PROJET ÉNERGIE EST

L’Office national de l’énergie défend l’exclusion de la question des GES

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C'est défendre l'indéfendable

L’Office national de l’énergie défend la décision d’exclure la question des gaz à effet de serre de l’étude du projet de pipeline de TransCanada, qui permettra de faciliter l’exportation du pétrole des sables bitumineux.

L’épineuse question climatique a été soulevée jeudi par le directeur climat-énergie de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, Alain Brunel.

« D’ici quelques décennies, il faudra éliminer complètement les émissions de gaz à effet de serre », a-t-il rappelé aux dirigeants de l’Office présents à une rencontre organisée à HEC Montréal. Dans ce contexte, l’unique organisme chargé d’évaluer les projets de pipelines ne peut tout simplement pas éviter le sujet, a ajouté M. Brunel.

« On comprend la préoccupation des Canadiens pour l’environnement », a simplement répondu la vice-présidente de l’Office, Lyne Mercier. La « protection de l’environnement » fait partie du mandat de l’organisme, a aussi dit son président, Peter Watson.

L’Office n’entend pas pour autant aborder la question des émissions générées par le pétrole qui sera transporté dans le pipeline Énergie Est. « Les gaz à effet de serre et les changements climatiques ne feront pas partie de l’évaluation qu’on va faire », a déjà répondu au Devoir un porte-parole de l’organisme fédéral.

L’Office prendra toutefois le temps d’évaluer les aspects économiques. « Avant d’autoriser un pipeline, il faut savoir s’il y a un marché », a notamment souligné Mme Mercier. Et selon elle, le délai de 15 mois prévu pour l’évaluation du projet de pipeline est suffisant. « Il ne faut pas prendre des années » pour décider d’autoriser ou non la construction d’une telle infrastructure, a-t-elle souligné. « Le marché attend. »

Situation pour le moins inhabituelle, Le Devoir s’est d’abord fait refuser l’accès à la salle où se tenait, sous protection policière, cette rencontre publique. Les organisateurs ont prétexté un manque de place. Il a finalement été possible d’entrer, quelque 40 minutes après le début de la rencontre. Une trentaine de places étaient libres.


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