Lettre à un ami juif

Quand la rectitude plongeante touche à la flagornerie irresponsable - Inquiétant...

Ce texte, écrit le 24 juin dernier, est publié dans un numéro spécial de Tribune juive consacré aux 25 ans de cette revue.
Je t'écris à l'occasion de la Fête nationale. Je ne sais pas comment tu fêteras, cette année, ni même si tu le feras. Car je sais que tu n'as plus le coeur à la fête et que l'inquiétude s'est emparée de toi. Cela fait pas mal de temps déjà que tu cherches à me le faire comprendre en me signalant ici un fait, là une phrase, et que tout ça mis bout à bout donne un tableau peu reluisant. Et si je t'écris ce matin, c'est pour te dire que, moi aussi, je m'inquiète, pour toi mais aussi pour nous tous.
Rappelle-toi, en avril 2004, j'étais là sur place avec d'autres «dignitaires», dans cette école de Saint-Laurent dont on venait, quelques heures plus tôt, d'incendier la bibliothèque. [Nous étions là pour] exprimer notre solidarité, dire notre effroi. L'inquiétude -- et le mot est faible -- se lisait sur le visage des parents accourus sur place autour de cette petite école d'une paisible banlieue, une école comme toutes les autres mais qui, tout d'un coup, ce jour-là, a cessé de l'être, à jamais marquée dans sa différence par l'acte d'un incendiaire qui, pour être sûr de faire mal, s'est attaqué non pas simplement aux murs mais bien au coeur même de l'école, c'est-à-dire à la bibliothèque et à ses livres porteurs de tradition et garants de fidélité.
[->archives/ds-societe/docs3/03-2-1-tribune-juive.html]Acte isolé d'un jeune en mal de sensations fortes? Peut-être, en tout cas, nous l'espérions tous ainsi, jusqu'au jour de l'automne dernier, en septembre 2006, où une autre école juive, dans un autre quartier, était à son tour frappée. Même scénario, me diras-tu. Certes, avec toutefois une différence, et aggravante me semble-t-il, que ce qui s'est fixé dans l'attention des médias: cette fois, c'était moins l'incendie lui-même que l'interrogation à laquelle certains se livraient soudainement sur les écoles hassidiques et sur ce qu'on y enseignait (ou n'enseignait pas). Cette interrogation était d'autant plus malvenue dans les circonstances qu'elle semblait être proposée comme explication de ce qui venait de se produire.
Acte isolé? Une fois n'est pas coutume, je le sais bien, mais deux fois? Quoi qu'il en soit, la danse du feu a continué depuis, non plus à Montréal mais à 100 kilomètres au nord, cette fois dans une colonie de vacances, où furent attaqués non pas un ni deux mais bien trois «chalets» appartenant à des juifs hassidiques de Montréal, dont un rabbin. Geste isolé? Cette fois, hélas, sans doute non.
Et sur cette toile de fond noircie à gros traits par ces allumeurs de feux, que voit-on sur le devant de la scène? Tu m'as signalé plusieurs faits au cours des derniers mois, mais trois en particulier te sont restés en travers de la gorge. Rappelons-les dans l'ordre où ils se sont produits.
Juste pour rire?
Été 2004, c'est-à-dire trois mois à peine après le premier incendie, voici qu'on nous amène à Montréal, à grands frais, et qu'on fait parader ici, à l'avant-scène justement d'un festival apparemment fait «juste pour rire», [ce Dieudonné venu de France->rub495]. Je sais bien que dans les milieux officiels, au Congrès juif, on a estimé que son spectacle n'était pas à proprement parler «antisémite», mais je sais bien, pour l'avoir éprouvé moi-même jadis en tant que Québécois de la bouche d'humoristes anglo-saxons, que ce genre d'humour, toujours assené du haut vers le bas, peut faire très mal.
Simple fait isolé? Cette fois, la réponse est claire: c'est à répétition maintenant, comme pour narguer, qu'on nous sert du Dieudonné, maintenant devenu un incontournable des festivals d'humour. On voudrait dire non seulement aux juifs de Montréal mais aussi à tous les autres que notre ville est devenue un haut lieu du rire antijuif qu'on ne s'y prendrait pas autrement.
Du Liban à Montréal
Été 2006, guerre au Liban. Ce qu'on en a vu à la télé n'était assurément pas beau à voir -- ce ne l'est jamais --, et à toi aussi, ces scènes ont fait mal. Mais ce que tu retiens par-dessus tout de ce mois trop long, [c'est la grande manifestation organisée dans les rues de Montréal->rub212], non pas tellement à cause de ses accents pro-arabes et ses couleurs pro-Hezbollah (de cela, tu as malheureusement l'habitude) que parce qu'y ont participé, sachant bien qu'ils en seraient les vedettes, les deux dirigeants des deux grandes formations politiques, le Parti québécois et le Bloc québécois, qui sont porteuses, plus que toute autre, de l'identité québécoise et du projet de l'indépendance.
Simple étourderie estivale de leaders ingambes en mal de bains de foule? En tout cas, assurément, aveuglement inconséquent de la part de chefs qui, entre deux belles phrases sur le-nationalisme-civique-de-tous-les-Québécois-et-Québécoises, pourraient réfléchir sur ce fait incontournable que rien de sérieux et de solide ne se fera dans la voie de l'indépendance nationale sans que soit inscrite dans les esprits de tous la conviction que, de ce projet, aucun groupe n'est exclu ni même n'est fondé à se croire exclu.
Le cercle de M. Dumont
Juin 2007. Troisième fait, encore tout chaud. Un dirigeant politique d'une grande formation, [Mario Dumont->rub491], a récemment rencontré les dirigeants d'une «communauté culturelle», comme on dit par ici. Ces prises de contact sont monnaie courante dans notre vie politique, si fortement marquée au coin des identités et des organisations ethniques, et elles passent généralement inaperçues. Qui, en effet, veut vraiment savoir que tel de nos dirigeants politiques a devisé, hier avec les Haïtiens, aujourd'hui avec les Grecs, et qu'il rencontrera demain les musulmans?
Mais comme, en l'espèce, il s'agissait de la communauté juive, il s'est trouvé un journal -- et pas des moindres, un grand, celui qu'on lit dans les beaux quartiers et que subventionne le gotha des affaires, La Presse pour ne pas l'appeler par son nom -- qui s'est amusé à faire de cette «nouvelle», autrement courante et banale, la matière de ses gros titres à la une, les ponctuant d'une caricature dans laquelle l'ensemble de la communauté juive, pourtant multiple, diverse et moderne entre toutes, se trouvait soudain rapetissée à la seule dimension de son élément hassidique. Méchanceté organisée? [En tout cas, insensibilité caractérisée->mot1503].
Inquiétude partagée
On nous répondra que tu as la sensibilité à fleur de peau et que ton inquiétude est infondée. Si je t'écris aujourd'hui, c'est pour te dire que, moi en tout cas (et je sais que je ne suis pas seul et j'attends qu'une voix autorisée se fasse entendre), je te comprends et que je partage ton inquiétude, parce que je commence à mieux te connaître et que je sais par ailleurs que, pour achever de te faire désespérer du Québec, certains s'emploient à te rappeler un passé, malheureusement pas si lointain, où des choses se sont passées ici, qui n'étaient pas belles.
Je ne m'étendrai pas ici là-dessus, sauf à dire que, de ce passé, il faut aussi connaître, à côté des zones d'ombre, les rayons de soleil, et savoir qu'à côté des coups de gueule qui se sont échangés entre nous, il y eut aussi parfois des paroles qui méritent d'être rappelées. Et puisque nous sommes aujourd'hui au faîte de l'été, regardons un peu côté soleil et rappelons-nous que s'il s'est trouvé un Mordecai Richler pour tenir les propos que l'on sait sur les «séparatistes», il s'est trouvé par ailleurs d'autres écrivains, qui ne sont pas moins chers au coeur des juifs de Montréal, pour tenir un discours plein d'espoir pour l'avenir.
Je pense ici notamment à Leonard Cohen qui confiait à un journaliste du Monde l'idée qu'il se faisait du Québec, qui commençait alors à s'affirmer: «Je me sentais proche d'eux parce qu'ils ne se résignaient pas à voir disparaître toute trace française en Amérique du Nord... Et puis, ce qui m'a séduit à l'époque, c'était l'isolement de ces gens qui tentaient de donner forme à ce petit coin de continent américain. Pour le garder. Pour résister. Contre quoi? Contre l'Amérique. Pas tant l'impérialisme yankee et tout cela. Mais pour maintenir sur le sol américain une autre culture, une autre option.» (Le Monde, 6 juin 1970, page VII.)
Voilà, pris au hasard car il y en a d'autres, un petit rayon de soleil pour la Fête nationale. C'est peu, et je sais qu'il reste tant à faire et à dire. Nous y reviendrons, si tu le veux bien. Mais une chose en particulier m'apparaît importante dans ces années de conflit au Proche-Orient: comprendre qu'il ne s'agit pas, pour nous ici à Montréal, d'une simple affaire de politique étrangère, qui ne concernerait que les chancelleries et les gouvernements et sur laquelle par conséquent nous ne pourrions guère agir, mais qu'il s'agit d'abord pour les juifs de Montréal, nos voisins, nos amis, d'une affaire de patriotisme, ce sentiment qu'ils ressentent pour ce pays à la fois si lointain et si proche de leur coeur, dont ils tirent une immense fierté, celle d'avoir tenu, de l'avoir fait si longtemps et au travers de tant d'obstacles, et d'avoir bâti un pays moderne entre tous.
Et que ce sentiment, cet attachement, les Québécois peuvent le comprendre, et d'autant plus naturellement qu'eux aussi veulent continuer, tenir et réussir. Cela, qui est du domaine des rapports humains bien plus que la politique étrangère, nous est accessible. À cet égard, permets-moi de rappeler ce qu'écrivait en 1961 Marcel Chaput, qui fut un des premiers à défendre l'idée de l'indépendance du Québec. Relisons-le, il y a là peut-être pour nous une bonne méthode pour la suite des choses entre nous: «Les Canadiens français ont dans le passé dit beaucoup de mal des Juifs; nous pourrions peut-être ici en dire un peu de bien. Car nous avons beaucoup à apprendre d'eux. Par exemple que ce peuple disséminé de par le monde, ayant perdu depuis vingt siècles sa mère patrie, ayant oublié sa langue maternelle, a finalement décidé, à notre époque, de fonder son pays, Israël, l'ancienne Palestine.» (Marcel Chaput, Pourquoi je suis séparatiste?, 1961, Éditions du Jour, page 56.) Bonne idée, n'est-ce pas?
Bonne Fête nationale!
***
Guy Bouthillier, Ex-président de la SSJB de Montréal et du Comité de la Fête nationale et professeur honoraire au département de science politique de l'Université de Montréal


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6 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    27 septembre 2007

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    Vigile archives
    Salomon Cohen: envers et contre tous
    Héros de la guerre de Six jours en Israël devenu militant souverainiste et candidat du PQ une fois émigré à Montréal, Salomon Cohen jette un regard critique sur la communauté juive de sa nouvelle patrie.
    Jean Chartier
    LE DEVOIR Le lundi 27 juillet 1998
    En 1971, il est venu à Montréal comme touriste pour visiter son frère. Très vite, il s'est établi à Montréal: «J'étais marié en 1973. J'ai vu ce qui se passait ici. Ça ne m'a pas pris beaucoup de temps pour devenir souverainiste, pour prendre fait et cause pour le peuple souverainiste.»
    «J'ai dit: ça n'a pas de sens, un peuple bafoué de la sorte. Ç'a été un prolongement de ce que j'ai fait en Israël. Je me suis dit: ce serait intéressant de bâtir un pays. Alors, j'ai suivi un cours d'histoire au cégep du Vieux-Montréal et ça m'a ouvert des horizons sur le peuple du Québec.»
    Quand il examine le chemin parcouru depuis son arrivée à Montréal, il dit sans ménagement: «Les libéraux fédéraux ont fait reculer la démocratie canadienne. C'est la tyrannie de la minorité. Le Québec a reculé. Et dans la communauté juive, ce que j'entends, ce n'est pas rose. C'est comme le traître qu'on accuse.»
    Il s'arrête un moment avant de faire le rapprochement suivant avec l'actualité: «Plus encore que David Levine, en moi, je rassemble des éléments explosifs. Je suis marié à une Québécoise francophone. Elle n'est pas juive de naissance et j'ai la tare d'être un juif souverainiste. En plus, je suis un Cohen. Ils voient le diable en la personne de Salomon Cohen. C'est le Satan des Iraniens.»
    Il trouve de telles attaques terribles: «David Levine, c'est un anglophone; moi, je suis francophone. Les juifs sépharades sont francophones. Ceux qui comptent à Montréal, ce sont les ashkénazes. C'est un problème en Israël entre sépharades et ashkénazes. Cela constitue l'une des raisons pourquoi je suis resté là. Que les juifs arabes soient traités de la sorte, comme les derniers des derniers en Israël, je n'ai jamais admis ça.»
    Texte au complet:
    http://www.vigile.net/spip.php?page=archives&u=/archives/ds-souv/docs3/98-7-27-chartier-ve.html
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    Tribune Juive: ‘Fiers d’être Juifs et Québécois’
    By ELIAS LEVY, Reporter
    Thursday, 20 September 2007

    Fiers d’être Juifs et Québécois est le titre de l’imposant -100 pages-, fort instructif et passionnant numéro spécial que le magazine Tribune Juive vient de consacrer à la Communauté juive du Québec -ce numéro est déjà en vente dans les kiosques à journaux et les librairies de Montréal.
    Un numéro hors-série que Ghila Sroka, fondatrice et directrice de Tribune juive, nous offre pour souligner le 25ème anniversaire d’existence de ce magazine interculturel.Dans quelques mois, Tribune Juive publiera un autre numéro spécial, consacré cette fois-ci aux 60 ans de l’État d’Israël.
    Extrait:
    C.J.N.: Vous consacrez tout un numéro spécial de Tribune Juive à la Communauté juive du Québec, mais on ne retrouve dans celui-ci aucun article sur la Communauté sépharade, que vous ignorez totalement. Je sais que vous avez eu souvent maille à partir avec le leadership de la Communauté sépharade. Certains vous reprocheront sans doute que cette absence frappante de la Communauté Sépharade dans ce numéro hors-série est injustifiable.
    Ghila Sroka: J’ai préféré ne pas consacrer une seule ligne, ni un seul mot, à la Communauté sépharade institutionnelle parce que ça aurait été un article de colère. Une colère justifiée contre une institution où il y a toujours eu un manque flagrant de démocratie. Par contre, vous pourrez lire dans ce numéro des articles de fond sur des Sépharades admirables.
    Il y a au Québec des Sépharades remarquables qui contribuent grandement au développement socioéconomique, culturel… de la société québécoise. Mais ces derniers ne s’identifient pas à la C.S.U.Q. Par ailleurs, les jeunes Sépharades, dont la majorité étudient aujourd’hui dans des institutions académiques anglophones, n’ont rien à foutre non plus de la C.S.U.Q., qu’ils boudent.
    Il n’y a aucune relève dans cette institution sclérosée. Celle-ci est un club select et fermé, noyauté par une poignée d’individus qui ne défendent que leurs intêtets, mais sûrement pas les intérêts de la Communauté qu’ils se targuent de représenter. Ce n’est pas un secret de polichinelle!

  • Archives de Vigile Répondre

    26 septembre 2007

    MON AMI
    Mon ami n’est pas juif.
    Il n’est pas davantage musulman,
    ni hindou, ni bouddhiste,
    ni catholique, ni orthodoxe,
    ni athée, ni croyant non pratiquant.
    Il n’est ni foncé, ni pâle.
    Il est tout cela.
    Il est Québécois.
    Il est né ici.
    Il est né au Danemark, au Sri Lanka, au Brésil,
    en Haïti, au Portugal, en Suisse, en Angola,
    en France, au Mexique, en Algérie, en Chine,
    en Roumanie, au Maroc, en Éthiopie,
    au Chili, au Liban, au Salvador, en Bulgarie…
    Mon ami parle français. Il me parle.
    Il est indépendantiste.
    Il est mon frère.
    Caroline Moreno

  • Archives de Vigile Répondre

    26 septembre 2007

    J'ai un collègue de travail juif, anglophone, à qui j'écrirais bien une lettre aussi.
    Vendredi passé, ce collègue et ami m'a déclaré que, lorsque les Québécois parlent d'identité, il se sent exclu, il se sent comme un étranger.
    Dans cette lettre, je lui demanderais ce qu'il a fait, lui, pour participer à cette identité...
    -Dans les derniers 6 mois, combien de fois a-t-il lu La Presse ou Le Devoir? -Combien de fois a-t-il syntonisé une chaîne de télé francophone? -Combien de films ou de pièces de théâtre québécois est-il allé voir? -Combien de chanteurs ou groupes francophones a-t-il écouté? -Lorsqu'il pose des affiches sur St-Laurent pour annoncer une vente de garage ou une fête, combien de fois les a-t-il imprimées en français?
    Je connais malheureusement la réponse à toutes ces questions : aucune.
    Certains groupes identitaires affirment haut et fort qu'ils ne peuvent se reconnaître dans le « nous » québécois. À Montréal, ce sont surtout ceux qui se définissent comme anglos et comme juifs qui proclament avec le plus de vigueur que l'identité québécoise leur est fermée. Comme si cela était de la faute du groupe francophone majoritaire.
    Ce qui me rend triste, ce qui me choque, c'est à quel point ce discours cherche à mettre sur le dos de la majorité le refus de ces minorités de porter quelque intérêt à la société et à la culture québécoise. Société à l'intérieur de laquelle ils ont pourtant choisi d'élire domicile.
    En attendant, que font-ils, eux, comme efforts pour cesser de considérer les francophones comme autre chose que 6 millions d'êtres inintéressants, invisibles? Que font-ils pour apprendre à nous connaître autrement que par la voix d'un poignée de reporteurs et de traducteurs du The Gazette?
    Si les Québécois francophones d'aujourd'hui se ferment aux identités juive ou anglo, ce n'est plus tant par simple racisme ou méfiance, comme c'était jadis le cas. C'est plutôt qu'ils en ont marre de se faire traiter comme une curiosité folklorique ou comme des fascistes en puissance par des gens qui choisissent de vivre en leur sein, sans pourtant faire aucun effort pour les connaître et se mêler à eux.
    Et encore plus lorsque ces gens les accusent ensuite d'être « ethniques ».

  • Simon Girard Répondre

    26 septembre 2007

    M. Bousquet, ne parlez pas de Harper comme de "notre P.M.". Le Canada n'est pas mon pays, donc Harper n'est pas mon Premier ministre. Avoir un PM canadian qui soutient l'agression sioniste au Liban, qui tourne le dos à Kyoto et qui use de belles paroles pour séduire les Québécois à des fins électorales, je dis: NON, MERCI!, comme y disaient au premier référendum.

  • Robert Bertrand Répondre

    26 septembre 2007

    Il y a un bon moment, avec André Laurendeau, un invité venait régulièrement. Naïm Kattan. Pour bien voir de qui je parle, il y a une page à visiter :
    http://www.litterature.org/notice.asp?numero=266
    Ce Monsieur, j'ai eu l'occasion de lui parler lors d'un Salon du Livre, ici, à Québec.
    C'était intéressant de l'entendre nous parler à la TV.
    J'ai osé lui demander quelque chose comme : "Pourquoi ne défendez-vous pas la Société Québécoise, à laquelle vous appartenez, avec autant d'intérêt que vous défendez la société Israëlienne ?"
    Cela me semblait une question d'un citoyen qui a aimé entendre parler de la société juive et de son Pays et qui est Québécois.
    Il a pratiquement détourné la tête pour éviter tout dialogue. Ce qui m'a resté dans la gorge.
    Des hommes qui sont invités pour parler aux Québécois et qui en retour ne veulent pas réaliser de dialogue.
    Comment se fait-il que cette société juive n'entretient pas des relations majeures avec la société dans laquelle ils sont des vivants ?
    Monsieur Bouthillier, votre ami juif avec lequel vous avez envoyé une intervention, vous a-t-il répondu ? Comment voit il la société Québécoise ? Qu'est-ce que fait votre ami juif pour améliorer la qualité de la vie Québécoise ?
    Il me semble que ce serait intéressant de savoir s'ils se sentent d'abord, Québécois à part entière ?
    S'ils vivent comme une société à part, hors du Québec, voilà que cela pourrait nous donner une juste connaissance d'une réalité autre.
    Est Québécois tout citoyen vivant au Québec.
    Sont-ils Québécois ? Défendent-ils le Québec ? Comment le font-ils ?
    De telles réponses, il me semble, devraient nous permettre de mieux nous comprendre et de mieux vivre.
    Les Québécois acceptent tous ses citoyens qui vivent et se disent Québécois.
    Robert Bertrand, rédacteur,
    Québec un Pays

  • Archives de Vigile Répondre

    26 septembre 2007

    M. Bouthillier écrit : «« Les Canadiens français ont beaucoup à apprendre des juifs. Par exemple, ce peuple a finalement décidé, à notre époque, de fonder son pays, Israël, l’ancienne Palestine.»
    Non, M. Bouthillier, nous n'avons rien à apprendre d'un peuple qui en a chassé un autre pour s'installer sur ses terres et le parquer dans des camps en plus de les occuper militairement et d'avoir détruit le Liban dernièrement en plus d'avoir causé de nombreuses morttalités chez les civils libanais sous prétexte d'un enlèvement de 2 de leurs soldats.
    Notre P.M. Harper et le ROC excusent le tout comme une riposte israélienne modérée mais pas le Québec, M. Bouthillier, nationaliste et israélophile, ça a l'air.
    À cause de notre histoire et de notre empathie naturelle Nous avons un penchant pour les peuples qui se font asservir et non pour leurs conquérants M. Bouthillier. Nous avions de l'empathie pour les juifs sous Hitler et en avons pour les Palestiniens sous les Juifs israéliens.
    Tant qu'à faire comme Israël, on est bien mieux, plus heureux et c'est meilleur pour notre conscience de demeurer Canadiens. Ce n'est pas l'enfer ici M. Bouthillier comme ce qui a été créé en Palestine.