Les allophones ont-ils fait de Montréal la ville anglaise qu'elle est devenue?

Qui anglicise l'île de Montréal?

Les allophones, alliés solidaires des anglophones

Tribune libre

La majorité des commentaires personnels qui me sont adressés vont dans le sens de: "vous osez dire pour nous ce que les bien-pensants ne voudraient pas qu'on affirme haut et fort. Continuez". Il faut le faire au nom de la sauvegarde de la nation si distincte, issue du bon peuple canadien-français d'antan, et que nous sommes encore majoritairement au Québec, animés que nous sommes par la volonté de la perpétuer en cette terre qui est la nôtre.

Nous qui accueillons à bras ouverts les allophones par dizaines de milliers chaque année, les invitant à se joindre à notre lutte nationale, force nous est de constater qu'ils se liguent massivement du côté des anglophones en tant que groupe d'appartenance, malgré nos invitations à l'inclusivité et à la québécité. Les allos veulent devenir anglos, point.

Pourquoi les allophones défendraient-ils une société française dont ils ne veulent rien savoir? Ou un projet de pays qu'on cherche à leur imposer contre leur gré et qui les indiffère totalement, voire même les irrite au possible? Ils se veulent Canadiens d'abord et avant tout.

De là la question: les allophones ont-ils fait de Montréal la ville anglaise qu'elle est devenue? Mais bien sûr, qui d'autres l'auraient fait? D'après les statistiques, les anglos natifs diminuent petit à petit depuis 1976 pour aller s'établir ailleurs au Canada. Malgré cela, la tendance à l'anglicisation continue de s'accroître de mois en mois.

Certains préfèrent jouer à l'autruche et prétendre qu'ils n'y a pas lieu de s'inquiéter outre-mesure et que tout s'arrangera au fil du temps, que les allophones finiront bien par voir que c'est nous les plus fins et gentils et nous aimer enfin pour ce que nous sommes.

Pour donner le change, les allos baragouinent quelques mots de français lorsqu'ils s'adressent à nous, mais retournent instantanément à l'anglais dans leur vie courante (télé, radio, journaux, culture anglophone, etc). Et ce n'est certainement pas la langue qu'on entend parler à la maison.

Le Québec se dénationalise (perd son identité séculaire) par le refus constant et répété des allophones de se joindre à notre lutte pour un pays libre et souverain, résultats de référendum, statistiques et sondages à l'appui. Ils votent en bloc contre, allant même jusqu'à faire basculer le résultat dans le camp fédéraliste adverse.

Chaque immigrant venu des quatres coins du tiers-monde défavorisé est potentiellement une excellente personne remplie de qualités et de bonne volonté lorsque prise séparément. Mais c'est leur nombre qui pose problème lorsque leur visées communes sont diamétralement opposées à celles des natifs. Ils contrecarrent alors les projets de société de ceux qui l'ont bâtie siècle après siècle et qui lui ont forgé une identité distincte et reconnaissable et qui, à ce titre, mérite d'être sauvegardée et défendue contre l'érosion diluante qui la défigurerait à jamais.

Si la ville désincarnée de Toronto est votre idéal du Québec de demain, il n'y aura tout simplement plus de Québec. C'est pourtant facile à voir. Malgré cela, une certaine frange de péquistes mous, agenouillés, inclusifs et accommodants préfèrent fermer les yeux de l'autruche en laissant les allos de Montréal se multiplier dans la même optique qu'à Toronto.

Si la proportion d'allophones votant pour le Oui était semblable à la population native, l'indépendance serait chose faite depuis longtemps. Il y a quelque chose qui cloche lorsque qu'une nation désirant accéder à la souveraineté en est empêchée par des forces extérieures venues s'installer pour prendre dans les faits le contrôle de sa destinée.

Une minorité empêche une majorité de réaliser ses objectifs légitimes, c'est-à-dire la reconnaissance de ses aspirations à devenir une nation reconnue comme tel sur le plan international.

Plus que jamais, il devient prioritaire de ne laisser entrer au Québec que des gens susceptibles de nous seconder dans notre entreprise de réaliser un pays libéré de l'emprise dominante du Canada.

Réjean Labrie, de Québec, capitale nationale.

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Réjean Labrie607 articles

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Réjean Labrie est originaire de Québec. Il a fait une partie de sa carrière dans la fonction publique provinciale.

Il tire la plus grande fierté d’être un enraciné de la 11ème génération en sol natal. Son élan nationaliste se porte sur la valorisation de la culture québécoise et sur la préservation de l'identité culturelle québécoise et de sa démographie historique.

Il se considère comme un simple citoyen libre-penseur sans ligne de parti à suivre ni carcan idéologique dont il se méfie comme des beaux parleurs de la bien-pensance officielle.

L'auteur se donne pour mission de pourfendre les tenants de la pensée unique, du politiquement correct, de la bien-pensance, toutes ces petites cliques élitistes qui méprisent le peuple.

L'icône d'identification montre les fortifications de Québec qui symbolisent notre caractère irréductible et notre résilience face à l'adversité.

Ses 600 articles publiés en ligne ont été lus plus d'un million de fois par tous ceux qui ont voulu partager une réflexion s'étendant sur une période de plus de 12 ans. À preuve que l'intérêt pour une identité nationale québécoise affirmée ne se dément pas, quoi qu'on en dise.





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15 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    3 septembre 2012


    C'est la faute aux allos, c'est la faute aux anglos, c'est la faute à Jean Charest, au Canada, et bla bla bla.
    Moi, je pense que c'est la faute à notre bon vieux réflexe tout à fait québécois "accomodant" de nature de parler systématiquement en anglais chaque fois que quelqu'un ne maîtrise pas à 100% la langue française.
    Oh, c'est accomodant, ça c'est sûr. Mais vous êtes-vous demandé quelle est la meilleure méthode pour apprendre le français? Pratiquer.
    Si vous leur parlez anglais, vous les motivez à apprendre... l'anglais. Pensez-y la prochaine fois.
    ..MF

  • Archives de Vigile Répondre

    20 août 2011

    @Luc Bertrand : Je tiens à vous préciser que l'invasion du 450 est déjà amorcée. En effet, Laval a vu sa population anglopohne augmenter de 34 % de 1996 à 2006. Plusieurs articles font état de cette anglicisation de la 3e plus grande ville du Québec. Les Laurentides vivent également une anglicisation en ce moment, quoique moins spectaculaire. Et sur la rive-sud également, à Longueuil et Brossard (où le nombre de francophones n'est plus que de 50 %) particulièrement.
    Bref, l'heure est grave, et des actions sont urgentes!!!

  • Archives de Vigile Répondre

    12 juillet 2011

    Pour ce qui est de Toronto, je maintiens mes propos. Toronto est aujourd'hui une ville beaucoup plus importante, dynamique et ouverte sur le monde qu'il y a trente ou quarante ans. Si le communautarisme y est si prononcé, c'est en raison du multiculturalisme à la Trudeau qui ne demande pas aux immigrés de s'intégrer et d'adapter leur mode de vie à la société d'accueil, mais uniquement à apprendre l'une des langues officielles (de préférence les deux). Ceci-dit, cela n'enlève en rien la contribution faite à la ville de Toronto par ces populations.
    Ceci-dit, dans le cas du Québec la situation est complètement différente tout simplement parce que le modèle de société n'est pas le même. Les immigrés s'intègrent (surtout leurs enfants). Et après une ou deux générations, ils deviennent aussi Québécois que vous. Le simple fait que 40% des enfants de la loi 101 entre 2003 et 2006 étaient souverainistes en est le parfait exemple.
    Faut-il prendre des mesures pour renforcer l'intégration et la francisation des immigrants? Poser la question, c'est y répondre. Toutefois, mettre fin à l'immigration, ou la diminuer drastiquement n'est pas une solution.

  • Archives de Vigile Répondre

    12 juillet 2011

    @ D.Perez,
    Je vous cite "Quand à la menace allophone, vous êtes en retard de quelques décennies..
    Dois-je vous rappeler que la loi 101 a depuis lors subie 200 amendements qui l'ont sérieusement amoindrie. Les coupures Charest dans les budgets de francisation pour les nouveaux immigrants orientent ceux-ci vers l'anglais. Nous sommes passés sous la barre des 50% à Montréal.
    Alors si comme vous dites que peut-être 25% à 40% de la première génération de la loi 101 voteraient oui pour le pays du Québec, il est clair que les nouvelles arrivées d'immigrants voteraient contre.
    L'indépendance doit donc se réaliser d'ici 10 ans mais idéalement quelques années auparavant. Sinon ce sera l'anglicisation et par le fait même l'assimilation.
    Lise Pelletier

  • Réjean Labrie Répondre

    12 juillet 2011

    Monsieur,
    Toronto est devenue le symbole de l'échec du multiculturalisme, doctrine dénoncée par de plus en plus de gouvernements occidentaux.
    On peut déplorer que trop de jeunes Québécois comme vous y aient été endoctrinés sur les bancs de l'école jusqu'à désirer l'amoindrissement du peuple fondateur et de sa culture.
    http://www.vigile.net/Toronto-symbole-de-l-echec-de-l
    Réjean Labrie

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre Répondre

    12 juillet 2011

    M. Gignac conclut souvent par: "Il m’a fait plaisir."
    Ceci semble un calque de l'anglais: "It was my pleasure". Non?... à moins qu'il ne soit tiré d'Astérix chez les Bretons, genre: prendre la "chaude eau" ou "une joyeuse bonne idée" ou "une cervoise tiède"... "secouons-nous les mains"!

  • Archives de Vigile Répondre

    12 juillet 2011

    "ville desincarnee de Toronto" C'est quoi ce delire? Les immigres s'y integrent parfaitement et font de cette ville, une metropole très dynamique. Pensez-vous vraiment que Toronto avait plus d'ame il y a trente ans? Vous etes bien le seul a y croire. Quant a la "menace" allophone, vous avez egalement quelques decennies de retard. Un sondage publie en 2003 montrait que 40 pourcent des enfants de la loi 101 voteraient OUI a un referendum sur l'independance. J'ai toujours trouve ces chiffres suspects, mais meme si seulement 25 pourcent d'entre eux étaient souverainistes, ce serait une immense avancee par rapport a 1995. Et attendez de voir les enfants des enfants de la loi 101. Ils seront encore mieux integres que leurs parents.
    Les effets positifs de la loi 101 commencent tout juste a se faire sentir, et vous voudriez qu'on ferme nos portes a cette immigration, qui on le sait maintenant, s'intègre de mieux en mieux. C'est desolant.

  • Archives de Vigile Répondre

    12 juillet 2011

    Monsieur Labrie
    Bravo pour votre texte! Il faut crever la baloune de l'immigration avec des textes comme celui-ci qui vont directement au but, pas de niaisage! Je me répète: le cancer de la langue française se trouve dans le West Island avec cette minorité anglophone qui tient tout le Québec en otage au détriment de la majorité québécoise comme le pratiquait la minorité afrikaner avec l'apartheid contre la majorité noire en Afrique du Sud avant l'arrivée au pouvoir de Nelson Mandela.
    Le PLQ de John James Charest et le PQ Marois ont embarqué ensemble pour la venue de 55 000 immigrants par année pour une durée de 5 ans, de connivence avec le gouvernement "CANADIAN" pour nous minoriser et pour rendre l'indépendance du Québec impossible à réaliser. J'avancerais même que nous sommes victimes d'un génocide au Québec. Pas surprenant que Marois ne monte jamais au front pour déplorer cet état de fait et qu'elle ne parle jamais de la langue française qui fout le camp au Québec et de l'assimilation qui progresse à grands pas; c'est suicidaire!
    Nos gouvernements québécois collaborent tous ensemble à la disparation de notre peuple en favorisant cette minorité du West Island au détriment de la majorité québécoise en la gavant aussi de subventions de toutes sortes au niveau de l'éducation et de la santé. C'est le Québec à l'envers! Le jour qu'un vrai chef indépendantiste s'en prendra à cette minorité, nous aurons fait un grand pas vers l'INDÉPENDANCE pas avant! Il m'a fait plaisir.
    André Gignac le 12/7/11

  • Réjean Labrie Répondre

    11 juillet 2011

    Cher Monsieur Bertrand,
    Votre commentaire aussi articulé que senti est un modèle du genre. Vous ne parlez pas à la légère et on voit que vous avez longuement réfléchi à la question.
    Vous savez, la rectitude politique dont je fais fi mais qui en baillonne plus d'un, contribue à empêcher les nationalistes d'aborder de plein fouet les vrais problèmes, et c'est précisément ce que désire l'adversaire fédéraliste.
    Malgré cela, de plus en plus de gens éclairés comme vous se lèvent pour prendre la parole et triompher du tabou.
    Un plus un font deux, font mille et bientôt 6 millions.
    Réjean Labrie

  • Luc Bertrand Répondre

    11 juillet 2011

    Bravo pour votre article, monsieur Labrie. Venant d'un citoyen de Québec, notre vraie capitale nationale et francophone à 95%, ça fait encore plus chaud au coeur!
    Je suis vraiment ravi de vous voir enfoncer enfin le clou dans un tabou qui persiste depuis le soir du 30 octobre 1995. En effet, depuis la fameuse sortie de Jacques Parizeau contre l'influence de "l'argent et des votes ethniques" pour expliquer la défaite du OUI, aussi bien le Bloc québécois que le Parti québécois se sont réfugiés peureusement dans le déni de l'identité québécoise, effaçant notre passé historique canadien-français catholique comme référentiel à défendre (nationalisme ethnique) pour lui substituer l'insipide concept de "nationalisme civique". Je me souviens du débat sur la langue française et l'identité québécoise lors de la course à la direction de 2005 où André Boisclair reniait carrément ces fondements importants de notre nation, faisant sentir aux autres candidats à la direction que défendre ce que nous sommes serait ni plus ni moins que du racisme ou de la xénophobie, voire du nazisme ("Je refuse une citoyenneté basée sur le sang"). En fait, la véritable question pratique qui se posait était la suivante: entre un Québécois de souche s'identifiant au Canada et un Canadien-français vivant dans une autre province canadian et voulant vivre au Québec, à qui devrait-on accorder la citoyenneté québécoise? Par crainte d'une levée de boucliers des fédéralistes (appuyée par le multiculturalisme trudeauesque et la Charte canadian des droits et libertés individuels), le PQ et le BQ ont tenté de sauver la chèvre et le chou, avec l'aberration de continuer à considérer délibérément les ennemis de la nation québécoise dans le fameux "nous".
    Malheureusement, il ne sera possible de renverser la vapeur pour le français à Montréal qu'en devenant un pays indépendant du Canada, point à la ligne. Avec toutes les demi-vérités véhiculées à notre compte par Citoyenneté et Immigration Canada (http://www.cic.gc.ca/francais/pdf/pub/decouvrir.pdf), pas étonnant que les immigrants s'imaginent être accueillis dans un pays où il ne suffit qu'à parler l'anglais (la même langue que partout ailleurs en Amérique du Nord). Peut-on les blâmer de chercher à améliorer leur sort alors qu'ils ne peuvent aucunement être tenus responsables du tissu de faussetés à propos de la réalité canadienne que véhicule le seul organisme de naturalisation des immigrants au Canada?
    Malheureusement, monsieur Labrie, il n'y en a pas assez des Québécois éveillés comme vous qui sont conscients du péril réel que court la nation québécoise. À preuve, le comportement électoral à courte vue, voire colonisé, des habitants de la région de Québec, particulièrement lors des élections fédérales de 2006. Faut-il rappeler que dès le 18 septembre 1759, à peine 5 jours après la défaite des Plaines d'Abraham, la ville de Québec, sous la pression des marchands français qui voulaient reprendre le commerce, ait capitulé devant le général Townshend alors que Vaudreuil se préparait à dépêcher des troupes importantes pour reprendre la ville? On a donc, dès 1759, préféré renoncer à la liberté pour recommencer à vaquer à ses activités habituelles, fussent-elles avec l'occupant british.
    Si nous voulons devenir un pays indépendant, bien sûr, comme monsieur Beaulieu le mentionne, il faudra se battre pour intégrer les allophones à la communauté francophone, mais il faudra sérieusement attaquer le 40% des "nôtres" qui reste insensible ou réfractaire à notre libération nationale. Ce sont justement eux qui font en sorte que les allophones ne cherchent pas davantage à s'intégrer au "nous" québécois, en répétant tels des perroquets les messages de mépris de l'État néocolonial canadian vis-à-vis notre différence et nos réussites en tant que nation.
    Et, pour cela, il est important que les Québécois vivant hors de la région de Montréal soient conscients de la gravité de la situation, d'autant plus que, à cause de l'étalement urbain et de la détérioration des infrastructures montréalaises, de plus en plus de guettos ethniques se constituent en périphérie de Montréal et menacent de se répandre ailleurs, à cause de la culpabilisation des Québécois vis-à-vis leur comportement avec les étrangers s'ils s'obstinent à se faire respecter pour ce qu'ils sont. Heureusement, il y a encore des André Drouin et des Hérouxvilles qui se tiennent debout, malgré les tentatives de dénigrement des Montréalais intoxiqués par les médias fédéralistes.
    Si le français finit par sombrer sur l'île de Montréal, ce sera le "beigne" (région 450) qui suivra et, par la suite, le reste du Québec. C'est pour cette raison que je ne puis souscrire à la révision du système électoral (carte électorale, proportionnelle compensatoire) tant que ne sera pas réalisée l'indépendance du Québec. Nous aurons besoin d'une sur-représentation des régions dans les urnes pour compenser les ravages causés par notre laisser-aller vis-à-vis les politiques d'immigration des libéraux à Ottawa et Québec visant à normaliser le Québec par rapport au reste du Canada. Autrement, impossible d'élire une majorité de députés indépendantistes ou tenir un référendum gagnant pour proclamer la république du Québec.
    Il faudra que nos gouvernements à l'Assemblée nationale fassent carrément preuve de désobéissance civile pour enrayer le train de l'assimilation créé et entretenu par Ottawa avec la complaisance des libéraux du Québec. Et c'est justement là où le bât blesse avec le Parti québécois. Il est impossible de redresser la situation sans désobéir aux lois, jugements et à la constitution canadian. Et quand on sait que Pauline Marois a été la seule ministre, tous partis confondus, à faire apporter un amendement à l'infâme constitution de 1982, lors du passage des commissions scolaires confessionnelles aux commissions scolaires linguistiques en 1998, reconnaissant par le fait même sa légitimité...

  • Jean-François-le-Québécois Répondre

    11 juillet 2011

    @ O:
    « ...la monarchiste "Supreme Court of Canada" a fait sauter toute protection contre l’invasion de la misère du monde.».
    Cette espèce de système, un legs de PET Trudeau, où le pays est gouverné autant par des juges, que par les élus, se trouve parmi les raisons pourquoi je suis souverainiste, personnellement.
    Notons que ces juges canadiens, sont du genre à être des formalistes juridiques; si la façon dont la loi est rédigée permet telle ou telle autre ânerie, sur le terrain, tant pis, ils tranchent en faveur de l'ânerie. Tout débat d'ordre pratique, toute question de conséquence(s) sociale(s), est écarté.
    Cela est l'un des instruments utilisés par le «Rest of Canada», afin que les Québécois ne soient pas vraiment maîtres chez eux.

  • Archives de Vigile Répondre

    10 juillet 2011

    M. Labrie,on ne peut pas blâmer les allophones parce que les Québécois ne se tiennent pas suffisamment debout. Il est normal que les immigrants veuillent aller du côté de la majorité et tant que nous somment dans le Canada la majorité est anglophone. Mais les Québécois issus de l’immigration plus récente qui sont francisés sont portés à appuyer la souveraineté autant que l’ensemble des Québécois.
    D'une part, si une grande proportion des allophones s'anglicisent, c'est parce que les services publics leur sont offerts en anglais à tous les paliers de gouvernement. Pour se faire, il faudrait simplement que les services gouvernementaux offerts aux allophones et aux immigrants soient exclusivement en français, que la loi 101 s’applique aux cégeps et que les universités francophones eussent des ressources proportionnelles au poids démographique des francophones et des allophones qui devraient se franciser.

  • Ouhgo (Hugues) St-Pierre Répondre

    10 juillet 2011

    " ne laisser entrer au Québec que des gens susceptibles de nous seconder dans notre entreprise de réaliser un pays libéré de l’emprise dominante du Canada."
    La faute à qui?? Aux Québécois qui ré-élisent le PLQ à répétition!
    Ce parti est en mission commandée du Kénéda et il est efficace: "normaliser" cette province rebelle.
    Le barrage a cédé: parti d'une légère brèche dans la loi du Dr Camille Laurin, la monarchiste "Supreme Court of Canada" a fait sauter toute protection contre l'invasion de la misère du monde. Français pas nécessaire pour travailler, français diffus dans l'affichage, français écarté de l'équité dans l'administration d'État (CHUM, subv. recherch, enseignement, médias) français optionnel dans les communications avec le tsunami d'immigrants désinformés sur notre nation.
    Une nation assommée, qui gigote encore à peine, sur le pavé.

  • Archives de Vigile Répondre

    10 juillet 2011

    Monsieur Labrie,
    Nous avons deux problèmes:
    1— Nous ne sommes pas un pays de langue française et nous ne contrôlons pas notre immigration. C'est l'Occupant qui la contrôle.
    2— Ce sont les Québécois, les Canadiens-français, eux-mêmes qui font que la langue commune est l'anglais. Les immigrants copient ce réflexe.
    Guy Le sieur
    Vive la République de l'Amérique française

  • Archives de Vigile Répondre

    9 juillet 2011

    Vous allez vous faire taper sur les doigts par les frileux à cause de vos propos.
    Et pourtant vous dites la vérité.
    Il faut vraiment tendre la mains aux immigrants et les aider à comprendre que ce qu'ils aiment tant chez nous (pour venir y vivre) ce n'est peut-être pas tant le "Canada concept" que le Québec, seulement ils ne perçoivent pas ce fait, ils faut leur en faire prendre conscience.
    L'intégration harmonieuse n'en sera que mieux.
    Et avec le rappel que le français est ici la seule langue officielle nationale.