Les tendances suicidaires du PQ
28 avril 2015
@ Luc Bertrand
Le déclin, et comment l'arrêter.
Il tient en un mot : référendum.
C'est Jean Chrétien qui nous le dit :
« Avec le recul, le référendum apparaît comme la plus grande erreur du Parti québécois. Jusque-là, sa stratégie avait été extrêmement efficace pour le Québec et extrêmement dangereuse pour le Canada. Claude Morin me l'avait décrite il y a longtemps : "Nous nous séparerons du Canada de la même manière que le Canada s'est séparé de l'Angleterre. Nous couperons les liens un par un, nous obtiendrons une petite concession ici, une petite concession là et, finalement, il ne restera plus rien." Dans un premier temps, c'est exactement ce que fit le gouvernement du Parti québécois. Il exigea de nouveaux pouvoirs, imposa sa présence internationale et, comme chaque demande paraissait raisonnable en elle-même et dans l'intérêt de la province, la population suivit. Avec le temps, le Québec serait devenu indépendant dans les faits et son indépendance juridique serait allée de soi. Mais le référendum cristallisa le débat et, en dépit de l'ambiguïté extrême de la question posée (le mot "indépendance" en avait été exclu), la population fut forcée de faire un choix. Elle dit Non à l'indépendance. » - Jean Chrétien, Dans la fosse aux lions, 1985
De ce constat résulte la stratégie de Chrétien-Trudeau, d'envoyer des mandarins fédéraux vendre l'idée du référendum à Claude Morin. L'erreur historique, le cul-de-sac actuel en résulte.
Le choix est donc de sortir de la fixation référendaire, le piège à con qui a mené au déclin de la nation. À tel point que, ce n'est plus tant le projet souverainiste qui est en péril mais, bien la nation qui porte le projet.
En sortir est donc un défi existentiel.
Ce qui veut dire sortir le projet politique du registre de l'idéal (la Canada est un pays démocratique, on gagne un concours d'art oratoire, on compte des bouts de papier et on a un pays). pour le ramener dans le champs du réel, celui de la realpolitik (seul un rapport de force favorable mène à un changement de statut d'un État).
Il y a 2 camps dans cette course à la chefferie : les référendistes datistes et PKP, maintenant rejoint par Bernard Drainville.
PKP est le seul candidat qui a le centre de gravité pour assumer les 3 rapports de forces que supposent la cause (politique, économique et médiatique ) (*)
Le seul candidat qui peut arrêter le déclin de la nation. Et son redressement, un préalable pour la suite des choses...
JCPomerleau
(*) Ces lignes de forces sont apparues dès la nomination de PKP au CA d'Hydro Québec :
http://service.vigile.quebec/Un-milliardaire-patriote
