Campagne électorale 2018

Crédibilité

Les gains auprès d'Ottawa

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Tribune libre

Partant de la prémisse qui veut que les Québécois souhaitent un changement de gouvernement, la crédibilité des chefs des autres partis sera, à mon avis, un facteur déterminant lorsqu’arrivera le choix de l’urne le 1er octobre.


À cet effet, le meneur actuel dans les sondages, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a perdu des plumes au cours de la dernière semaine, notamment en raison de son embarras eu égard aux critères régissant l’immigration au Québec, le dernier sondage dénotant d’ailleurs une baisse de 3 % dans les intentions de vote.


En ce qui a trait à la co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Manon Massé, même si elle mène une bonne campagne, particulièrement au chapitre de l’environnement, personne ne s’attend à ce qu’elle forme le prochain gouvernement.


Ne reste que le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, qui a obtenu la meilleure note au chapitre de la qualité de campagne lors du dernier sondage. Aux yeux de M. Lisée, le vent est en train de tourner en sa faveur. Une fin de campagne électrisante est à prévoir compte tenu, entre autres, de la volatilité du vote (40 % d’indécis) …Le compte à rebours est amorcé!


Les gains auprès d’Ottawa


François Legault l’a répété à maintes occasions depuis le début de la campagne électorale, il est possible d’aller chercher des gains auprès d’Ottawa pour autant qu’on fasse preuve de diplomatie.


Or lors du dernier débat qui s’est tenu sur la chaîne de TVA, M. Legault, lors d’un échange avec Jean-François Lisée, a mentionné trois dossiers sur lesquels le gouvernement du Québec a obtenu des gains.


Mal lui en prit lorsque M, Lisée lui répliqua que les trois gains auxquels M. Legault faisait allusion avaient été obtenus sous un gouvernement péquiste, tout en alléguant que le fédéral, devant un gouvernement du PQ, montre davantage d’ouverture à cause de la peur qu’il ressent devant la « hantise » de l’indépendance.


Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’exemple de collaboration Ottawa/Québec de M. Legault n’a pas contribué à accroître sa crédibilité en matière de connaissance de ses dossiers! 


Aparté


Si Jean-François Lisée tentait de déstabiliser Manon Massé en lui demandant qui était le « vrai chef de Québec solidaire », je suis d’avis qu’il a complètement raté la cible en plus d'être rappelé à l'ordre par le modérateur, le sujet de cette partie du débat devant porter sur la santé.



Henri Marineau, Québec


 


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Henri Marineau1198 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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2 commentaires

  • Henri Marineau Répondre

    22 septembre 2018

    "Ça y est, Lisée vient de sauter un câble, de penser plusieurs, alors que le modérateur Bruneau, lui, se fendait en quatre afin de ramener à l’ordre l’apprenti sorcier.


    J’ai alors eu un flash suivant: wow minute. Pas vrai qu’un gars méthodique comme le chef du PQ, toujours prêt à planter une idée dans la tête de l’électorat, a agi de manière impulsive et impromptue. A fortiori, évidemment, à un moment autant névralgique que celui du débat des chefs. Mais quel spin, alors donc? Deux choses possibles: 1) que Québec solidaire, comme semblent le penser certains, constitue une machination créée de toutes pièces par un Power Corporation de ce monde, ceci afin de diviser le vote indépendantiste et assurer la réélection de son Parti libéral; 2) que ni Nadeau-Dubois ni Massé n’étant chef, une autre personne se doit bien d’être inscrit comme tel au registre du Directeur général des élections, ceci laissant potentiellement croire, à nouveau, à une quelconque force obscure contrôlant les deux marionnettes."


    Le journal Métro, extrait de la chronique de Frédéric Bérard, 21 septembre 2018


    Henri Marineau