Thomas Mulcair était cuit

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Trois grosses erreurs impardonnables






C’est avec une certaine cruauté que le NPD a réglé hier le sort de son chef Thomas Mulcair. Le successeur de Jack Layton n’a eu que 48 % des appuis, du jamais vu!




De toute évidence, la défaite de 2015 n’a pas été pardonnée. Réunis en congrès à Edmonton, les délégués ont donc renvoyé leur chef, mais en le retenant par la manche: ils le gardent en poste jusqu’à ce qu’ils trouvent quelqu’un de mieux. Une véritable entourloupette.




Confusion




Après le vote, c’était d’ailleurs la confusion à la télé. Les chroniqueurs se démêlaient avec les téléspectateurs et les chefs d’antenne...




Avait-on bien compris? Oui, c’est clair: avec 52 % des délégués pour une course au leadership, le brave Tom se fait montrer la porte...




Mais il ne part pas, enfin pas tout de suite. Les néo-démocrates étirent le supplice et tiendront une longue, très longue course à la direction du parti. Et leur choix ultime ne sera connu qu’en 2018, à temps pour les prochaines élections.




Faire la « maintenance » parlementaire du parti




Ils ont, en attendant, un Québécois pour le service aux chambres: Thomas Mulcair devra passer deux ans aux Communes à faire la «maintenance» parlementaire du NPD.




Le chef déchu dit qu’il jouera son rôle, mais il espère que son successeur aura l’appui de 100 % des délégués, laissant ainsi entendre que ça n’avait pas été son cas. Mais Mulcair n’a-t-il jamais été autre chose qu’une étoile filante?




Après la défaite de 2015, le NPD est retourné dans l’ombre où il avait vivo­té depuis toujours. Ceux qui avaient légitimement cru au pouvoir n’excusaient pas la controverse du




niqab au Québec, le choix du déficit zéro et, plus récemment, ses atermoiements sur l’exploitation du pétrole albertain. Avant d’arriver à Edmonton, Mulcair était cuit. Le score d’hier, humiliant, n’était pas une réelle surprise pour lui...



 




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