Et sombre le Québec dans sa pitoyable aliénation!

René et PET; Justin et Péladeau

L'homme aux selfies et le mangeur de croûtes

Tribune libre

Le prénom et le nom. Ils ont aujourd'hui une importance différente. René incarnait l'aspiration à l'autonomie du peuple québécois, PET, sa répression.

Aujourd'hui, Justin et Péladeau s'équivalent. Ils sont aussi inconsistants l'un que l'autre.

Et vogue le Canada sur son erre d'aller. Et sombre le Québec dans sa pitoyable aliénation.

Autre temps, autre réalité! PET et René s'affrontaient sur les problèmes majeurs des avenirs du Canada et du Québec dans et hors de la fédération. Justin et Péladeau se concurrencent dans l'orgie ad nauseam des selfies et autres pages Facebook. Ils encombrent ainsi le présent pour mieux noyer le passé et se déresponsabiliser de l'avenir.

Bref, aujourd'hui comme hier, le peuple demeure le grand absent des joutes politiques. Faute d'être mobilisé pour mener une lutte libératrice de ses dépendances nationale et sociale; il se laisse séduire par le flamboyant Justin en attendant sans impatience que Péladeau ait mangé ses croûtes.

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Andrée Ferretti124 articles

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"Rien de plus farouche en moi que le désir du pays perdu, rien de plus déterminé que ma vocation à le reconquérir. "

Andrée Ferretti née Bertrand (Montréal, 1935 - ) est une femme politique et
une écrivaine québécoise. Née à Montréal dans une famille modeste, elle fut
l'une des premières femmes à adhérer au mouvement souverainiste québécois
en 1958.Vice-présidente du Rassemblement pour l'indépendance nationale, elle
représente la tendance la plus radicale du parti, privilégiant l'agitation sociale
au-dessus de la voie électorale. Démissionnaire du parti suite à une crise
interne, elle fonde le Front de libération populaire (FLP) en mars 1968.Pendant
les années 1970, elle publie plusieurs textes en faveur de l'indépendance dans
Le Devoir et Parti pris tout en poursuivant des études philosophiques. En 1979,
la Société Saint-Jean-Baptiste la désigne patriote de l'année.
Avec Gaston Miron, elle a notamment a écrit un recueil de textes sur
l'indépendance. Elle a aussi publié plusieurs romans chez VLB éditeur et la
maison d'édition Typo.





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14 commentaires

  • Marcel Haché Répondre

    3 décembre 2015

    @ François Ricard.
    « Le PQ doit être présent au municipal, au scolaire, dans les organismes communautaires » François Ricard.
    Suis d’accord avec l’ensemble de votre commentaire. Cependant, ce que vous souhaitez ici à propos de la présence du P.Q. est impossible.
    Le P.Q. de P.K.P. livre une lutte de tous les diables pour seulement rester un « parti de gouvernement ».Généralement, les « partis de gouvernement », même lorsqu’ils ne sont pas au Pouvoir, bénéficient à tout le moins de la règle de l’alternance. Ils sont les « next » en quelque sorte. Cette règle n’est plus assurée au P.Q.
    La présence dont vous parlez, l’omniprésence d’un « parti de gouvernement », (le P.L.Q. par exemple), c’est la présence très pesante d’un parti de Régime (fédéraliste). Le P.Q. est un contestataire à la fois du gouvernement en place et du Régime en place. Même au Pouvoir, le P.Q. doit composer avec le Régime et toutes ses structures. Vous pourriez être surpris de la force politique de tous les Coderre du Québec auprès des structures dont vous souhaitez par ailleurs que le P.Q. s’empare.
    Cependant, tous ces petits lieux de pouvoirs ne sont pas immuables ni invincibles…C’est ma conviction, la vôtre aussi sans doute, que des indépendantistes énergiques d’en haut-il y a des indépendantistes d’en bas, comme moi, comme vous ?- surtout ces péquistes d’en haut, lorsqu’ils sont rendus en haut de la province, pourraient retourner toutes ces structures exactement comme on retourne une crêpe, ce qui serait un méchant bon début d’Indépendance, c’est-à-dire un pas modeste dans la direction d’un nouveau régime. Même modeste, un pareil pas vaudrait mieux que bien des pas de côté dans une Marche qui tourne en rond.
    Voyez-vous, notre désarroi (bien relatif, restons calmes) provient du référendum. On jase là…on jase : le référendum est une arme qui ne sert plus notre Cause. C’est bien-bien embêtant. Et la vérité a bel et bien à voir avec un manque d’énergie, qui a permis au West Island qu’il s’empare de notre arme, et qu’il la retourne maintenant contre nous.
    Lorsque le score est 5 à 1 contre nous et que le match achève, c’est de la dernière insignifiance de dire que nous avons le meilleur goaler au monde…même si c’est vrai par ailleurs.

  • François Ricard Répondre

    2 décembre 2015

    Au PQ, nous avons toujours cru qu’une victoire électorale suffirait… quand le camp adverse a bien labouré tout le terrain culturellement durant de longues années, et a placé ses pions dans de nombreux endroits stratégiques en soutien pour que le « roi » ne se mette pas en danger, seul et cerné, sur l’échiquier.
    Nos adversaires profitent d’un maillage méthodique de la société québécoise – justice, enseignement, presse, culture,.Chaque fois que le PQ a été au pouvoir et qu’il a tenté d’en dénouer les fils, tout ce petit monde a poussé des cris d’orfraie, criant à la chasse aux sorcières. Le PQ, manquant manifestement d’audace,avec un pragmatisme cynique, a fini par se résoudre à s’en accommoder.
    Le PQ doit être présent au municipal, au scolaire, dans les organismes communautaires. Il doit être présent partout de façon active en rappelant constamment à tout le monde le but ultime qui est sien et les bénéfices qu’en retirerait la population. Et cette vaste action ne peut être menée que par la base, les membres ordinaires que le PQ, depuis 1995, a de plus en plus tendance à négliger. Nous avons besoin d’un chef énergique. Nous avons besoin d’un programme clair et audacieux. Mais nous avons aussi besoin de soldats.

  • Archives de Vigile Répondre

    2 décembre 2015

    @ Monsieur Jean Brilland
    J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre commentaire. Comme vous, je vais attendre encore un peu de temps pour voir ce que Péladeau va faire face à l'indépendance. Si rien ne se produit bientôt, je débarquerai tout simplement; j'ai fini de perdre mon énergie et de ronger mon frein pour employer une expression courante. J'en connais qui vont être contents! Bof!
    André Gignac 2/12/15

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre Répondre

    2 décembre 2015

    RBG fait encore une analyse appropriée.
    Écrire, oui, quand on ne peut s'en empêcher! Quand c'est vital.
    Le dernier titre que j'aurai lu de A.F.: Pures et dures. 26 nouvelles, chacune portant pour titre un prénom féminin, commençant par une des 26 lettres de l'alphabet... femmes engagées, pures et dures!
    Mon test de jugement: sa définition de Quétaine: dans le champ!
    Mais elle est mieux là que dans ses sautes d'humeur.

  • Archives de Vigile Répondre

    2 décembre 2015

    Vous poussez un peu fort non ? C'était une provocation ou vous croyez vraiment ce que vous avez écrit ?
    Je reprends les propos de M. Barberis-Gervais:
    "La page Facebook de PKP est un instrument d’action politique de haute qualité qui ne noie pas le passé et ne déresponsabilise pas de l’avenir comme vous l’écrivez bizarrement ... C’est un moyen très démocratique utilisé par PKP pour communiquer directement avec « le peuple » au nom duquel vous prétendez de parler."
    Pierre Karl Péladeau est parvenu à court circuiter (bien que partiellement) la machine Gesca (et le Devoir) un peu grâce à Facebook . Faudra inclure cette donne dans votre analyse.
    Votre court texte me donne l'impression d'une femme frustrée pour les mauvaises raisons. Vous tirez sur le messager et encore une fois, cela pourrait s'avérer une erreur. Il a besoin de nous, non ?
    Je laisse une chance au coureur. Je vous rappelle que l'homme est en train de faire ses classes dans un monde où l'hypocrisie, la duplicité, et la manipulation font référence. Comment s'y retrouver ?
    Aussi, comment réussir quand votre entourage a échoué depuis 40 ans ! Il doit faire en douce le ménage. Tout en douce sans s'aliéner les autres souverainistes.
    Ma recommandation à PKP est d'aller avec ses tripes. Le peuple a aimé Lévesque notamment pour cette raison. Aussi, qu'il laisse parler ceux qui sont meilleurs que lui dans ce domaine ou mieux, qu'il s'entoure de gens qui peuvent l'aider à faire passer ses émotions dans ses propos. Bref, qu'il s'active là où il excelle.
    Cela étant écrit, je reste prudent. Le PQ nous a offert au cours des années des politiciens animés d'une vision rachitique de l'indépendance (à l'exception de Parizeau, Michaud, Garon, et d'autres). Il est possible que PKP soit au service de barons plus puissants que lui, je n'en sais trop rien pour le moment.
    Comme avec Marois, ses conseillers en communication sont d'une incompétence patente. Il se doit de "provoquer" quelque chose dans son parti. Il doit faire confiance à son intuition et briser le carcan de la politique, sinon il se fera mangé tout rond (si ce n'est déjà le cas).
    Fort possible aussi qu'il soit un ardent défenseur d'une souveraineté "liée" à l'establishment. Une souveraineté modulée par le complexe néo libérale, qui je vous rappelle a toujours misé sur deux camps pour s'assurer la victoire au final, leur seule fidelité étant promise au capital.
    Ses liens avec Mulroney (président du CA de Québécor) me laissent dubitatif. Sa mièvre opposition aux pipelines de l'ouest me laisse aussi perplexe...et pourtant, je lui laisse le temps de nous montrer ses couleurs et ses moyens.
    Mais ma patience sera très courte avec lui. Si ce dernier se révèle dans la lignée des Bouchards de ce monde, nous devrons mettre en place pour et par le peuple une assemblée constituante digne de ce nom.
    Pour le moment, j'attends. Sachant que certains de ses conseillers anonymes sont des hommes intègres, de bonne volonté, avec une foi ardente dans la souveraineté du Québec, et hautement intelligents.
    J'attends.

  • Archives de Vigile Répondre

    2 décembre 2015

    @ D. Drouin
    C'est arrivé le 7 avril 2014, il n'y a pas pas tellement longtemps; Couillard a gagné cette élection sans aucun effort. Au Québec, tu prononces seulement le mot RÉFÉRENDUM; tout le monde tombe sur le dos et paralyse "ben raide". Vive le Canadien de Montréal!
    André Gignac 2/12/15

  • Archives de Vigile Répondre

    2 décembre 2015


    À André Gignac
    Continuez de montrer au Québec que PKP et son parti sont nuls. Bonne chance pour l'indépendance!
    P.S. Couillard fait dire qu'il va gagner les prochaines élections sans le moindre effort, grâce aux péquisses.

  • Archives de Vigile Répondre

    1 décembre 2015

    On dirait bien que plusieurs ici n'ont pas lu le magnifique article de Jean-Claude Pomerleau : Le chef Picard et la partition. Si quelqu'un parmi vous a l'un de ces deux chefs dans son carnet d'adresse, prière de le lui recommander.

  • Archives de Vigile Répondre

    1 décembre 2015

    @ D.Drouin
    Continuez à rêver en couleur! Bonne chance!
    André Gignac 1/12/15

  • Claude G. Thompson Répondre

    1 décembre 2015

    Mme Ferretti.
    Je sens chez vous un certain désarroi que je ressens parfois moi-même à mesure que passent les semaines et les mois.
    Comme dans la caricature de Garnott...

  • Archives de Vigile Répondre

    1 décembre 2015

    Avec tout mon respect, chère madame, je ne crois pas que taper sur PKP et/ou sur le PQ (comme ça se fait trop souvent) soit la bonne façon de convaincre les Québécois de joindre le Parti pour faire l'indépendance. Ça ne peut qu'affaiblir le peu de confiance des mous et des indécis. Jamais je n'ai vu de militants d'autres partis politiques être aussi négatifs. Au contraire, ils vantent leur parti et en font la promotion afin d'attirer le plus d'adhérents possible. Vouloir l'indépendance et passer son temps à dénigrer le chef du seul parti qui peut nous y mener fait jubiler nos adversaires qui, eux, avec l'aide des médias, ne se gênent pas pour l'attaquer.
    Quand on a un objectif auquel on croit, la meilleure attitude serait, à mon avis, d'être positif et enthousiaste. De montrer qu'on y croit et que l'on croit en ceux qui travaillent pour atteindre notre but commun. Ça pourrait avoir un effet d'entraînement, ce que l'on a grandement besoin.
    On a élu PKP comme chef du PQ, je pense qu'il faudrait l'encourager et l'aider, malgré ses lacunes et son inexpérience. Que l'on connaissait d'avance, soit dit en passant. Sinon, je suis bien pessimiste pour l'avenir, car un chef, un Parti, sans le soutien de ses militants sont voués à l'échec.

  • Archives de Vigile Répondre

    1 décembre 2015


    Chère Andrée Ferretti
    Votre dernier livre « Mon désir de révolution » a obtenu de très bonnes critiques. Je suppose que vous en êtes contente. Vous avez raison de l’être. Et je me réjouis pour vous. Vous avez décrit les méandres de votre engagement militant en faveur de l’indépendance, engagement qui vous mérite respect et reconnaissance.
    Vous écrivez ici que le peuple attend sans impatience que PKP ait mangé ses croûtes. En effet, à propos du piège tendu par un chef innu qui était un invité du Parti québécois à son conseil national sur l’inviolabilité du territoire québécois, un journaliste a dit à PKP qui avait hésité là-dessus qu’il avait encore des croûtes à manger ce que le chef du Parti québécois a admis humblement.
    Madame Ferretti la patience n’est pas votre qualité principale.
    Je vous reprends sur un point qui peut paraître secondaire mais qui ne l’est pas.
    Vous avez tort de comparer les selfies de Justin Trudeau à la page Facebook de PKP.
    La page Facebook de PKP est un instrument d’action politique de haute qualité qui ne noie pas le passé et ne déresponsabilise pas de l’avenir comme vous l’écrivez bizarrement et, disons les choses brutalement ce qui n’est pas pour vous déplaire à moins que je ne vous connaisse mal, faussement. « L’orgie ad nauseam » dites-vous ! Voyons donc, c’est absurde.
    Quand vous êtes frustrée ou mécontente, et je vous comprends de l’être, vous dérapez. Vous l’avez fait à propos du viagra et Justin Trudeau. (Voir sur le site independantes.org) Maintenant, vous écrivez que PKP est aussi inconsistant que Justin Trudeau à cause de l’incident provoqué par Ghislain Picard qui a fait le petit malin en se disant souverainiste et en parlant de partition du territoire. Si je vous comprends bien, vous exigez la perfection de PKP : il n’a pas le droit à l’erreur ou à l’hésitation. A TV5, lundi, il y avait un reportage sur Isabelle la catholique qui a créé l’Inquisition. C’était en effet à provoquer la nausée. Passerez-vous à l’histoire, madame, comme la Grande Inquisitrice !
    La page Facebook de PKP n’encombre pas le présent comme vous l'écrivez. C’est un moyen très démocratique utilisé par PKP pour communiquer directement avec « le peuple » au nom duquel vous prétendez de parler.
    Je conseille à tout le monde d’aller voir votre page Facebook qui est fort intéressante.
    Pour faire du coq à l’âne, au club des ex de Radio-Canada ce mardi midi, à propos de l’ex-candidate du Bloc aux élections fédérales et vice-présidente du Bloc, Catherine Fournier, qui est passée au cabinet de PKP, en sous-titre pendant toute la discussion, on pouvait lire : DÉFECTION AU BLOC. Naïf, moi je croyais que c’était une promotion pour elle. Et la libérale Yolande James de pérorer sur la chute du Bloc. Tout Radio-Canada est derrière ce sous-titre faux et tendancieux.
    Robert Barberis-Gervais, 1er décembre 2015

  • Jean-Pierre Durand Répondre

    1 décembre 2015

    Quelle mouche vous a piquée, madame Ferretti, pour vous en prendre à Péladeau sur cette "orgie ad nauseam des selfies et autres pages Facebook" ? Ce n'est peut-être pas de votre temps, ni du mien sans doute, mais suffit de regarder autour de soi pour comprendre que ces pratiques sont monnaie courante. que plus personne en 2015 ne peut faire de la politique et se priver des nouvelles technologies. Ce qui n'invalide pas pour autant les moyens plus substantiels et plus conventionnels de faire les choses. Il ne faut pas réduire les hommes politiques (indépendantistes ou fédéralistes confondus) à cette seule image. Croyez-vous sincèrement que l'on puisse se présenter en politique aujourd'hui comme à l'époque de René Lévesque ? Et, tant qu'à y être, à l'époque de Louis-Joseph Papineau ? Autres temps, autres mœurs.

  • Archives de Vigile Répondre

    1 décembre 2015

    Madame Ferretti
    Je suis entièrement d'accord avec vos propos qui sont courts mais qui résument très bien la situation politique actuelle "canadian" et celle du Québec. Est-ce que Péladeau est un flop? Je me pose sérieusement la question. En tout cas, personnellement, il me déçoit; il ne montre pas beaucoup son poing en l'air par les temps qui courent. Pourtant, ce ne sont pas les occasions qui manquent avec les bavures du gouvernement Couillard qui est en train de piller le Québec pour plaire à Bombardier et à sa confrérie de médecins avec des augmentations de salaire exorbitantes sur le dos des infirmières, des éducateurs, des fonctionnaires et de tous les Québécois, payeurs de taxes.
    Un premier ministre médecin, un autre médecin comme ministre de la Santé; si ce n'est pas un conflit d'intérêt flagrant, comment appelez-vous ça? La création d'emplois est à la baisse au Québec et ce gouvernement, en plus de faire entrer abusivement 50 000 immigrants, annuellement, se prépare à faire venir 10 000 réfugiés syriens dont la moitié ira se joindre à la minorité anglophone du grand Montréal. Et Coderre (surveillez-le aller celui-là!) qui demande une dérogation de la loi 101 pour les faire assimiler dans les écoles anglaises de Montréal. Nous avons toujours été trahis par nos politiciens "natives" en service commandé pour le fédéralisme "canadian"; Trudeau en est un autre exemple. Tel père, tel fils! Il faut être fort pour vivre ici au Québec, je vous l'assure. Va t-il y avoir un réveil collectif bientôt? Ça presse!
    PS: Je termine presque la lecture de votre dernier livre que j'apprécie beaucoup!
    André Gignac 1/12/15