Quelques postes à combler

Artistes demandés

pour promouvoir l'indépendance

309597f9af76594108d8d2135868cd91

Tribune libre

Le rôle des artistes pour promouvoir une idée comme l'indépendance est crucial. Ils permettent de rallier les gens, de les motiver, de les rejoindre émotivement et artistiquement, de générer la cohésion, de susciter le rêve, de maintenir l'idée à l'avant-plan sur une certaine période de temps, que ce soit entre les périodes référendaires ou durant.
C'est grâce à eux qu'on a l'impression que l'idée est dans l'air. C'est cette présence dans les médias qui nous motive, qui produit un élan en avant et nous propulse. Leurs œuvres ont un effet mobilisateur.
Chaque génération a eu son contingent d'artistes engagés qui se sont passé le flambeau de la cause de la souveraineté du peuple québécois. Mais la génération actuelle semble hésiter à brandir ses couleurs face aux vents contraires.
À l'époque du premier référendum, il y a eu un heureux mélange d'aînés (Félix, Vigneault) et de leurs fils spirituels (Robert Charlebois, Claude Gauthier, Yvon Deschamps).
Par la suite, il y eu les Paul Piché, Richard Séguin, Raoul Duguay et plusieurs autres artistes plus discrets qui, sans s'afficher ouvertement, laissaient l'impression claire et nette qu'ils secondaient le désir d'émancipation de leur peuple.
La plus récente génération était formée d'artistes comme Mes Aïeux, Loco Locass, sans oublier La Bottine souriante.
Le temps est venu à une nouvelle génération de jeunes artistes engagés de sortir du placard où l'adversaire fédéraliste les confine.
En effet, la plupart des artistes actuels vivent sous une sorte de régime de terreur visant à museler l'expression de leurs convictions politiques dans les médias. Ils doivent taire leurs opinions, par crainte de représailles.
Car si un artiste a le malheur d'exprimer un penchant pour la préservation de l'identité collective québécoise, pour la protection de la langue française, pour la défense de l'idée indépendantiste, on fait planer sur lui la menace latente qu'il risque d'être barré de tous les réseaux de diffusion: télé, radio, médias, engagements, possibilité de financement de disques ou de tournées. Et combien cette menace de se voir pénalisé est réelle et efficace.
Alors il ne reste plus qu'à se taire et ronger son os, comme le Chien d'or de la légende québécoise. Quel paradoxe, personne n'ose plus prendre le risque d'engager les artistes engagés!
Des émissions comme Enquête de Radio-Canada, JE à Télé-Métropole, ou le bureau d'enquête du Journal de Montréal devraient se pencher sur la question et crever l'abcès de cette forme scandaleuse de censure.
Face à une telle omerta, il faudra peut-être songer à recruter nos artistes porte-paroles parmi cette relève de jeunes qui débutent et qui n'ont encore rien à perdre, des jeunes qui ne sont pas encore coincés dans l'engrenage étouffant et asservissant des demandes de subvention, qui n'ont pas encore à faire de compromissions pour que leurs chansons passent dans les radios commerciales ni de courbettes pour être invités à la télé aseptisée.
Car quoi qu'il advienne, il revient aux artistes de la nouvelle génération de prendre leur courage à deux mains et de s'afficher pour ce qu'ils sont en affirmant leurs convictions sur la place publique.
Et c'est dès maintenant qu'il faut mettre en branle la diffusion de l'idée indépendantiste pour qu'elle aille en grossissant jusqu'à ce que la prochaine période référendaire arrive. La première fois, le mouvement s'est amplifié de 1973 à 1980.
Les nouveaux groupes et artistes en solo pourront proposer et propager leurs idées activement dans le terreau fertile du réseau des Cégep et universités, pour rejoindre directement la jeunesse étudiante qui ne demande pas mieux que de se rallier lorsque vient le temps de défendre toute cause valable.
Et cette cause bien précise les concerne tous, car ce sont eux qui profiteront toute leur vie durant des avantages de l'indépendance nouvellement acquise. Ils pourront ainsi prendre leur destinée en main, prendre toutes les décisions importantes sans se les faire imposer par un gouvernement fédéral centralisateur, et amener le pays dans la direction qu'ils désirent lui voir prendre.
L'idée de l'indépendance est peut-être actuellement dormante chez certains d'entre eux, soit, mais dans les faits elle peut être réveillée rapidement et redémarrer en force. Les braises de la liberté couvent toujours, il suffit de souffler un peu dessus pour ranimer la flamme qu'on croyait éteinte.
C'est ce que les artistes ont le pouvoir de produire. Ne sent-on pas cette ferveur rejaillir parmi la foule réunie par milliers chaque 24 juin lors des célébrations de la Fête nationale?
Et pour paraphraser la célèbre émission, pourquoi ne pas appeler cette louable entreprise, ce grand rêve en marche, La Voix vers l'indépendance du Québec?
Alors, à quand les premières auditions pour promouvoir le pays nouveau du Québec, le grand prix à gagner et à se partager?

Featured 08e89f9ca3ccd008612a57afbfe02420

Réjean Labrie532 articles

  • 1 000 023

Réjean Labrie, né en 1954, est originaire de Québec. Il a fait une partie de sa carrière dans la fonction publique provinciale à l’aide sociale.

Il est fier d’être un enraciné de la 10ème génération en sol natal.Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique.

Il se considère comme un simple citoyen libre-penseur sans ligne de parti à suivre ni carcan idéologique dont il se méfie comme des beaux parleurs de la bien-pensance officielle.

L'icône d'identification montre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.

Tout près d'un million de lecteurs ont lu ses 500 articles et partagé sa réflexion depuis plus de 10 ans. À preuve que l'intérêt pour une identité nationale québécoise affirmée ne se dément pas, quoi qu'on en dise.





Laissez un commentaire



Aucun commentaire trouvé