Des noms de rues les honorent encore!

Gloire aux conquérants anglais?

Une aberration totale

Tribune libre

Il se produit une situation fort curieuse dans le beau quartier Montcalm de Québec. Près d'une dizaine de ses rues arborent les noms des généraux et des régiments de Wolfe qui ont assassiné nos pères, brûlé nos maisons et asservi notre peuple. En effet, vous trouverez aux abords des Plaines d'Abraham des noms anglais aussi rébarbatifs que Learmonth, Saunders, Aberdeen, Murray, Brown, Fraser, Moncton et Monk. Une aberration totale quoi!

Un nom de rue se doit d'être un hommage rendu à ceux qui ont contribué à l'essor de la société, pas à sa destruction. Et si on avait rebaptisé Les Champs-Élysées "avenue Adolf-Hitler" lors de l'occupation de Paris en 1940? Le boulevard du Président-Kennedy à Lévis devrait-il prendre le nom de "Lee-Harvey-Oswald" pour des raisons de commémoration historique? Absurde! Il est honteux de perpétuer officiellement le triomphe des envahisseurs dont les descendants ont cherché par tous les moyens à nous assimiler depuis.

Je propose que ces noms soient bannis afin d'honorer les valeureux patriotes qui ont défendu notre nation au fil des siècles, tels que: Louis-Joseph Papineau, le Chevalier de Lorimier, Louis Riel, M. Jacques Parizeau qui y a résidé, et pourquoi pas une "avenue des Patriotes" proprement dite?

Voici la liste biographique de plus de 500 patriotes reconnus comme tels:

http://cgi2.cvm.qc.ca/glaporte/1837.pl?cat=ptype&cherche=BIOGRAPHIE

Chacun des centaines de nos héros anonymes qui y sont répertoriés mériterait de remplacer les noms anglais indignes actuels.

Réjean Labrie, de Québec, capitale nationale.

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Réjean Labrie533 articles

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Réjean Labrie, né en 1954, est originaire de Québec. Il a fait une partie de sa carrière dans la fonction publique provinciale à l’aide sociale.

Il est fier d’être un enraciné de la 10ème génération en sol natal.Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique.

Il se considère comme un simple citoyen libre-penseur sans ligne de parti à suivre ni carcan idéologique dont il se méfie comme des beaux parleurs de la bien-pensance officielle.

L'icône d'identification montre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.

Ses quelque 530 articles publiés en ligne ont été lus plus d'un million de fois par tous ceux qui ont voulu partagé sa réflexion depuis plus de 10 ans. À preuve que l'intérêt pour une identité nationale québécoise affirmée ne se dément pas, quoi qu'on en dise.





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8 commentaires

  • François A. Lachapelle Répondre

    21 janvier 2010

    Il est toujours pertinent comme le fait Réjean Labrie de dénoncer l'apathie des autorités à proposer des changements de nom de rues. Évidemment, les autorités n'aiment pas brouiller l'eau. Alors c'est aux citoyens de revenir à la charge.
    Habitant Montréal, il y a des artères où on aurait du plaisir à changer les noms, comme:
    la rue Amherst, le boul. Sherbrooke, la rue Dickson, le boul. Dorchester (ce qu'il en reste dans Westmount) et les noms anglais qui se traduisent facilement en français comme les rues City Councellors, Beaver Hall, Mill, Bridge et ainsi de suite.
    Ce qui est intriguant dans cet exercice, c'est l'émergence des défenseurs du statu quo. Pourtant, porter son nom avec respect et fierté n'est pas banal. Il est lié à son identité et à son histoire. Ceux qui ont choisi des noms anglais il y a de cela parfois plusieurs siècles ont eu le réflexe d'honorer la mémoire de personnes qu'ils admiraient. On doit en faire autant en 2010 pour mettre de côté d'illustres inconnus, ou d'illustres conquérants qui ont fait souffrir nos ancêtres, des travaillants. En terminant, je fais la suggestion suivante: renommer la rue Sherbrooke par, qui vous pensez . . . boul. Jacques Parizeau!
    Longue mémoire aux québécois de toutes origines qui ont travaillé très fort pour aider le Québec à se moderniser et à s'épanouir dans toutes les sphères de la vie.
    François A. LACHAPELLE, Montréal

  • Jean-François-le-Québécois Répondre

    20 janvier 2010

    @ Gilles Bousquet:
    Prêts à tous les accommodements?
    C'est peut-être surtout que ces rues ont été ainsi nommées, il y a longtemsp, avant la Révolution tranquille, et que personne n'a pensé à changer leurs noms.
    Les anglophones, et les gens au pouvoir, savent très bien, par ailleurs, que la natiojn québécoise étant ce qu'elle est, présentement, ils n'ont pas à craindre de voir surgir des milliers de manifestants voulant arracher les affiches sur les poteaux indiquant les noms des rues concernées...
    Nous nous sommes avec le temps, confortablement assis dans notre situation de conquis...

  • Gilles Bousquet Répondre

    19 janvier 2010

    Mme Mona Simard écrit : dans le Vieux-Lévis, il y a aussi une rue Wolfe...qui change de nom un peu plus loin pour prendre celui de boulevard de l’Entente ( !).
    Elle est bien bonne. C’est un eu comme si les Israéliens nommaient une rue de Tel-Aviv : Adolf Hitler qui finirait en boulevard de l’Entente.
    Une preuve de plus que les Québécois sont prêts à tous les accommodements et plus encore.

  • Gaston Boivin Répondre

    19 janvier 2010

    Connaissez-vous l'histoire des 2 lacs "Pétain" du Québec? Eh bien, voilà: En 2006 ou 2007, la Commission de Toponymie du Québec, dont incidemment la présidente (par intérim depuis maintenant déjà 5 ans) est dame France Boucher (la même qui occupe le même poste à l'Office de la langue française) a décidé de retirer du nom de la nomenclature officielle le nom de l'un des deux lacs, n'en conservant qu'un seul. Le motif de ce retrait: Lorsqu'il a ainsi été dénommé, l'on connaissait le rôle de collaboration avec les Allemands qu'avait joué le maréchal dans le gouvernement de Vichy. L'autre lac Pétain est resté à la nomenclature officielle pour le motif que lorsqu'il a ainsi été nommé du nom du Héros de Verdun, savoir avant la guerre de 1939-1945, l'on ne pouvait connaître l'attitude de collaboration qu'il aurait à compter de 1940 avec les Allemands. Cette information est contenue dans le Rapport d'activité 2006-2007 préparé par la Commission pour la réunion annuelle de la Commission de Toponymie du Canada, à la page 3 (c'est comme cela la Collaboration!). À remarquer que pour le même motif, l'on n'a pas touché au nom du canton Pétain dont le nom a été choisi et donné en 1918. Quant à la rue Pétain de Shawinigan( bein oui, la ville du petit gars, du petit Chrétien!), on n'y a pas touché également et là, c'est un peu mystérieux, car l'on ne précise pas si le nom a été choisi avant ou après la guerre de 1939-1945. Tant et si bien que l'on peut allé à la pêche dans ces deux lacs Pétain mais qu'un seul des 2 a une existence officielle!
    Morale de cette histoire: Si on appliquait cette jurisprudence des lacs Pétain, il faudrait renommé presque le tiers des lieux et dénominations du Québec qui aurait ainsi perdu leurs appellations officielles pour le motif y invoqué, celle des noms péjoratifs: Ainsi officiellement dans la nomenclature de La Commission de topopymie du Québec, plus de rues Amherst, plus de rues Moncton, d'aéroport Trudeau et autres incongruités à la mémoire de ceux qui ont affligé ou/et ont méprisé les peuples québécois, canayen et acadien. Et pourquoi pas aussi enlever de la nomenclature officielle le nom même de Commission de Toponymie du Québec puisqu'elle agit vec le Canada tel un collaborateur avec l'envahisseur. Ah oui, j'oubliais, on lui avait déjà donné son nom avant qu'elle ne débute sa collaboration!
    Portez plaintes à la Commission pour toutes ces appellations péjoratives, souvent outrageantes, honorant autant de criminels de guerre, de collaborateurs ou de traîtres, et je parie avec vous qu'on vous sortira une sorte de jurisprudence basé sur les privilèges de la Conquête et le droit légitime de servir, de louanger et d'honorer le pouvoir, les institutions et les créatures qu'elle a engendrés et cela peu importe le prix qu'ont dû en payer ces peuples et qu'ils continueront à payer à moins qu'ils ne se réveillent et ne prennent vraiment en main leurs destinées!

  • Jean-François-le-Québécois Répondre

    19 janvier 2010

    @ Réjean Labrie:
    «Il est honteux de perpétuer officiellement le triomphe des envahisseurs dont les descendants ont cherché par tous les moyens à nous assimiler depuis...»
    Je serais porté à penser qu'à l'origine, le fait d'avoir ainsi baptisé ces rues, dans notre propre capitale nationale québécoise, faisait partie d'une stratégie consistant à nous rappeller «c'est qui le boss »...

  • Archives de Vigile Répondre

    19 janvier 2010

    Dans le Vieux-Lévis, il y a aussi une rue Wolfe...qui change de nom un peu plus loin pour prendre celui de boulevard de l'Entente (!).
    Pour mémoire, c'est des hauteurs de Lévis (là où est construit le Collège de Lévis) que le bon général de Sa Majesté britannique écrasa Québec avec ses canons (des milliers d'obus).

  • Archives de Vigile Répondre

    19 janvier 2010

    À tout hasard, voici une adresse où vous trouverez un texte écrit, justement sur ce sujet, par Me Christian Néron, avocat et historien des institutions.
    Titre du texte : Plaidoyer pour l'expulsion d'un criminel du Panthéon municipale.
    Adresse : http://notrehistoire.net/histoire_droit.htm

  • Archives de Vigile Répondre

    18 janvier 2010

    Tout à fait en accord avec cette proposition. J'ai déjà commenté moi-même à 2 reprises cette situation lors de pétitions concernant les Plaines d'Abraham...
    Sans compter le monument à Wolfe et pire encore l'avenue qui mène au monument s'appelle Wolfe-Montcalm, je crois... Il faut quand même savoir ici qu'on est sur un terrain fédéral...
    Je mentionnais aussi près du monument des Braves, la très petite rue Lévis qui est à sens unique. On dirait qu'on veut cacher nos héros. Et puis ce fameux monument des Braves, faudrait savoir exactement qui on veut honorer ici. On aurait peut-être des surprises car ce monument et toute l'avenue des Braves appartiennent au fédéral.
    Il y a eu aussi récemment à Montréal tout le débat concernant le changement de nom possible pour la rue Amherts.
    En résumé, tout un ménage à faire de ce côté-là lorsque nous aurons notre pays.