Guerre culturelle

Le chant du cygne de la meute numérique

Incapables d’arrimer ses obsessions à un discours cohérent, la gauche libertaire s’attaque à de nouveaux boucs émissaires

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Chronique de Patrice-Hans Perrier

Non satisfaits de s’attaquer à la réputation des honnêtes citoyens, les censeurs de la gauche caviar se coalisent afin d’assurer la pérennité de leurs prébendes à une époque où la liberté de parole n’existe pratiquement plus. Ainsi, les hérauts de la calomnie et de la délation – j’ai nommé les Xavier Camus et autres fonctionnaires gauchistes engraissés par nos impôts – ne se contentent plus de traîner dans la boue des dizaines de citoyens innocents afin de s’inventer des adversaires imaginaires. Non, l’usage de la casuistique afin de détourner le sens des mots, la mise en place d’accusation de crimes par association ou la diffamation ne suffisent plus.




Une gauche au service du grand capital


Après m’avoir traité de tous les noms, en m’accusant d’être le « collaborateur » d’un antisémite dit « notoire » – moi qui n’ai jamais rien produit sur ces questions – voilà qu’on me cite en exemple comme chroniqueur à éviter comme la peste. Ainsi, un procès d’intention est-il fait à Pierre-Karl Péladeau qui aura eu le toupet de me donner ma chance au sein de sa garde prétorienne de chroniqueurs et blogueurs au Journal de Montréal en avril 2019. Il faut croire que mes deux petites chroniques – une où je m’étendais sur les conséquences de l’incendie de Notre-Dame de Paris et l’autre où j’évoquais la possibilité que le gouvernement Legault puisse mettre Montréal sous tutelle – ont suscité une véritable onde de choc dans les salons de thé des intellocrates stipendiés par le grand capital. Usant des méthodes éprouvées de la terreur bolchévique, mes contempteurs tentent de faire de moi un bouc émissaire afin de dissuader mes contemporains d'assumer une prise de parole qui contrasterait avec la médiocrité de leurs thèses.


Ainsi, une nouvelle pétition voyait le jour, en début février 2020, afin de monter la population contre tous les PKP de ce monde qui oseraient donner la parole aux PHP honnis par cette nouvelle inquisition aux manettes. Intitulée « Les médias doivent informer et non servir de tremplin à l'extrême droite », cette pétition de principe aura réussi l’exploit de recueillir les signatures de près d’une centaine de prétendus « experts de l’extrême-droite ». Se fendant des mêmes sempiternelles rengaines, cette bande de poltrons s’est mis à croasser que « Donner de la place à des individus qui ne respectent pas certaines valeurs fondamentales inscrites dans la Déclaration des droits de la personne que nous partageons depuis les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale c’est ouvrir la porte à la haine. Pourtant, cette situation est la conséquence logique d’une vague populiste montante depuis plusieurs années ».


Prétextant la défense des droits de la personne, cette gauche paléolithique renverse les rôles en terrorisant les citoyens qui osent prendre la parole dans un contexte où le peuple n'en peut plus de subir les manipulations des ventriloques qui prétendent penser à sa place. Ce qu'ils nomment « populisme », n'est, dans les faits, que la résultante d'une reprise en main par le peuple de ses droits les plus fondamentaux : faire circuler la libre-parole, pouvoir nommer les choses et sortir du carcan de la rectitude politique.



Quand la gauche-caviar pratique l’inversion accusatoire


Tout cela en reprenant les calomnies mises en ligne sur le site de délation « Sortons les poubelles » à mon sujet et qui allongeait la sauce des élucubrations d’un Xavier Camus qui m’a déjà accusé, sur une de ses pages Facebook, d’être le genre d’idéologue qui pousse des tueurs en série comme Anders Breivik à passer à l’acte … tout est dit. Ainsi, donc, si l’on poursuit le résonnement de cette horde de délateurs, Pierre-Karl Péladeau doit être conscientisé à propos des conséquences délétères de mettre en scène des personnages de mon acabit. Non content d’avoir cochonné ma réputation, Camus et ses accointances signent une pétition où je suis montré en exemple comme si j’étais l’ennemi numéro un des droits de la personne. Il s’agit du modus operandi de l’inversion accusatoire pratiquée par tous les inquisiteurs à toutes les époques et sous toutes les latitudes. Et, platitudes …


Cette gauche cul-cul-la-praline, biberonnée durant des décennies par les bons soins de l’état québécois, pousse la convoitise jusqu’à vouloir confisquer le droit de parole. Ce droit de parole qu’ils disent vouloir protéger, en nous gavant des insanités suivantes :


« Il n’est pas banal que des thèses conspirationnistes inventées par l’extrême droite, comme le « racisme antiblanc », le « grand remplacement » et le « marxisme culturel », aient été banalisées et soient devenus des sujets jugés légitimes.


Informer le public est une noble tâche qui, si elle est bien accomplie, devrait inciter la population à prendre part au débat, à échanger, en se concentrant sur ce qui rassemble plutôt que sur ce qui divise. »




L’amalgame dans le procès de culpabilité par association


Toutes cette bande d’inquisiteurs n’a jamais eu la moindre idée de ce que peut représenter le devoir d'informer, puisque ses représentants passent le plus clair de leur temps à salir la réputation d’autrui en instruisant des procès d’intention basé sur la culpabilité par association afin de discréditer ceux qui osent contester LEUR DISCOURS. C’est ainsi que le très courageux Étienne Chouard aura subi le même sort que le mien pour avoir simplement daigné citer ou donner la parole à des intellectuels honnis sur son blog personnel. Trainé dans la boue depuis plus d’une décennie, déclaré persona non-grata par les journalistes et privé du droit d’antenne, monsieur Chouard est un intellectuel de haut niveau qui a mis en scène toutes les notions de démocratie participative et de conseils citoyens dont cette gauche prédatrice se gave tout en condamnant au bûcher son promoteur.




Des vautours qui confisquent le débat


Comme des vautours, ces intellectuels autoproclamés pigent sans scrupules dans nos cahiers des charges afin de s’approprier voracement les concepts et les idées pour lesquels nous aurons peiné des décennies durant. Ne reculant devant rien, cette MEUTE NUMÉRIQUE s’approprie les idées novatrices d’un Pierre Kropotkine à propos du néodarwinisme socioéconomique sans avoir jamais lu une ligne de l’auteur. Ils font de même avec Nietzsche en salissant son merveilleux concept de « volonté de puissance » qui n’a RIEN À VOIR avec le fascisme. Ils galvaudent les concepts d’un Guy Debord, en insinuant avec perfidie que sa critique de l’aliénation contemporaine cacherait une volonté de réhabiliter les traditions bourgeoises. Ces ventriloques accusent les libres-penseurs de mon acabit de tenter de récupérer les écrits de Pier Paolo Pasolini ou d’Hannah Arendt afin de justifier notre détestation du chaos néolibéral.




Crachons ce morceau bien juteux


Eh bien, crachons, une fois pour toute, le morceau :


Nous ne sommes pas des conspirationnistes parce que nous parlons de l’état profond ou de la mainmise des banques d'affaire sur les banques centrales de nos états qui ne peuvent même plus battre monnaie et émettre des prêts à taux d'intérêt réduits afin de financer la mise à niveau des infrastructures publiques.


Le marxisme culturel n’a pas été inventé dans un salon vichiste, il s’agit du corpus théorique mis en œuvre à travers les « cultural studies » des années 1950-60 et qui a servi de rampe de lancement pour tout le délire de la rectitude politique à l’œuvre présentement. Les théories du genre – utilisées pour fabriquer toujours plus d’autistes – ont germé à travers le corpus idéologique du féminisme radical et les crises de démences des VÉGANS qui agressent et prennent en otage des petits fermiers ou commerçants sont le produit en ligne direct de toute cette idéologie mortifère.


Le « grand remplacement » – si cette locution a été inventée par l’autre Camus [Renaud] – a existé de tout temps alors que les puissances impériales n’hésitaient pas à déplacer des populations entières afin de remplacer les peuples dont ils avaient massacré jusqu’aux derniers des héros.


Écrire sur l’importance des traditions immémoriales qui ont fécondé nos cités ne relève pas d’une obsession morbide pour le passé ou d’un conservatisme d’extrême-droite. Défendre la famille contre la nouvelle théologie du transhumanisme ne relève pas d’une « haine de la différence ». Prôner l’intégration harmonieuse de l’immigration ne fait pas de nous des racistes ou des suprémacistes. Affirmer que le féminisme à tout crin a démoli – avec la complicité des avocats et des bureaucrates – plusieurs générations d’hommes n’est pas une forme de masculinisme revanchard. Défendre l’agriculture locale, la culture de nos ancêtres, la survie des régions et la santé mentale et l’intégrité de nos enfants ne fait pas de nous de viles fascistes.




La parole va bientôt se libérer


Les pleutres qui se cachent derrière cette pétition – qui n’est qu’une odieuse inversion accusatoire – sont des censeurs invétérés et certains d’entre eux défendent, becs et ongles, les exactions des antifas et n’ont de cesse de culpabiliser un commun des mortels osant simplement prendre la parole. Parce qu'il faut bien nommer le monde si nous voulons qu'il change ... et cette gauche institutionnelle n'a pas le monopole des débats d'idées.


Tous ces inquisiteurs – s’abreuvant du sang de nos idées pour finir par nous poignarder lâchement – reprennent les méthodes de terreur utilisées par les bolchéviques ou les fascistes durant la dernière grande guerre. Il s'agit de confisquer la parole, d'interdire de discuter des tenants et des aboutissants de la doctrine en place et d'isoler les récalcitrants qui oseraient sortir des clous dans un contexte où le troupeau des citoyen-moutons pourraient être tenté de prendre des chemins de traverse.


Cette bande de terroristes de la pensée s'accapare le droit de parole partout où elle peut se réverbérer : sur les plateaux de télévision, dans les tribunes de nos journaux subventionnés par l'état, à l'école où ses représentants monopolisent les postes, sur Internet et jusque dans les simples discussions de bistrot. Il s'agit d'interdire la parole contaminée des hérétiques qui osent remettre en cause les canons d'une rectitude politique qui cache des motifs de contrôle idéologique. Cette pétition est une pâle réplique face au grand cri du coeur qui a été poussé par une pléiade de jeunes étudiants du Cégep et de l'Université dans les pages du Devoir récemment.


Prise de cours, sans arguments, la nouvelle gauche sociétale réalise que la fête est terminée. Un nombre grandissant de « libres-penseurs », actifs à tous les niveaux, en a plus qu'assez qu'une poignée de censeurs jouisse du privilège de pouvoir penser à la place d'autrui et use de la terreur pour détruire la réputation de ceux et celles qui entendent contester l'ordre établi.


Si une certaine droite nostalgique et revancharde s'agite en ce moment en qualité d'« opposition contrôlée », nous ne sommes pas intéressés à occuper les strapontins vides d'un orchestre qui joue une partition fausse pour un public absent. Nous avons prêté notre plume à une pléiade de publications, des deux côtés de l'Atlantique, en tentant, le plus simplement du monde de rejoindre un public diversifié et ouvert à des prises de position non superficielles. Bien des tendances idéologiques cohabitent dans la réinfosphère et il arrive, plus souvent qu'autrement, que notre nom soit associé à des courants de pensée ou des prises de position qui ne sont pas les nôtres. C'est le risque de la prise de parole sur Internet dans un contexte où bien peu de tribunes s'ouvrent pour les écrivains ou les penseurs qui osent sortir des poncifs de la rectitude politique de l'heure.


Tous ceux qui nous diffament et tentent de jeter le discrédit sur notre travail d'intellectuel n'ont jamais lu nos textes ou, et c'est encore pire, travestissent notre pensée en nous prêtant des intentions qui ne sont pas les nôtres. Nous poursuivons notre quête avec humilité et persévérance et réalisons qu'Internet n'a jamais été un espace neutre ouvert à la liberté d'expression. Que ceux et celles qui possèdent encore un zeste d'esprit critique et de décence prennent le temps d'aller consulter MES écrits sur mon site personnel :




https://patricehansperrier.wordpress.com/









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Patrice-Hans Perrier est un journaliste indépendant qui s’est penché sur les Affaires municipales et le développement urbain durant une bonne quinzaine d’années. De fil en aiguille, il a acquis une maîtrise fine de l’analyse critique et un style littéraire qui se bonifie avec le temps. Disciple des penseurs de la lucidité – à l’instar des Guy Debord ou Hannah Arendt – Perrier se passionne pour l’éthique et tout ce qui concerne la culture étudiée de manière non-réductionniste. Dénonçant le marxisme culturel et ses avatars, Patrice-Hans Perrier s’attaque à produire une critique qui ambitionne de stimuler la pensée critique de ses lecteurs. Passant du journalisme à l’analyse critique, l’auteur québécois fourbit ses armes avant de passer au genre littéraire. De nouvelles avenues s’ouvriront bientôt et, d’ici là, vous pouvez le retrouver sur son propre site : patricehansperrier.wordpress.com





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