GRAND REMPLACEMENT

Une guerre raciale se déroule sous nos yeux

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Des populations crimonogènes à Montréal


Il y a matière à découragement, car la vie n’est pas un long fleuve tranquille. La démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les autres, disait Winston Churchill.


Les quartiers de Montréal transformés en terrain de guerre sans autre but que de tuer des gens, en général des jeunes, nous plongent dans l’impuissance. Nombre de citoyens estiment qu’il n’y a rien à faire. Qu’en vertu des chartes des droits et libertés, toute politique répressive serait dénoncée et condamnée.


Que des gangs armés fassent la loi dans les rues jadis paisibles de Montréal-Nord, de Ville-Émard ou ailleurs en région métropolitaine, nous n’y pourrions donc rien à court et à moyen terme.


Éternel recommencement


Montréal, jadis la ville aux cent clochers, s’est américanisée en se transformant en champ de tir, contrôlé par des jeunes qu’on ose à peine décrire comme des voyous et des délinquants. Ils ne craignent ni « les autorités blanches esclavagistes et colonisatrices installées dans des territoires non cédés » ni la police faite pour être narguée. 


Ils tuent pour ne pas être tués, par désœuvrement ou pour se retrouver dans l’actualité et éventuellement être transformés en héros maléfiques. Les armes sont leurs hochets, leur sexe tout puissant et leur façon de s’imposer, d’exploiter leurs semblables et de défier la mort. En fait leur fascination pour la grande Faucheuse est totale, pour ne pas dire totalitaire.


Que les médias, les politiciens, les autorités judiciaires et policières aillent au diable. Ces combattants des non-causes rôderont bientôt comme des loups dans des quartiers plus huppés, là où trop de gens croient à l’impotence de la démocratie.


À travers les siècles, les êtres humains ont toujours eu la fâcheuse habitude de ne pas tirer de leçons des erreurs du passé. Autrement dit, la vie est un éternel recommencement. Montréal aurait dû depuis des décennies tenir compte de la violence qui sévit à Toronto, par exemple, la ville la plus atteinte au Canada par une criminalité raciale avant tout. Résultat indéniable des énormes défis à l’évidence inatteignables en matière d’intégration sociale des immigrants.


Le laisser-faire des autorités, dans le Canada du communautarisme lénifiant et de la démocratie émotionnelle sélective incarnée par le premier ministre, n’est pas étranger à cette dégradation du tissu social torontois.


Manque de courage


Hélas, tout cela est enrobé dans une hypocrisie et un manque de courage où l’on préfère s’attaquer aux albums de Tintin et aux ouvrages microagressants, qu’une commission scolaire catholique ontarienne a brûlés et transformés en feu de joie. Or cela s’appelle un autodafé, la même violence à laquelle se livrait l’Allemagne nazie, de triste mémoire.


Des agresseurs armés canardent les façades de maisons où vivent des citoyens modestes et paisibles et abattent, sous l’emprise des drogues qui liquéfient leur cerveau, de respectables travailleurs, mais aussi des membres de gangs ennemis. Ils nous renvoient à notre impuissance, à notre indifférence et à notre lâcheté. Il y a un prix personnel à payer pour que s’atténue cette agressivité obscène. Faut-il attendre qu’une balle nous transperce ou tue nos enfants ?


Pour paraphraser Charles de Gaulle, la démocratie peut, comme la vieillesse, être un naufrage si la conscience citoyenne n’est pas en état d’alerte.