L'improvisation économique de M. Couillard

y-a-t-il anguille sous roches?

Tribune libre

L’annonce du projet de construction d’un train électrique super léger sur un trajet de 67 km desservant 24 stations à Montréal a-t-elle été faite en catimini? Y avait-il urgence d’en faire l’annonce?
J’ai la vague impression que la Caisse de Dépôt a été sommée de présenter le projet même si tout n’est pas encore ficeler parfaitement. Il devenait urgent pour le gouvernement de rassurer les investisseurs privés que Bombardier devrait en principe obtenir la construction des wagons dans ce contrat. Y aurait-il eu des signes que l’action de Bombardier puisse chuter dramatiquement mettant ainsi le milliard trois cent millions investi par le gouvernement du Québec en péril. Je veux bien croire que le gouvernement de monsieur Couillard ait besoin de faire sentir qu’il brasse des affaires lui qui se targue d’être un gouvernement pour qui l’économie est leur cheval de bataille.
Pour moi, tout cela sent l’improvisation.

Depuis l’annonce, les vents d’opposition au projet se sont élevés et plusieurs questions ont surgi. Pourquoi le tracé ne va-t-il pas vers l’est? Qui a décidé du tracé tel que présenté? Pourquoi ne pas développer le projet du monorail de Trens-Québec comme solution au transport urbain?

On est loin des 250,000 emplois promis par monsieur Couillard. Comme gouvernement libéral les bottines ne suivent pas les babines. Son régime d’austérité a-t-il été trop loin? Mais ce qui est encore plus inquiétant c’est qu’il y a toujours un 30% de l’électorat qui va voter pour eux.
Moi je vous prédis qu’à partir de 2017, les dollars vont pleuvoir sur la province car nous serons à un an de l’élection provincial et comme au bon vieux temps, les promesses d’un bout d’asphalte vont surgir de toute part. On oubliera ces deux dernières années.
Faut croire que le masochisme existe en politique.

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Roger Kemp110 articles

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Pamphlétaire actif à Trois-Rivières Membre actif à la SSJB de la Mauricie





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1 commentaire

  • Henri Marineau Répondre

    25 avril 2016

    Quand on demande à Michael Sabia, PDG de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), si le projet de train électrique métropolitain de Montréal sera rentable, il répond qu’ « …à Montréal, nous avons des festivals, des artistes, des entreprises de calibre mondial, pourquoi pas des infrastructures ? C’est la question de fond. Notre objectif est de construire et de gérer une infrastructure d’envergure et de calibre mondial. »
    Or, il s’avère que deux projets identiques à Toronto et Vancouver éprouvent des difficultés d’achalandage majeurs, certains observateurs qualifiant même le train de Toronto de « fiasco ». Pourtant, ces deux villes canadiennes n’ont rien à envier à Montréal en ce qui a trait au nombre d’habitants.
    À mon sens, la véritable question réside dans la pertinence d’un train électrique à Montréal nécessitant un investissement majeur de 5,5 milliards $, dont 3 milliards $ à même le « bas de laine des Québécois ». La Métropole a-t-elle véritablement besoin d’une telle infrastructure « d’envergure et de calibre mondial » ? La CDPQ n’est-elle pas en train de construire le nid nécessaire à la relance de Bombardier ?
    Quels sont les premiers véritables instigateurs de ce projet ?
    Des questions qui, à mes yeux, nécessitent des réponses crédibles dans un contexte économique qui a rendu les investisseurs « frileux » au cours des deux dernières années d’austérité que nous a imposées le gouvernement Couillard… Un projet qui présente une image façonnée « pour la galerie » à partir duquel Michael Sabia tente de nous faire miroiter un impact économique pourtant fort incertain !