Où est le plus grand risque ?

Québec 2007 - Tribune libre de Vigile

«Quebec should not be indivisible». And so is talking John James. Enfin,
le vrai Jean Charest se remanifeste. La question était posée en anglais,
il est donc normal que la réponse ait été dans cette langue mais il faut
avouer que cette réponse est bien préoccupante.
Certains chroniqueurs et journalistes ont parlé de lapsus. Voyons donc !
Il faut plutôt y voir un vieux réflexe du temps où il était chef
conservateur à Ottawa et qu'il évoquait une semblable idée, idée partagée
par Stephen Harper notamment. De toute façon, s'il sagissait d'un lapsus,
d'un acte manqué comme disait Freud, Jean Charest ne serait pas plus avancé
puisque que ce serait son subconscient qui, l'espace d'un moment, aurait
pris le contrôle en nous dévoilant ses pensées les plus secrètes.
Il avait presque réussi à nous faire croire qu'il était un premier
ministre du Québec mais maintenant, le jupon dépasse et pas juste un peu.
Tout miel avec Ottawa, il envoie à l'occasion, pour la frime, certains de
ses ministres au front. Ces commissionnaires se contentent d'élever un peu
le ton pour la galerie mais il reviennent bien vite tout penauds
en parlant de victoires plus imaginaires que réelles. Mais le premier
ministre ne fait jamais la moindre demande et n'adresse pas le moindre
reproche à Ottawa comme s'il voulait se garder une police d'assurance
fédérale.
Mais peu importe, au delà de tout cela, le plus grave est qu'un premier
ministre du Québec évoque la possibilité de partition de son propre
territoire advenant un référendum positif sur l'indépendance. Cela devrait
le disqualifier définitivement d'un tel poste. C'est absolument pitoyable
pour ne pas dire plus. Quoi qu'il en soit, le mal est fait et il vient
d'ouvrir une grande brèche dans la muraille. Jamais un premier ministre du
Québec n'a affirmé une telle énormité.
Monsieur Charest parle d'un trou noir dans lequel nous plongerait le
processus devant nous mener à l'indépendance. C'est bien évident qu'il y
aurait de la turbulence et une période d'ajustements. Affirmer le
contraire relève de l'angélisme. Mais à plus long terme, le véritable trou
noir ne serait-il pas de demeurer dans ce pays dans lequel nous serons de
plus en plus minoritaires et qui nous a cavalièrement imposé sa
constitution en 1982 ? Où est le plus grand risque ?
-- Envoi via le site Vigile.net (http://www.vigile.net/spip/) --

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Gilles Ouimet66 articles

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Né à Mont-Laurier en 1947. Études primaires à cet endroit. Études classiques à Mont-Laurier et Hull entre 1961 et 1968. Diplômé en histoire de l’Université Laval en 1971. Enseignant à la polyvalente de Mont-Laurier entre 1971 et 2005. Directeur d’une troupe de théâtre amateur (Troupe Montserrat) depuis 2000. Écriture pour le théâtre, notamment une pièce à l’occasion du centenaire de Mont-Laurier en 1985 (Les Grands d’ici), une autre à l’occasion du 150e anniversaire du soulèvement des Patriotes (Le demi-Lys...et le Lion) en 1987 (prix du public lors du festival de théâtre amateur de Sherbrooke en 1988 et 2e prix au festival canadien de théâtre d’Halifax la même année). En préparation, une pièce sur Louis Riel (La dernière Nuit de Louis Riel). Membre fondateur de la Société d’histoire et de généalogie des Hautes-Laurentides. Retraité de l’enseignement depuis 2005.





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