Bernard Landry: des funérailles d’État pour un brave

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De Champlain (1603) à la Grande Alliance (1701) jusqu'à la Paix des braves (2001)

L’ancien grand chef de la nation crie Ted Moses s’adonnait à la chasse mardi. À son retour, il a appris avec consternation le décès d’un « ami et frère » : Bernard Landry.


« Il me manquera beaucoup », a dit le signataire de la Paix des Braves mercredi. « Je suis très attristé par le décès de mon ami et frère, l’ancien premier ministre Bernard Landry. Notre relation était basée sur la confiance et le respect, et elle a servi de fondement à la nouvelle relation qui s’est établie entre les Cris et le Québec. »


Animés de « la même confiance », M. Landry et M. Moses sont parvenus en 2002 à conclure un accord historique, qui sert depuis de « modèle pour le reste du Canada et à l’étranger ».


« Nous venons tous de perdre un ami », a ajouté le gouvernement de la nation crie, tout en souhaitant « un repos bien mérité, pour un brave qui a bien servi son peuple et sa patrie ».


À l’instar de celle de M. Moses, de nouvelles voix se sont élevées afin de rendre hommage à Bernard Landry mercredi.


L’ex-premier ministre Philippe Couillard, qui est actuellement à l’extérieur du pays, a souligné dans un message écrit à La Presse canadienne que le Québec venait de perdre « un grand homme d’État ».


À l’Assemblée nationale, Gabriel Nadeau-Dubois a salué l’immense contribution de l’ancien élu du Parti québécois « au service public ». « M. Landry a été un monument de l’histoire du Québec, il fait partie d’une génération de bâtisseurs », a déclaré le co-porte-parole de Québec solidaire.


Au Parlement fédéral, les députés, y compris le premier ministre Justin Trudeau, ont observé mercredi après-midi une minute de silence en mémoire du 28e premier ministre du Québec. Le député conservateur Gérard Deltell a rendu un hommage bien senti au « patriote » natif de Saint-Jacques-de-Montcalm. Celui-ci a tiré de leur siège tous les membres des Communes.


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