QUÉBEC

Hollande veut voir naître une alliance visionnaire

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Plus mortifère que visionnaire

Le président français, François Hollande, souhaite que la France et le Québec, dans la relation « unique » qui les unit, soient toujours « en avance » ensemble sur les enjeux comme le réchauffement climatique, la recherche universitaire et le développement économique. Sans nuire aux relations entre la France et le Canada.

« La France a une relation unique avec le Québec, privilégiée et directe, et en même temps, la France veut avoir avec le Canada des relations apaisées et dynamiques », a déclaré François Hollande lors d’une conférence de presse au terme de son passage à Québec.

Dans son discours prononcé en matinée à l’Assemblée nationale, François Hollande a affirmé qu’il voulait « donner une nouvelle impulsion » à la coopération franco-québécoise. « Nous devons toujours être en avant-garde. Ce qui doit faire la relation entre la France et le Québec, c’est d’être en avance. »

Il a cité l’exemple des ententes sur la sécurité sociale, celles sur la reconnaissance mutuelle des qualifications des métiers et des professions, « un temps d’avance sur le dispositif qui sera mis en place dans quelques années » en vertu de l’Accord économique et commercial entre le Canada et l’Union européenne.

Les bons choix

Le président français a insisté sur la « mobilité » entre la France et le Québec, celle de la jeunesse, surtout. À ce sujet, le Québec semble avoir réparé l’affront fait à la France quand le gouvernement Couillard a dénoncé unilatéralement l’entente de 1978 sur les droits de scolarité que les étudiants français doivent payer au Québec, soit les mêmes que ceux exigés des étudiants québécois. Les libéraux souhaitaient les tripler pour qu’ils correspondent aux droits versés par les étudiants canadiens.

« Je sais combien les difficultés budgétaires, ici comme ailleurs, obligent à faire des choix ; faut-il qu’ils soient bons », a avancé le président français.

MM. Hollande et Couillard se sont entendus sur les grands principes et il reviendra aux fonctionnaires de régler les détails. « Nous nous sommes entendus pour qu’il y ait une entente », a résumé le président. Les étudiants français au Québec — ils sont plus de 11 000 à l’heure actuelle — bénéficieront d’un « traitement spécifique » tandis que les étudiants québécois — et c’est nouveau — auront accès aux grandes écoles françaises. Il n’y a plus qu’environ 1000 étudiants québécois inscrits dans les universités françaises.

Dans une lettre envoyée au Devoir, Jean-François Lisée rappelle que le gouvernement Marois envisageait également de revoir le traitement réservé aux étudiants français : le dernier budget péquiste prévoyait une hausse de 20 % des droits réclamés.

L’an prochain, la France sera l’hôte de la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Après avoir voulu s’assurer de la participation du Canada, avec cette visite faite à Stephen Harper à Calgary, François Hollande voit un allié dans Philippe Couillard qui, lui, a souligné l’importance de fixer un prix pour le carbone. « L’appui du Québec sera important tout au long des prochains mois, y compris dans le débat au sein de la fédération du Canada », juge François Hollande.


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