Le Centre hospitalier universitaire de Montréal et de McGill (Le CHUMM)

Nos hommes et femmes politiques québécois ont-ils la stature de chef d’État nécessaire pour avouer que le parcours actuel de deux mégas chus est une grave erreur? Pour convaincre les Québécois, malgré les puissants lobbys d’intérêts, que la solution repose en un seul CHUMM francophone?

Tribune libre

Stéphane Gendron dans son blogue du 24 février 2009 dénonce le gâchis du CHUM et des deux mégas chus et propose « un seul hôpital universitaire et bilingue opérant à l’endroit même où se construit actuellement le centre de santé de l’université McGill. »
Je suis d’accord avec Stéphane Gendron, sauf que le mot « bilingue » doit être remplacé par le mot « francophone », et que « le site pourrait plutôt être celui de La Petite-Patrie ou même d’Outremont ».
J’ai été gestionnaire dans le réseau pendant 23 ans, dont 17 ans comme directeur général d’établissements, et ce, dans quatre établissements distincts et dans deux régions du Québec. Je suis à la retraite depuis quelques années.
Ce seul méga centre hospitalier universitaire, le Centre hospitalier universitaire de Montréal et de Mc Gill (Le CHUMM) aurait comme seule langue de communication officielle à l’interne et vers l’extérieur le français, tout en s’assurant que la clientèle minoritaire anglophone soit desservie si nécessaire en anglais. Non pas l’ensemble de la clientèle de Québécois issus de l’immigration comme c’est très souvent le cas présentement.
La langue requise pour l’embauche serait le français seulement, mais les gestionnaires devraient s’assurer que dans chaque service, quelqu’un soit disponible pour servir la minorité anglophone lorsque requis. Ceci n’empêcherait pas des professionnels de communiquer entre eux en anglais. Ne vous inquiétez pas. La nation québécoise est une des plus bilingues et même trilingues.
Les deux universités se côtoieraient dans l’enceinte du méga centre, collaboreraient le plus possible en se dédoublant le moins possible. Ceci n’empêcherait pas l’université McGill de continuer à prioriser l’anglais dans son institution, mais en faisant preuve d’un peu plus d’humilité en acceptant de côtoyer et de collaborer avec ses collègues de l’Université de Montréal.
Des correctifs devraient être apportés pour faire en sorte, par exemple, que les médecins formés avec nos impôts par le McGill University Health Center actuel ne quittent plus massivement le Québec.
Utopique? Faux! Irréalisable? Archi faux!
La question : Nos hommes et femmes politiques québécois ont-ils la stature de chef d’État nécessaire pour avouer que le parcours actuel de deux mégas chus est une grave erreur? Pour convaincre les Québécois, malgré les puissants lobbys d’intérêts, que la solution repose en un seul CHUMM francophone?


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3 commentaires

  • Archives de Vigile Répondre

    7 mars 2009

    Suite au commentaire de M. Tellier sur la constitution qui oblige la création de deux centres universitaires.
    Quelle constitution ? Comment pouvez-vous être tenu de respecter un contrat que vous n'avez pas signé ? Pas de signature donc pas de contrat.
    Votre voisin signe un contrat d'achat pour une automobile à votre place, sans votre consentement, et vous seriez responsable de ce contrat ? Y'a pas de logique là-dedans.
    C'est aussi peu logique que d'accepter que le roi de France ait eu le droit remettre au roi d'Angleterre des terres (colonies) qui ne lui appartenaient pas.
    En 1982 le Canada nous a libéré sauf que les québécois ne l'ont pas encore compris.
    Le reste c'est du bla bla de juristes.

  • Archives de Vigile Répondre

    7 mars 2009

    J'ai souvenir que...
    La constitution canadienne oblige deux CHU à Montréal.
    Pour avoir un seul centre hospitalier universitaire «CHUMM» il y a une solution....l'indépendance du Québec.

  • Archives de Vigile Répondre

    6 mars 2009

    Vous avez entièrement raison M. Le Gal. Je crois qu'il faudra organiser une manifestation sur plusieurs sujets dont les CHUMs, le tout sous un sujet principal qu'est la création de notre pays.
    Daniel