Pourquoi le PQ n'arrive-t-il pas à émerger?

Tribune libre

Dans la tourmente des dernières bourrasques qui ont secoué les murs de l’enceinte libérale au cours des derniers mois, on aurait pu croire que les météorologues péquistes nous auraient présenté des prévisions plus clémentes sur le radar politique du territoire du Québec. Pourtant, le climat ne s’améliore pas malgré les efforts des spécialistes du bureau de météo du Parti Québécois.
À mon avis, le problème se situe au niveau des opinions contradictoires de ces experts. D’un côté, les dernières sorties de Jacques Parizeau et des jeunes souverainistes contre le plan de gouvernance de Mme Marois, de l’autre, les intentions manifestes de François Legault, ancien ministre dans le cabinet péquiste de gauche, de créer un nouveau parti politique de centre droit.
Tous les observateurs de la scène politique québécoise s’entendent sur le fait que le Parti Québécois, depuis sa création, a toujours laissé toute la place à la libre expression de ses membres. Toutefois, nous devons admettre le fait que des jeunes souverainistes nous surprennent lorsque la "belle-mère" est appuyée par ses "gendres"!
Pour ce qui est de François Legault, nous aurions avantage à nous montrer vigilants sur ses véritables idéaux. Pour l’instant, j’aurais tendance à m’interroger sur le fait qu’encore récemment considéré comme un ardent défenseur des idées véhiculées dans le programme du Parti Québécois, notamment au chapitre de la souveraineté du Québec, il ait découvert subitement dans sa valise des idées vraiment nouvelles, à moins que l’aura du pouvoir à la tête d’un nouveau parti ou qu’une récente enquête CROP, révélant que 39% des Québécois voteraient pour son parti s’il en formait un, ait contribué à faire rejaillir un flot de propositions susceptibles de créer une meilleure gestion du politique. Pour l’instant, j’attends toujours du contenu de la part du clan Legault.
À mon sens, l’essentiel du contenu véhiculé dans les sorties des dissidents est clair : le plan de gouvernance de Mme Marois, essentiellement axé sur le rapatriement de nouveaux pouvoirs en attendant la souveraineté, ne tient tout simplement pas la route! À la chef péquiste et ses conseillers de trouver la stratégie appropriée pour récupérer leurs ouailles avant d’espérer obtenir une oreille attentive de la part des Québécois et d’aspirer à prendre le pouvoir!
Henri Marineau
Québec


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Henri Marineau2008 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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1 commentaire

  • Archives de Vigile Répondre

    10 janvier 2011

    M. Martineau, selon les derniers sondages, s’il y avait une élection générale demain, le PQ irait chercher environ 70 comtés et prendrait le pouvoir de façon majoritaire, Mme Marois, les 2 mains sur le volant québécois.
    Il ne faut pas oublier qu’un solide fédéraliste, il y en a environ 30 % ne votera jamais pour le PQ, quel que soit son chef.
    Faudrait demander aux Québécois, par sondages, où ils se situeraient dans les choix constitutionnels suivants afin d’aider nos partis politiques à offrir ce qu’ils veulent, à la place de tenter de leur imposer leurs choix partisans.
    Le sondage utile demanderait à une variété de Québécois, ce qu’ils aimeraient entre une des 4 options constitutionnelles suivantes :
    -Le statu quo constitutionnel

    -Séparer le Québec du Canada

    -Un fédéralisme renouvelé, « Québec comme une province canadienne » avec « sommaires explications » des changements possibles.
    -Une véritable confédération « Québec comme État souverain canadien » avec « sommaires explications » des différences entre la fédération actuelle et une vraie confédération.