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Vote francophone : le Parti libéral est «dans le gros trouble»

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Avec uniquement 10% du vote francophone, les libéraux vivent une crise historique


Avec seulement 10 % des intentions de vote chez les francophones du Québec, le Parti libéral se retrouve dans une situation extrêmement précaire.


Il existe un véritable danger, prévient Mario Dumont lundi, de voir le Parti libéral «creuser son propre trou» s’il continue de mettre de l’avant des politiques qui ne plaisent pas aux électeurs francophones.


«Au Québec, vous ne pouvez pas penser gagner des élections en ayant un minimum d’appui chez les francophones, rappelle-t-il. On ne peut pas devenir le parti des Anglais et des communautés culturelles. Si c’est ce qui se dit sur la rue, on est dans le gros trouble.»


La force du Parti libéral, au fil des années, a toujours été sa capacité à ratisser large et à rallier des électeurs des communautés anglophones, allophones, mais aussi de certains cercles francophones, notamment au sein du milieu économique.


Or avec 10 % des appuis francophones, le PLQ flirte avec la ligne rouge. Mario Dumont se remémore ses premières années, après la fondation de l’ADQ, au cours desquelles le parti ne récoltait pas au-dessus de 10 % des intentions de vote.


«Quand tu es en bas de 10 %, l’un des problèmes que tu as, c’est que beaucoup de gens vont dire qu’ils ne connaissent personne de ton parti, explique-t-il. À la cafétéria, au travail, même si tu votes ADQ, tu ne le diras pas parce que tu penses que tu es le seul. On le coche dans le bulletin de vote, mais on n’ose pas le dire.»


Il y a donc un danger pour le PLQ, si le glissement se poursuit, de tomber dans l’oubli chez une portion de la population essentielle pour remporter l’élection.


«Il y a un sentiment d’urgence au Parti libéral, dans les six à douze prochains mois, de dire qu’on ne peut plus poser d’autres gestes qui vont nous couper des Québécois francophones», résume Mario Dumont.