La liberté, source de liberté

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{«Qu’aillent donc se rhabiller, en catimini, si nécessaire à leur ego, les alliés objectifs des Power Corporation d’ici et d’ailleurs, qu’ils se prétendent de gauche ou non.»} - {{Andrée Ferretti}}

Il faut être déjà libre pour désirer devenir libre. Il faut connaître la puissance de la liberté pour vouloir la partager avec son peuple.
Pierre-Karl Péladeau est un emblème et une preuve des effets libérateurs de l’allégeance aux exigences de toute révolution, ce que l’objectif et la réalisation de l’indépendance nationale du peuple québécois sont essentiellement.
Avant même l’annonce officielle de sa candidature à la direction du Parti québécois, les argumentations, les échanges, les controverses, la formulation des problèmes relative à l’indépendance nationale ont pris un tout autre relief, celui de la possible victoire du séculaire combat de la nation, mené d’abord pour sa survie, maintenant en vue de son plein épanouissement.
Parce qu’il est déjà libre, et qu’il le sait, Pierre-Karl Péladeau peut se permettre de défier les poncifs des ennemis et amis qui lui reprochent son attachement à son patrimoine ou qui lui lancent comme dernier obus son manque d’instinct, voire de jugement politique, Et il se le permet. Précisément, parce que son instinct est politique et aucunement politicien, instinct personnel qui rejoint l’instinct populaire, dans la soif commune de libérer l’espace occupé par les rapaces en tous genres, nommément fédéralistes et capitalistes mondialistes, destructeurs patentés des nations comme lieux de la résistance jusqu’à maintenant indomptée de leur volonté effrénée d’expansion, basée sur l’uniformisation des modes d’expression et de vie.
C’est à la tête de son entreprise québécoise de presse, proie convoitée par les magnats des entreprises mondialisées, que Pierre-Karl Péladeau a saisi l’incommensurable ampleur des conséquences de la domination et de l’exploitation mégalomaniaques contemporaines.
Il a peu à peu compris que la fragile société québécoise n’avait qu’une chance de peut-être échapper à ce rouleau compresseur et qu’elle résidait dans le plein contrôle de son État.
C’est la règle. Certes de plus en plus fragilisée, elle le demeure pourtant. Seule, la volonté nationale peut se dresser contre l’envahisseur anonyme et tout-puissant qui, non content d’envahir le territoire (pipeline trans-canadien, par exemple) accule la nation à renoncer aux forces spécifiques de son identité.
Pierre-Karl Péladeau est ici et maintenant, parce qu’il est libre, le porte-étendard de notre désir de liberté. Cela devait se comprendre d’emblée, ce qui advient, si on se fie aux sondages qui le révèlent grand champion de l’adhésion populaire.
Qu’aillent donc se rhabiller, en catimini, si nécessaire à leur ego, les alliés objectifs des Power Corporation d’ici et d’ailleurs, qu’ils se prétendent de gauche ou non.
Militante invétérée de la lutte pour l’indépendance de ma nation, je me remets à 80 ans, grâce à l’engagement de PKP, à espérer léguer un pays libre à mes petits-enfants et à tous les jeunes de leur âge. Ils sauront, n’en doutons pas, faire de ce pays libre un modèle de liberté.
Andrée Ferretti

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Andrée Ferretti124 articles

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"Rien de plus farouche en moi que le désir du pays perdu, rien de plus déterminé que ma vocation à le reconquérir. "

Andrée Ferretti née Bertrand (Montréal, 1935 - ) est une femme politique et
une écrivaine québécoise. Née à Montréal dans une famille modeste, elle fut
l'une des premières femmes à adhérer au mouvement souverainiste québécois
en 1958.Vice-présidente du Rassemblement pour l'indépendance nationale, elle
représente la tendance la plus radicale du parti, privilégiant l'agitation sociale
au-dessus de la voie électorale. Démissionnaire du parti suite à une crise
interne, elle fonde le Front de libération populaire (FLP) en mars 1968.Pendant
les années 1970, elle publie plusieurs textes en faveur de l'indépendance dans
Le Devoir et Parti pris tout en poursuivant des études philosophiques. En 1979,
la Société Saint-Jean-Baptiste la désigne patriote de l'année.
Avec Gaston Miron, elle a notamment a écrit un recueil de textes sur
l'indépendance. Elle a aussi publié plusieurs romans chez VLB éditeur et la
maison d'édition Typo.





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