La presse s'emballe...

Pas pris au sérieux Donald Trump?

Le quartier Saint-Roch peut-il ressusciter?

Tribune libre

À ceux qui arguent que le président désigné des États-Unis Donald Trump ne doit pas être pris au sérieux, détrompez-vous. Uniquement dans le premier cahier du Journal de Québec du samedi 11 janvier, pas moins de onze articles lui faisaient référence, la plupart d’entre eux mettant en garde contre ses menaces de tarifs douaniers de 25% sur les produits canadiens et l’annexion du Canada à titre de 51ième État des USA. Incroyable comme la fanfaronnade et l’ineptie peuvent galvaniser l’intérêt de la presse...

Le quartier Saint-Roch peut-il ressusciter?

Je suis un Québécois «pure laine» né de la cuvée ‘47 dans le quartier Limoilou où j’y ai passé toute ma jeunesse J’ai souvenir encore des expéditions familiales dans le quartier Saint-Roch où, le samedi matin, nous partions en direction de la rue Saint-Joseph pour entreprendre notre pèlerinage dans les grands magasins qui avaient pour noms, Pollack, J.B. Laliberté, le Syndicat de Québec et la Cie Paquet. J’étais complètement fasciné par l’achalandage des piétons et des automobilistes qui y fourmillaient. J’ai souvenir encore des milliers de lumières de toutes les couleurs qui illuminaient les somptueux édifices durant la période des Fêtes. C’était féerique!

Puis le temps a passé, laissant sur ses traces morosité et désolation. Les interminables files qui avaient l’habitude de se masser aux portes des grands magasins se sont estompées. La légendaire rue Saint-Joseph s’est vidée petit à petit au profit des Centres d’achat qui ont envahi les secteurs environnants, seuls quelques irréductibles maintenant la résistance aux changements. Le quartier Saint-Roch s’éteignait à petit feu.

Aujourd’hui, quelque soixante-cinq ans plus tard, les fermetures de commerces s’accumulent désespérément, tels tout récemment le magasin de jouets Benjo et la boutique La Cordée. Certains propriétaires du quartier se plaignent du manque de stationnements. Les itinérants ont envahi les rues du quartier faute de toit pour s’abriter.

En revanche, de plus en plus de commerçants se regroupent pour accentuer la pression auprès des autorités de la Ville de Québec pour qu’elles investissent davantage dans la relance économique du quartier mais les édiles municipaux tardent à répondre à leurs doléances.

Le quartier Saint-Roch incarne un site historique de la basse-ville de Québec. Des générations de résidents y ont habité et y habitent encore. Il suffirait d’un effort financier raisonnable pour le redynamiser. Les résidents et les commerçants ne demandent qu’un geste attentif de la part de la Ville de Québec envers leurs revendications. Le quartier Saint-Roch représente un joyau de la Capitale nationale. Alors, à vos goussets, mesdames et messieurs les élus municipaux!



Henri Marineau, Québec



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4 commentaires

  • François Champoux Répondre

    13 janvier 2025

    13 janvier 2025


    Bonjour M. Marineau,


    Vous jouez avec… l’eau et son danger de la noyade…




    Il faut lire Alain (Émile-Auguste Chartier) et sa réflexion sur «Penser c’est dire NON.»  C’est vraiment secouant et sa garde éveillé, loin des dangers de se noyer… ou de se brûler.


    François Champoux, Trois-Rivières

     


  • Henri Marineau Répondre

    12 janvier 2025

    Il n'y a pas de mal, M. Champoux, à être mélancolique à l'ocasion pour autant qu'on ne s'y noye pas!


  • François Champoux Répondre

    12 janvier 2025

    12 janvier 2025


    M. Marineau, vous êtes trop nostalgique.


    J’ai aussi été très nostalgique antérieurement jusqu’au jour où j’ai réalisé l’impermanence de tout. Ce sont les bouddhistes qui m’y ont fait prendre conscience. Maintenant, face à la détérioration de ce qui est, je partage avec vous une nécessité de nous réveiller; cette prise de conscience est aussi une nécessité aussi importante que celle d’accepter la fatalité. Ce qui devient important, c’est le réveil des jeunes à leur propre prise de conscience de ce qui importe vraiment. Nous avons commis des erreurs qui ne doivent pas être répétées; voilà le réveil qui tarde à se faire. Il ne faut pas attendre tristement l’action de nos élus; Catherine Dorion nous y a bien conscientisés.


    Si nous voulons que toute la ville soit propre et belle, il faut commencer par balayer son devant de porte. En faire plus devient du bénévolat : il faut alors savoir modérer nos efforts et diminuer notre paresse. Tout un paradoxe!


    François Champoux, Trois-Rivières