ISLAMOPHOBIE

Nous ne vivons pas dans une dictature

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Gouvernement Couillard

L’État québécois ne versera pas dans une surenchère sécuritaire dans la foulée de l’attaque terroriste contre la grande mosquée de Québec, soutient le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.

« Regardons la réalité en face. On ne va pas vivre dans un État policier où il y aura un mouchard dans chaque ordinateur de chaque citoyen pour capter chacun[e] des choses qu’il aurait écrites avec son clavier », a-t-il déclaré en marge du caucus présessionnel des élus libéraux jeudi avant-midi.

Le gouvernement québécois déployait et déploie des efforts importants afin de prévenir les crimes haineux, a-t-il insisté, cherchant à dissiper l’impression selon laquelle il aurait ignoré des mises en garde de représentants de la communauté musulmane.

Des inquiétudes

Une demi-douzaine de Québécois de confession musulmane avaient exprimé le 12 septembre dernier leurs inquiétudes aux ministres Martin Coiteux (Sécurité publique et Affaires municipales) et Kathleen Weil (Immigration, Diversité et Inclusion) devant la multiplication de crimes haineux visant la communauté musulmane. « Nous n’avons pas parlé de menaces précises, concernant des lieux de culte par exemple », a précisé M. Coiteux lors d’un impromptu de presse.

« Quand il y a eu des incidents à caractère haineux dans des lieux de culte musulman, nous avons enquêté », a-t-il ajouté, plus de six mois après le dépôt d’une tête de porc ensanglantée devant l’entrée du Centre culturel islamique de Québec. Les policiers avaient échoué à épingler les auteurs du crime haineux. « Parfois, nous n’arrivons pas à rassembler la preuve pour nous mener à une arrestation, mais ça ne veut pas dire que les enquêtes ne sont pas faites », a insisté l’élu libéral.

M. Coiteux a néanmoins reconnu que les représentants de la communauté musulmane n’ont pas été mis au fait, comme ils auraient dû l’être, des mesures prises par l’État, notamment à la suite d’événements du genre. « Quel est le résultat de l’enquête ? Que pouvons-nous faire maintenant ? Que faisons-nous maintenant ? […] Nous devons améliorer la communication. C’est très important », a-t-il concédé.
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