien on ne l'est pas. C'est l'un ou l'autre.


On ne peut pas être "plus" vivant ou "moins" vivant. C'est comme un commutateur marche/arrêt. Et si vous mettez le commutateur du foetus à "off", il sera mort.



On ne pas être d'abord un simple petit tas de cailloux inanimés qui s'agglutinent pour devenir subitement une truite saumonée.


On n'est pas un quelconque têtard qui se transforme parfois en grenouille, parfois en chevreuil, parfois en être humain.



Un être humain ne peut devenir autre chose qu'un être humain. C'est ce qu'il est à la base, dès le départ. Tout le bagage génétique nécessaire est là dès le début. Dès le début de ce long processus continu qu'est la vie.


Il n'y a pas une période de temps où ce n'est pas le petit Thomas qui est là, puis une période de temps où c'est le petit Thomas qui est là. C'est lui tout le temps.



À la seconde même où le spermatozoïde pénètre dans l'ovule, le processus du développement de la vie d'une créature est enclenché pour de bon et n'aboutira qu'à la fin de la maturation. Une vie nouvelle est en chantier. La division infinie des cellules suivant un plan bien précis a débuté. Tout est là en potentiel, en devenir.



Cet être vivant actif passe par de nombreuses étapes évolutives modifiant son aspect extérieur: à commencer par l'ovule fécondée, le zygote, l'embryon, le foetus, le bébé naissant, l'enfant, l'adolescent, l'adulte, le vieillard. Malgré tous ces changements graduels de forme et de dimension, nous avons pourtant affaire à la même créature tout du long.



Il existe autant de différences visuelles entre l'embryon et le bébé naissant, qu'entre l'enfant de 5 ans et l'adolescent, qu'entre l'adulte de 30 ans et le vieillard. Pourtant c'est toujours la même et unique personne qui se transforme en traversant divers stades de son développement.



C'est là une métamorphose aussi étonnante que celle d'une larve qui devient chrysalide puis en bout de ligne léger papillon multicolore. Bien que l'aboutissement final ne ressemble en rien à son origine, cela reste la même créature tout de même. Écraser l'un des 3, c'est écraser les 3.



Et dire que tout cet extraordinaire périple a démarré à l'instant précis de l'union du spermatozoïde avec l'ovule. C'est le miracle de la vie!


* * *


On a pu lire que les plus radicaux défenseurs de l'avortement sur demande allaient bientôt exiger que la période d'avortement soit prolongée jusqu'à 1 an après la naissance de l'enfant, ceci dans le but de s'assurer que l'enfant répond suffisamment aux attentes des parents qui garderaient toute possibilité de changer d'idée. Cela fait tout de même réfléchir...


D'autres vont exiger que dans le cas de jumeaux garçon/fille, il sera possible d'avorter la fille à la naissance et de s'en débarrasser comme le faisaient jadis les asiatiques en la noyant. On garde Adam, mais on élimine Ève.


Le foetus a droit à une vie complète, alors ne devrait-on pas s'attendre à ce que sa mère la lui accorde pleinement et ne fasse pas obstruction au déroulement naturel des choses?


* * *


Il est également établi que le nombre d'avortements évités nous rapprocherait sensiblement du pourcentage idéal requis pour effectuer le renouvellement naturel de la démographie québécoise, palliant ainsi à la nécessité de recourir à une immigration étrangère qui apporte tellement plus de problèmes qu'elle n'en règle, à commencer par les chambardements sociaux de toutes sortes qu'il n'est plus nécessaire de démontrer.



Voici quelques mesures pour garder tous nos bébés:


1- La plupart des parents québécois de souche désireraient avoir un enfant ou deux de plus, c'est une réalité bien connue, si seulement ils en avaient les moyens. C'est au gouvernement qu'il incombe de mettre sur pied une politique nataliste généreuse, comme on le fait par exemple en Hongrie. Qu'il établisse plus de programmes d'aide économique à la famille (les immigrés au haut taux de fécondité doivent en être exclus puisque c'est la population de souche qui est en manque). Il est normal de subventionner en ciblant là où il y a besoin.



2- On peut également songer à mettre sur pied un programme gouvernemental d'adoption à la naissance des enfants indésirés, avec une compensation financière de 25 000$ qui sera offerte par les parents adoptifs à la mère qui complétera avec succès sa grossesse, une espèce de salaire pour les 9 mois de travail accompli en quelque sorte.


Tout bien considéré, cette rétribution s'avérera une excellente mesure incitative pour toutes les femmes qui tombent enceintes de manière non-planifiée, une alternative de loin préférable. Et c'est tant mieux si cet encouragement fait pencher dans le bon sens celles qui avaient quelque hésitation à mener à terme leur grossesse. Ce sont tous les petits bébés naissants filles et garçons qui en sortiront gagnants et qui leur en seront éternellement reconnaissants. Merci d'avance de la part de Sacha et Agathe.


La mère mérite parfaitement ce dédommagement monétaire pour son effort et surtout son beau geste, celui de mener à terme la vie d'un beau petit enfant québécois joufflu et dodu, Nathan ou Chloé. Et elle sera préservée du sentiment de culpabilité ressenti à chaque fois qu'elle verra un enfant de l'âge de celui dont elle n'aurait malheureusement pas accouché...


Pourquoi ce montant précis de 25 000$ ? Cela correspond en fait à la somme que la plupart des couples infertiles dépensent à l'adoption internationale. Alors, autant que cet argent reste ici et serve plutôt à une Québécoise, dans une optique de favoriser l'économie locale. C'est tendance et écolo par-dessus le marché! On verra à valoriser publiquement sa mission de mère porteuse officielle de l'avenir de la nation ou encore de mère porteuse de notre descendance collective!



Encore mieux, ce serait remettre à l'avant-plan l'une de nos plus belles traditions et institutions, celle de la crèche qui s'occupait des filles-mères et qui confiait en adoption les enfants indésirés à des familles aimantes souvent en meilleure position de subvenir à tous leurs besoins, ce qui était une grand consolation pour la mère.



Les parents adoptifs pourront subventionner une partie des études aux jeunes filles mineures. Tomber enceinte à cet âge ne revêtera plus l'aspect honteux d'antan mais deviendra une source de fierté collective, un imprévu transformé en un grand bonheur, une contribution inestimable à la perpétuation de la nation québécoise qui sera reconnue comme tel par la société.


3- On peut même songer à de généreux mécènes philanthropes qui feraient don de la somme requise à des couples qui n'en n'ont pas les moyens. Permettre à un couple d'adopter un enfant de plus, quel beau geste altruiste!


Ce serait aussi une alternative valable à la coûteuse procréation assistée si controversée aux résultats mitigés. Que ces couples infertiles adoptent plutôt un enfant indésiré et mené à terme par une mère donneuse et lui versent la somme convenue en récompense. Porter son enfant jusqu'à terme devient alors un geste aussi louable que faire don de son sang ou d'un organe. Dans un cas comme dans l'autre, cela contribue à sauver une vie.


Si l'application de ces quelques mesures permet à plus d'enfants d'avoir la vie sauve, cela aura valu la peine de remettre en question certaines idées pseudo-émancipatrices érigées sur des fondations vaseuses, mais qui n'avaient somme toute rien à voir avec le progrès, puisque ces revendications se font au prix de vies humaines prometteuses.



Plus que jamais, les Québécois ont besoin de tous les enfants qu'ils conçoivent.


Embrassez et chérissez les vôtres.


Ayez-en d'autres!



Tout comme nous, nos futurs enfants, de la blonde Zoé au petit Arthur en passant par Héloïse et Raphaël, méritent d'atteindre leur pleine espérance de vie, 80 ans, pas 3 mois larvés. Soyez assurés que c'est ce qu'ils espèrent de tout coeur.



Donnons l'occasion à tous les enfants conçus de voir le jour et de grandir heureux parmi nous, car ce sont eux qui représentent notre descendance collective, au sein de la belle et grande famille québécoise!



Faisons-le pour Zoé, Lucas, Camille, Hugo, Léa, Théo...


Laissons éclore plus de sourires et de joie sur leurs visages.



Terminons le tout par une analogie indépendantiste positive:


De même qu'on peut affirmer que tout enfant a droit à la naissance, de même peut-on affirmer que tout peuple comme les Québécois a droit à la naissance de son propre pays.



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Réjean Labrie533 articles

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Réjean Labrie, né en 1954, est originaire de Québec. Il a fait une partie de sa carrière dans la fonction publique provinciale à l’aide sociale.

Il est fier d’être un enraciné de la 10ème génération en sol natal.Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique.

Il se considère comme un simple citoyen libre-penseur sans ligne de parti à suivre ni carcan idéologique dont il se méfie comme des beaux parleurs de la bien-pensance officielle.

L'icône d'identification montre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.

Ses quelque 530 articles publiés en ligne ont été lus plus d'un million de fois par tous ceux qui ont voulu partagé sa réflexion depuis plus de 10 ans. À preuve que l'intérêt pour une identité nationale québécoise affirmée ne se dément pas, quoi qu'on en dise.





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1 commentaire

  • Réjean Labrie Répondre

    3 mai 2020

    Si l'enfant à naître n'a pas demandé à vivre,


    il n'a pas demandé à mourir non plus.