Conflit étudiant

Campagne contre le fédéralisme canadien

Conflit étudiant - un pas vers l'indépendance

Sept groupes étudiants appuyés par le réseau Cap sur l’indépendance (RCI) ont choisi d’élargir le combat étudiant à la cause souverainiste. Après la publication d’une lettre ouverte publiée lundi et portant sur ce sujet, ils lancent une campagne contre le fédéralisme.
« On démarre une campagne pour s’opposer aux politiques fédérales en matière d’éducation secondaire, pour s’opposer au fédéralisme canadien ainsi qu’au surfinancement des institutions anglophones d’enseignement supérieur au Québec, a expliqué Maxime Laporte, coordonnateur du RCI. Est-ce que notre génération aura réussi à semer les graines d’un changement durable vers un Québec plus juste? »
Les groupes étudiants, provenant de trois universités et de quatre cégeps, jugent que le fédéralisme « est un éléphant dans la pièce dont personne n’ose parler et qu’il a été presque entièrement éludé tout au long de la lutte étudiante ».
« Il ne faut pas s’attaquer à une seule question, il faut voir les enjeux reliés entre eux », a renchéri Louis-Philippe Sauvé, du cégep du Vieux-Montréal.
« L’État fédéral a une grande responsabilité dans l’éclosion de cette crise, mais ça n’a presque jamais été abordé par les acteurs du printemps québécois parce qu’ils ont préféré, non sans raison, s’attaquer au gouvernement de Jean Charest », a poursuivi M. Laporte.
Arguments économiques
Dans la lettre publiée lundi, les groupes étudiants ont écrit que l’heure est au bilan, à la suite de l’abolition de la loi 12 et de la hausse des droits de scolarité.
En donnant entre autres l’exemple des milliards de dollars investis par Ottawa dans le militaire, les sept groupes étudiants basent surtout leur argumentaire sur l’économie. « Ces sommes permettraient de financer la gratuité scolaire », a dit M. Laporte.
« Au-delà du combat de valeurs, la question de l’indépendance, économiquement, c’est très objectif, a affirmé quant à lui Mathieu Boucher, du Comité souverainiste de l’Université du Québec à Montréal. Dans cette mesure, c’est très facile de convaincre les fédéralistes. Mathématiquement, en regardant nos finances, si le Québec était une république libre, les investissements gouvernementaux seraient très différents. »
« Nous serons présents dans les régions. Nous avons déjà visité les souverainistes de l’Université de Sherbrooke et de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Le 3 novembre, il y aura un sommet de la relève indépendantiste, où ces questions de surfinancement des institutions universitaires anglophones et de l’avenir constitutionnel du Québec seront abordées. »


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