Oui à la diversité, mais sans y perdre en qualité

Radio-Canada n'a plus les jeunes journalistes qu'il avait

Tribune libre

Le 7 juillet 2022


Diction déficiente


J’ai vu le 6 juillet un court reportage de Wildinette Paul au Téléjournal de fin de soirée à Radio-Canada[1]. Je m’excuse, mais le français de cette journaliste est laborieux ; elle n’a pas la diction requise pour faire des reportages télé. Dans le reportage, elle a buté sur les mots « Archibald » (elle a oublié le « d »), « puisque », « censure », « suspension », « motion » et « enquête ». Ça fait beaucoup.


 


Si elle veut continuer à faire ce métier, elle doit absolument corriger sa prononciation, car on dirait qu’elle a une patate dans la bouche, comme on dit en bon québécois.


 


Si Radio-Canada ne peut pas trouver de jeunes journalistes de la trempe de la rayonnante Geneviève Garon[2], qui démontre un grand professionnalisme, je l’incite à en embaucher sur le Vieux Continent. C’est malheureux à dire, mais, au chapitre de la langue, ce sont les meilleurs (comme Mathieu Prost, à la voix d’or).


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Le 17 juillet 2022


Pardon ?


Décidément, le Téléjournal de 22 heures de Radio-Canada peine à trouver des professionnels. J’écoutais le samedi 16 juillet une journaliste basée à Winnipeg, au Manitoba, Laïssa Pamou, avoir toutes les misères du monde à s’exprimer convenablement. J’ai compté qu’elle a mal prononcé au minimum une quinzaine de mots[3].


 


Je dis oui à la diversité (Azeb Wolde-Giorghis est ma préférée), mais pas au prix d’une baisse de qualité. La société d’État doit embaucher des journalistes de métier, sinon les téléspectateurs iront voir (et entendre) ailleurs.


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Le 4 août 2022


Des cours de diction, svp


Le mardi 2 août j’ai vu et entendu au Téléjournal de fin de soirée un autre reportage amateur d’une journaliste radio-canadienne de Regina, en Saskatchewan, Cassandra Lebel[4].


 


À 24 min 13, dit-elle « marmonnant des prières » ? Je n’en suis pas sûr, car elle marmonne et parle du nez. À 24 min 21, elle semble dire « réputation » au lieu de « réfutation ». Tout le texte est lu trop prestement, univoquement, sans modulation.


 


Cette journaliste n’aurait jamais été embauchée à France Télévisions. On lui aurait conseillé d’aller suivre des cours de voix et de diction.


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Le 4 août 2022


Infrastructeures ?


Le mardi 4 août j’ai de nouveau vu au Téléjournal de fin de soirée un autre reportage amateur de la journaliste radio-canadienne basée en Colombie-Britannique, Wildinette Paul[5].


 


Au lieu de dire « infrastructures », elle dit « infrastructeures ». Une autre journaliste aurait repris le reportage du fait de cette grossière faute. Elle semble aussi buter sur les mots « jeudi », « s’attaquent », « intensifiés » et « alors que ».


 


Il faut vraiment que la société d’État tienne à sa politique d’embauche des minorités ethnoculturelles pour avoir donné le micro à cette journaliste qui semble avoir en permanence une patate dans la bouche.






[1] À 29 min 50 sec.




[2] À 15 min 45 sec.




[3] De 11 min 30 à 13 min 37.




[4] De 23 m 50 à 26 m 12.




[5] De 24 m 33 à 25 m 01.





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2 commentaires

  • Sylvio Le Blanc Répondre

    6 août 2022

    J'ai reçu ce courriel de Radio-Canada :


     


    Radio-Canada


    6 août 2022, 16:28 UTC−4


    Bonjour,

    Merci pour votre message.

    Nous l'avons fait suivre aux équipes concernées, qui en prendront connaissance avec intérêt. Si la situation le nécessite, un suivi sera effectué dans les meilleurs délais.

    Bonne journée,


    Équipe d'assistance de Radio-Canada


    Sylvio Le Blanc


    • Normand Bélair Répondre

      8 août 2022

      Plutôt laconique lorsqu'il s'agit du français, mais ils sont tellement plus vite à répondre lorsqu'il s'agit de faire la promotion de la «diversité»...