L'allophone non intégrable: obstacle naturel à l'indépendance malgré lui?

Sur Vigile: pas de donateurs allophones, pourquoi?

Le plus grand facteur de l'augmentation des forces du Non

Tribune libre


Un problème de taille complique la réalisation du rêve de l'indépendance qui nous est cher à tous: comment concilier notre désir d'accueil avec le rejet total de l'idée de l'indépendance commun à l'ensemble des allophones en provenance du tiers-monde qui s'installent ici? Ce refus catégorique de se joindre à la lutte légitime du peuple québécois pose problème lorsqu'on réalise que si le pourcentage des votes qu'ils représentent était du côté du Oui, le Québec serait un état souverain depuis déjà longtemps.


Concrètement, l'allophone fait obstacle à la cause, de façon aussi passive qu'efficace, et s'accroît en nombre à un rythme effarant qui dépasse celui de tout autre pays occidental. Car ils choisissent effectivement de se rallier d'un seul bloc au camp opposé au désir de souveraineté légitime d'un peuple établi au passé historique bien enraciné.

Il suffit de jeter un oeil sur la liste des nombreux donateurs de Vigile pour déplorer le fait qu'aucun anglophone ni allophone ne désire contribuer concrètement à la cause de l'indépendance. Sur la liste n'apparaissent que de beaux patronymes d'enracinés depuis des générations en cette terre qui est la nôtre.

Depuis 30 ans, aucune campagne n'a réussi à en gagner à notre cause en nombre quantifiable; les allophones forment un bloc monolithique impénétrable et alourdissent de leur poids grandissant les forces du Non. Ça ne sert strictement à rien de vouloir se montrer "inclusif", "ouvert", "accueillant"; peine perdue, car aucun n'adhère, aucun ne se joint. Et cela ne changera jamais en 100 ans. Navrant résultat bien que pourtant prévisible, le bateau prend l'eau de plus belle, alourdi par ce poids mort. Bref, les tiers-mondistes font entrave à la force de l'élan indépendantiste de notre peuple.


Voyons les choses en face: le désir premier de l'allophone en arrivant ici est de se joindre aux Canadiens et d'adopter l'anglais comme langue de travail et de communication. Point. Il reste totalement insensible à la situation intenable que nous vivons au sein d'un Canada qui veut notre assujettissement d'abord, notre disparition ensuite.

Comme maigre consolation, on peut espérer qu'ils se sentiront plus pleinement canadiens encore en comprenant qu'une fois l'indépendance réalisée ils pourront aller s'établir dans les autres provinces afin de continuer leur plein processus de canadianisation.

Les Québécois se doivent de défendre leur identité et leur héritage. Tenons-nous debout!
Réjean Labrie, de Québec, capitale nationale.

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Réjean Labrie851 articles

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Réjean Labrie est natif de Québec. Il a fait une partie de sa carrière dans la fonction publique provinciale.

Il tire la plus grande fierté d’être un enraciné de la 11ème génération en sol natal. Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique.

Il se considère comme un simple citoyen libre-penseur sans ligne de parti à suivre ni carcan idéologique dont il se méfie comme des beaux parleurs de la bien-pensance officielle.

L'auteur se donne pour mission de pourfendre les tenants de la pensée unique, du politiquement correct, de la bien-pensance vertueuse, toutes ces petites cliques élitistes qui méprisent le bon peuple.

Plus de 850 articles publiés en ligne ont été lus un million 465 000 fois par tous ceux qui ont voulu partager une réflexion s'étendant sur une période dépassant 15 ans. À preuve que l'intérêt pour une identité nationale québécoise affirmée ne se dément pas, quoi qu'on en dise.





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13 commentaires

  • Christian Huot Répondre

    27 novembre 2010

    Selon un récent sondage, il semble que 51 % ou 2,3 millions de Québécois francophones s'opposent à la souveraineté.
    Comment se fait-il que Réjean Labrie ne tient pas compte de tous ces Québécois blancs de souche, qui ne contribuent jamais à Vigile ?...
    CH

  • Christian Huot Répondre

    21 novembre 2010

    13 novembre 2010, par Jacques Lamothe
    Les fédéralistes nous forcent à l’accueil de 55 milles nouveaux arrivants par année : soit pratiquement le double de notre capacité normale d’accueil et d’intégration qui est d’environ 30 milles par année.

    C'est curieux.
    Bernard Landry et Pauline Marois et tout le PQ n'ont jamais exprimé des oppositions à ce niveau d'arrivants. Sont-ils devenus fédératistes ?... Ou bien sont-ils d'accord à 55 milles ?...
    Seul Mario Dumont et l'ADQ ont exprimés l'incapacité du Québec d'accueillir ce niveau.
    CH

  • André Taillon Répondre

    15 novembre 2010

    Correction Quand vous dites

  • André Taillon Répondre

    15 novembre 2010

    D’accord avec vous M. De Beauchesne qu’en vous dites, « Car si nous étions demeurés Canadiens-Français, si nous avions continué à œuvrer à l’émancipation d’un État national canadien-français, il en serait autrement. » Mais ou je ne suis pas d’accord, c’est qu’en vous dites, « parce qu’il n’y a pas d’autre moyen de s’intégrer à nous… »
    Justement, c’est parce qu’aucuns gouvernements n’a eux de vision afin que ces immigrants s’intègrent à nous !
    Le « Moyen » lui n’est pas difficile à trouver ! Pour les adultes immigrants on peut oubliez ça, mais la jeunesse elle quasiment à partir du berceau est aisément intégrable.
    Comment ? Comme le projet de société que j’ai proposé au PQ en 1988 c'est-à-dire « Dans le sport » Le projet nommé Centre Nationale de soccer visait à former des équipes à partir des tout petits mosquito, peewee, bantam, midget pour enfin réaliser une équipe Nationale du Québec qui pourrait représenter notre Pays au MUNDIAL.
    Imagine Robert que dans une même équipe de niveau mosquito on retrouve des grecs, Italiens, Chiliens et les communautés ethniques du comté de Laurier et des Québécois bien sûr qui grandissent ensemble d’année en année et se retrouvent dans la ligue Nationale !
    Le sport était et est encore la seule solution d’une intégration réussi, et savez-vous elle apporte LA FIÈRTÉ !

  • Archives de Vigile Répondre

    14 novembre 2010

    @A. Taillon
    C’est vrai, une nation qui s’assume progresse généralement en intégrant des éléments extérieurs, et c’est précisément ce qu’a fait la nation canadienne-française depuis la Nouvelle-France, ce qu’elle a fait tout en restant intégralement française de culture. Malheureusement, en tant que peuple québécois bilingue et pluraliste nous ne sommes plus en mesure de le faire, nous ne sommes plus capables de préserver notre francité. Pourquoi? Parce que l’État du Québec, incarnation politique de ce peuple pluraliste et bilingue, doit garantir les droits à l’existence de la communauté anglophone qui, avantagée par des institutions prestigieuses et un contexte nord-américain anglo-saxon, se trouve de fait beaucoup plus «attractive» que la majorité francophone. C’est la principale raison de notre anglicisation, ou plus justement de notre «bilinguisation» actuelle, et l’indépendance n’y changerait rien, bien au contraire.
    Il faut comprendre M. Taillon que c’est parce que nous sommes devenus Québécois, parce que nous avons décidé de former une nation commune avec les Anglophones du Québec, que pour l’immigrant (voire pour le «de souche»), le choix de s’intégrer à la minorité anglophone plutôt qu'à la majorité francophone ou même de se placer à cheval entre les deux, est aussi facilement envisageable et jugé fort légitime. Car si nous étions demeurés Canadiens-Français, si nous avions continué à œuvrer à l’émancipation d’un État national canadien-français, il en serait autrement. Un immigrant au Canada Français n’aurait guère d’autre choix que de devenir «français» de culture ou de repartir, parce qu’il n’y a pas d’autre moyen de s’intégrer à la nation canadienne-française, parce qu’il n’y a pas d’autre moyen de s’intégrer à nous…
    RCdB

  • Jean-Paul Crevier-Delisle Répondre

    14 novembre 2010

    Monsieur Labrie, je ne trouve pas votre nom sur la liste des donateurs. Je requiers instamment que vous nous indiquiez ici-bas le montant que vous avez personnellement versé à Vigile cette année, sous un nom ou sous un autre. A défaut, je suis d’avis que vous n’êtes pas partie intéressée à la question que vous posez.
    Mais plus essentiellement, votre question, la réponse que vous y apportez ainsi que les photos qui servent de support à votre démonstration font appel à un procédé ignoble et intellectuellement fallacieux.
    J’aurais beaucoup à discuter sur la question de l’immigration, mais certainement pas dans le cadre de votre énoncé. J’aurais l’impression de contribuer à un blogue de Jean-Marie Lepen.
    JPCD

  • André Taillon Répondre

    14 novembre 2010

    J’ai toujours pensé que si nous ne pouvons intégrer les commutées aux aspirations d’une Nation, on peut avancer en tant que société mais comment peut on accepter un « tsunami » venir balayer notre espérance d’un monde différant de ce qu’ils et elles ont connu. Les accueillir pour venir défaire notre rêve d’un monde meilleur n’a aucun sens! J’ai une douleur dans mon âme actuellement. Je me sens trahi avec ce que je vois!
    Je finirais avec ceci; Ta beau vouloir changer ces criss de paradigmes, y aura toujours un twitt qui te le retournera dans le fond de ta gorge!
    Comme disait Gilles Proulx nous sommes comme un lézard sur une roche au soleil!

  • Archives de Vigile Répondre

    14 novembre 2010

    @ R. Labrie
    La question ici est moins de se défendre que de s’affirmer collectivement. Or, depuis que nous nous définissons comme Québécois, nous sommes devenus incapables de le faire. Et pour cause, car désormais nous devons, au sein d’une même nation, faire cause commune avec les Québécois d’origine canadienne-anglaise ou ceux d’origine étrangère qui très largement ont une vision différente de notre avenir. Il est là le problème M. Labrie, et vous ne cessez de faire comme s’il n’existait pas, vous ne cessez de parler des Québécois comme si seuls les Canadiens-Français étaient concernés. Et bien ce n’est pas le cas. Légalement, politiquement, institutionnellement, tout le monde est Québécois au Québec, souverain ou non. Et c’est ainsi parce que le PQ l’a voulu autant sinon plus que le PLQ depuis 1968, vous en rendez-vous seulement compte?
    RCdB

  • Archives de Vigile Répondre

    14 novembre 2010

    Qu'ils soient francophones, anglophones ou allophones, les immigrants viennent au Canada pour se refaire une vie et non pour changer le régime politique. Leur reconnaissance envers le Canada est légitime et difficilement altérable. Ceux parmi eux qui nous appuieront ne seront qu'une minorité et une minorité décroissante, à moins que notre ferveur nationale devienne d'une irrésistible attraction.
    Il y a toutefois une distinction de taille à faire entre ceux qui sont déjà là et les autres qu'il nous faudrait recevoir à marche forcée bon an mal an. Si nous avons le devoir d'intégrer les présents, nous n'avons aucune obligation d'en accueillir davantage pour le futur. Pour nous, Québécois, accueillir 55 000 immigrants par année n'est pas un geste d'ouverture mais ressemble plus au comportement d'auto-destruction tranquille d'une nation qui peine à s'affirmer. Ceci se vérifie dans les prises de position répétées du Parti Québécois en faveur de l'immigration massive. À écouter Bernard Landry dans sa dernière vidéo, qu'on peut trouver sur Vigile, on comprend que le flux migratoire est pour lui un dogme, «nous en avons besoin» «nous sommes accueillants» qui ne peut être remis en cause, peu importe l'affaiblissement national qui en résulte dans les circonstances politiques délicates que sont les nôtres. Or, l'immigration n'est pas une fatalité mais un courant politique à la mode. La pression en faveur de l'immigration est forte et pilotée par des forces économiques qui ne sont pas nécessairement les meilleurs amis des Québécois ni des immigrants. L'immigration a besoin d'être sortie de la morale à deux sous et du crédo de la «bien pensance» pour être recadrée dans le champ des choix politiques légitimes. L'immigration massive n'a pas la faveur des Québécois et serait massivement rejetée si elle faisait l'objet d'une consultation populaire ou en tout cas d'un vrai débat. Les élites «immigrationnistes» sont promptes à amalgamer coupure du flux migratoire avec racisme si bien qu'elles gardent fermée la porte de toute délibération sur la question.

    L'immigration massive actuelle relève, selon moi, de raccourcis pris avec la démocratie dont sont responsables les élites confondues du PQ et du PLQ. Il s'agirait d'une oeuvre de dénationalisation, inconsciente pour certains, délibérée pour d'autres, mais dont les résultats font peu de doute.
    GV

  • Archives de Vigile Répondre

    14 novembre 2010

    Monsieur Labrie
    Nous assistons à un suicide collectif et, selon moi, nous n'avons qu'une couple d'années pour nous prendre en main sinon le Québec c'est fini!
    André Gignac patriote

  • François A. Lachapelle Répondre

    13 novembre 2010

    Si nous ne pouvons pas intégrer 55 000 immigrants arrivant chaque année au Québec, pouvons-nous raisonnablement réduire ce flot? En 10 ans à cette vitesse de croisière, c'est 550 000 personnes qui viennent grossir plusieurs programmes sociaux d'assistance à ces nouveaux arrivants. Cela représente 1/16 de 8 millions de québécois, soit 6,25%. Retraité maintenant, la principale manifestation de l'immigration courante que je constate se trouve dans les immigrants dit je crois "investisseurs", ceux qui achètent leur droit d'entrée en achetant un petit dépanneur du coin.
    Ils sont tellement sympathiques (sic) ces nouveaux arrivants déguisés en commerçants qui parlent rarement le français et souvent peu d'anglais. Vous les observez servir leur clientèle: sourires: pas. Ils sont méfiants, figure neutre ou dure; toute leur énergie est requise pour comprendre la différence entre un 2 litres de 2% du reste. Et combien parmi ces itinérants seront reconnaissants envers leur société d'accueil française du Québec, alors qu'ils ne pensent qu'immigrer encore ailleurs, hors du Québec.
    En vue du prochain référendum, faisons un petit calcul pour quantifier les besoins en oui qui doivent venir des québécois francophones en prenant exemple sur les comtés anglophones qui votent facilement au-dessus du 90% pour le non. Nous faisons les hypothèses suivantes pour arriver à écrire une équation à un inconnu. Les chiffres ci-dessous sont arrondis.
    a: nous partageons la population du Québec ainsi: 80% de francophones et 20% d'anglos et allos.
    b: Question: combien faut-il de votes francophones pour atteindre un résultat significatif en faveur du oui, disons un résultat de 60%
    c: autre hypothèse: nous retenons que 5% d'anglos et allos votent pour le oui: (5% X 20%)
    d: nous cherchons le "x" notre inconnu du nombre de francos qui doivent voter OUI, soit le calcul suivant; ( "x" X 80%)
    e: voici l'équation: (5% X 20%) + ( "x" X 80%) = 60%
    f: la réponse: "x" = 74%, soit 3 québécois francophones sur 4 doivent voter pour le OUI partout au Québec.
    conclusion: comment arriver à cela comté par comté, rue par rue ?
    Il y a des peuples qui y sont parvenus avant nous. Oui, c'est possible!

  • André Taillon Répondre

    13 novembre 2010

    M.Labrie,
    Le PQ à manqué le bateau sur ce sujet.
    Je suis né dans le cartier Villeray en 1958, la circonscription électorale qui est devenue la plus multi ethnique du Québec au début des années 88
    Laurier/Parc extension vous me suivez!
    Pourquoi je dis que le PQ à manqué le bateau c’est parce qu’au PQ en 1988 il y avait Joseph Facal comme président de MTL centre, André Boiscalir de Dorion président des jeunes du parti et moi comme président de Laurier pour la cause de l’intégration des communautés ethniques de notre comté.
    J’avais une vision avant-gardiste à l’époque que le PQ avait catégoriquement refusée lors d’un diner avec les dix présidents de comtés et le président du Parti Québécois M. Parizeau au resto « aux trois maries » Avenue du Parc.
    Ménic le barbier des sportifs s’en souvient!
    J’ai gardé avec moi les journaux du Progrès Villeray et du Super Hebdo de l’époque qui témoigne ce que j’avance ici.
    Bref, ce que je retiens de mon expérience au PQ N’est que fanfaronnerie et faux élites corrompu issu d’un produit Universitaire sans vision!
    Il est là le problème!
    Pourquoi je vous en parle merde, je perds mon temps!
    Ma blonde m’appel pour ramasser des feuilles, j’arrive chérie, j’arrive!

  • Archives de Vigile Répondre

    13 novembre 2010

    Les fédéralistes nous forcent à l'accueil de 55 milles nouveaux arrivants par année: soit pratiquement le double de notre capacité normale d'accueil et d'intégration qui est d'environ 30 milles par année. Sachant qu'on a pas la capacité d'intégrer pareil nombre à la société québécoise, il est très facile d'imaginer pourquoi on nous l'impose malgré tout.
    Seule l'indépendance du Québec permettra d'intégrer harmonieusement à notre nation les nombreux immigrants qui se joindront à nous. En arrivant au Québec, ils n'auront désormais plus à chanter le «Ô Canada» ni à prêter serment à «Sa Majesté la reine Elisabeth II». On ne les infestera plus de propagande hostile au Québec; ce qui en soit sera une très bonne chose.
    Jacques L. (Trois-Rivières)