Lettre ouverte à Jean-François Lisée

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Tribune libre


Monsieur Lisée,


Par cette lettre, mon intention est de faire amende honorable eu égard au tiède leadership que vous avez exercé depuis votre arrivée à la chefferie du Parti québécois (PQ), notamment au chapitre de l’indépendance du Québec que vous avez reporté en 2022, pour autant que vous remportiez le scrutin de 2018. À cet effet, mon opinion n’a pas changé. Je demeure convaincu qu’à force d’attendre les conditions gagnantes, la « cause » perdra davantage de son élan.


Toutefois, force est de constater que, depuis quelques semaines, particulièrement depuis les résultats inquiétants du dernier sondage, vous avez eu le courage de rester debout dans la tempête, réussissant non seulement à l’apaiser, mais aussi à en ressortir plus fort. Et, pour y arriver, deux éléments me semblent ressortir nettement.


D’abord, pour la première fois depuis des lunes, vous avez su déposer sur la table un programme clair et articulé qui répond aux priorités des Québécois, notamment en matière d’assistance aux jeunes familles grâce au prolongement des congés de paternité, l’ajout de maisons de famille, des mesures de conciliation travail-famille et un retour au tarif unique dans les CPE.


Ensuite, dans le contexte des départs annoncés au sein du caucus, vous avez la clairvoyance de faire appel à la jeune génération au sein de votre caucus, notamment par la nomination de Véronique Hivon à titre de vice-chef du PQ, une décision opportune qui apportera du sang neuf à un poste stratégique.


Enfin, M. Lisée, je tiens à vous exprimer toute mon admiration pour l’habileté avec laquelle vous avez repris les rênes du parti, tout en souhaitant ardemment que vous mènerez le navire amiral à bon port en octobre 2018.



Henri Marineau

Québec


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Henri Marineau1119 articles

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Né dans le quartier Limoilou de Québec en 1947, Henri Marineau fait ses études classiques à l’Externat Classique Saint-Jean-Eudes entre 1959 et 1968. Il s’inscrit par la suite en linguistique à l’Université Laval où il obtient son baccalauréat et son diplôme de l’École Normale Supérieure en 1972. Cette année-là, il entre au Collège des Jésuites de Québec à titre de professeur de français et participe activement à la mise sur pied du Collège Saint-Charles-Garnier en 1984. Depuis lors, en plus de ses charges d’enseignement, M. Marineau occupe divers postes de responsabilités au sein de l’équipe du Collège Saint-Charles-Garnier entre autres, ceux de responsables des élèves, de directeur des services pédagogiques et de directeur général. Après une carrière de trente-et-un ans dans le monde de l’éducation, M. Marineau prend sa retraite en juin 2003. À partir de ce moment-là, il arpente la route des écritures qui le conduira sur des chemins aussi variés que la biographie, le roman, la satire, le théâtre, le conte, la poésie et la chronique. Pour en connaître davantage sur ses écrits, vous pouvez consulter son site personnel au www.henrimarineau.com





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1 commentaire

  • François Ricard Répondre

    9 février 2018

    L'indépendance n'est pas reportée en 2022. 


    L'indépendance doit commencer dès la prise du pouvoir. Avant de faire un référendum, il faut que l'État existe. Avec la Révolution tranquille, nous avions mis en place ce chantier. Depuis Lucien Bouchard, nous l'avons abandonné. Il faut y retourner. Et je ne crois nullement qu'il sera prêt en 2022.


    Ceux qui nous font perdre notre temps, ce sont tous ceux qui voient un référendum comme l'outil devant nous conduire à l'indépendance. Ils se leurrent et nous leurrent.