Le Bloc propose une nouvelle péréquation

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Pourquoi le Bloc veut-il maintenir la dépendance budgétaire québécoise au régime canadien ?


TROIS-RIVIÈRES | Le Bloc québécois propose de transformer la formule de la péréquation, «qui est un chèque d’assistance», pour en faire une bourse d’excellence récompensant les économies innovantes et écologistes, comme celle du Québec.


Le chef de la formation souverainiste, Yves-François Blanchet, a expliqué son audacieuse stratégie, également appelée «péréquation verte», dimanche, lors d’un arrêt de la campagne bloquiste à Trois-Rivières.


«On se casse la tête à chercher des façons de réduire les émissions de gaz à effet de serre [GES] dans le système actuel, alors que, la solution, c’est de changer le système, a expliqué M. Blanchet. Le plan que nous proposons met en place un incitatif financier très convaincant à la lutte aux changements climatiques, payé à même les poches des pollueurs plutôt que des contribuables.»


Cette réforme fiscale vise à transformer à la fois la taxe carbone et la péréquation pour y inclure des incitatifs concrets à lutter activement contre les changements climatiques.


Le Bloc propose l’imposition d’une taxe sur le carbone, qui augmenterait graduellement jusqu’à 102$ la tonne en 2030, dans les provinces où les émissions de GES par habitant sont plus élevées que la moyenne canadienne. L’argent serait ensuite versé aux provinces qui font le plus d’effort, comme le Québec. À l’opposée, l’Alberta et la Saskatchewan sont considérées comme les cancres au pays.


Le Bloc estime que sa formule combine les avantages de la fiscalité verte (qui s’applique à tous les pollueurs) avec ceux du marché d’échange, et soutient même qu’elle pourrait servir de modèle à l’échelle internationale.




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